Seigneur comme l’être se dissipe
Je vois encore, tendres matins le soleil se lever sur Varsovie
Quelques rayons dessiner le contours de nos Corps
Et dans l’infini de nos baisers devant moi un somptueux décor
Vivre l’ineffable à l’orée du sens
curieux cadeau du Sort
Où toutes les considérations deviennent incolores
Conatus Elan Vital et Transports
Car les Mots déchus perdaient leur sens
Lorsque dans l’étreinte amoureuse fusionnaient nos sens
Ta nudité m’habitait comme une plume sanguinaire
Dormir entre tes bras, Alitza,
l’infini dans l’éphémère
Il y avait dans ton Corps – allègres diadèmes
Mille et une sensations qui dans mon âme essaiment
Ton amour m’ornant tel Chapelet christique
Je découvris dans l’érotisme le vrai chemin mystique
L’infini qui m’entourait, tel le murmure des forêts de Varsovie
S’emparait de mon être, ô divine symphonie
Coule donc en moi
Coule et redonne à ce corps Foi
Coule Vistule des Sens confondus
Tu fus une céleste grâce éperdue
Nos ébats et nos étreintes étaient de véritables prières
Hors de l’érotisme point de salut;
Eros divinité de tous les mystères
Car si demain mon souffle
A jamais nourri du tien
Informait les phrases d’une quelconque signification
Je me retirerai encore du langage des Hommes
Pour ne parler que le langage de ton Corps.
Bribes et Fragments Amoureux – » Un hiver à Varsovie « .
Varsovie, janvier-février 2018
M.Z in « Allègres Métamorphoses »
2015-2025
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