Auteur : Mounir&Joelle

  • JOANNA X. The Catwoman and my Despair, waiting for the Farfadette. A litter of mounirs-cubs.

    45 Rue d’Ulm. RIP METOO, RIP ZIONISM, RIP LICRA and LDJ and CRIF, RIP Mohammed VI, RIP Territoriales, RIP DGED, RIP sex wars.
    Ennemi.e.s de l’Elation
    Ennemi.e.s de tout Esprit
    Etes-vous devenues ennemi.E.s
    du principe même de la Vie
    Venez-vous construire ou détruire
    L’Ego Féminin abolir
    Ouh Quelles frustrations
    Quelle frustration de ne pas êtres « prises »
    DGSE ou CIA
    SVR ou Mossad
    Ceci étant que ceci que voilà
    Ce n’est pas fini je confirme et réaffirme
    Les Guerres ne font que commencer
    Tout l’OTAN à Dos
    Un bon vagin restaurerait toutes les dignités bafouées ?
    Quelles curieuses visions de l’Humanité
    Quelles visions de la Responsabilité
    During Enduring Endeavours
    Endvewares
    Applications and Malwares
    And we get paid for that
    To collect the Data
    And to break you bras
    And to show your boobs and vaginas
    Seigneur quelle Epoque
    Nihilisme of ones who are really broke
    Navier et Stoke
    (…)

    The life of spirit and the consciousness stream
    Mounir & Joelle Scott Stevenson Zakriti
    Damnations et Parousies
    E Pluribus Unum_Fluctuat Nec Mergitur
    De Oppresso Liber_

  • Joanna X. My Weaknesses, Fragility and the scale of thoughts.

    Dont you be jealous my baby of germany
    because im a phone call away
    Im really im telling you
    A Pantheist A Vitalist
    Im offering you this dick and and my vitality
    And All Washington DC
    And this Cité, Cité de Dieu
    Our Bed will be
    If you marry me and bid me stay
    City of God
    And let me build around your clitoris
    A temple of humility and intensity
    I need this saliva of yours
    for my thirst of life
    City of God temple of life
    I am calling you with all my powers
    dont be stupid why so silly
    degree or not degree
    we are talking here about the meaning of life
    hope and existential bravery
    in the lords lair
    your skin your sweat and your hair
    understand all my sufferings
    and my subjectivity
    you are all what I need
    and it is now your call to show wisdom and love
    for a symphony of humility and passion
    (…)
    Mounir Joelle Zakriti Scott Stevenson
    For Joanna X, the mysterious farfadette

  • Mounir Alone Zakriti. « Molloy ou la Métaphysique Prophétique ». The Parisian Madness or les Limbes de Paris, à la Surface, en profendeur. In « La Revue Littéraire », Numéro 61, Janvier 2016. Paris.

    « Neige Rochant ou la métaphysique prophétique »

    Je me demande comment émergent ces paroles…
    On avait promis de ne plus parler.
    Tu sais bien que c’est le genre de promesses qu’on ne peut tenir.
    Ah ! Acheminement vers la parole….
    Tu veux dire les chemins qui mènent nulle part… On avait promis de…comment dire ? Maintenir la tension telle quelle. Véridique et pure… Authentique !
    L’authenticité, ça veut dire quoi ? C’est de la merde tout ça non ?
    Ben non… tu sais… l’ontologie…
    Il faudrait que tu arrêtes de me répondre des choses aussi banales…Tu sais, tu as quand même fait des études…
    Il faudrait aussi que tu arrêtes de
    […]

    • D’après les travaux récents de Toddy et Sturgy, il existe une différence fondamentale entre la famille souche et la famille nucléaire.
    • Moi ma famille m’a rendu malheureux.
    • D’après les concaténations et les régressions, il semblerait que nous soyons devenus plus religieux.
    • A un moment j’avais arrêté d’être athée, je trouvais que ça ne rimait à rien. C’est comme être gravitiste ou matiériste. Si dieu existait on n’aurait pas besoin de croire ou de ne pas croire en lui.
    • D’après les récentes investigations rectales il semblerait que ce soit immoral de manger de la viande animale.
    • J’aime beaucoup les mises en abîmes.
    • On a fait beaucoup de mal à la France. Les zones protestantes, catholiques, rurales, urbaines et périurbaines présentent des caractéristiques très différentes. Les politiques n’ont pas compris cela.
    • On a essayé de faire comme les anglo-saxons. Mais le saxophone fait mal aux oreilles.
    • Le franc fort a massacré le nord et l’est. Francfort a achevé le tout.
    • On vit, on parle, mais qu’est-ce qu’on fait là ?
    • On mange des olives dénoyautées et assaisonnées.
    • Ma mère m’a toujours dit qu’on avait besoin de dieu.
    • Ma mère était anarchiste.
    • Mon père était alcoolique.
    • Tiens, il y a des arbres dehors, on pourrait se pendre.
    • On n’a pas de corde.
    • C’est terrible. Ne même pas avoir de corde pour se pendre.
    • Terrible.
    • Terriblement terrible. Ce n’est pas humain.
    • Et Bérénice ?
    • Et Cécile ?
    • Bérénice ne m’aime pas vraiment. Je n’ai pas grand espoir. Moi j’ai besoin d’amour et de câlins. Elle est un peu timide.2
    • Cécile est timide aussi. Maintenant qu’on se connait elle semble encore plus gênée qu’avant.
    • Céline était grand styliste.
    • J’aime bien Russell.
    • J’aime bien ton tofu.
    • On parle, on vit, on dit peu de choses. Le langage nous écrase.
    • Il faudrait s’ébrouer de la suie du langage.
    • Heidegger c’était de l’esbroufe tu sais.
    • Cécile s’en va à Paris ce week-end.
    • Le mot week-end est anglo-saxon.
    • Bérénice est fille de pasteur.
    • Attends, c’est moi qui devais dire ça.
    • Ah… pardon, j’ai du mal à me retrouver avec les stichomythies.
    • On dit schizo-mythe.
    • Donc je disais…
    • Non c’est moi…
    • Oui donc tu disais…
    • Non tu disais.
    • Qui d’entre nous est Axel ?
    • Je ne sais pas, mais peu importe.
    • Enfin, bref. On va y arriver. On va se distinguer comme ça: tu essaies de séduire Bérénice et moi j’essaie de séduire Cécile.
    • D’accord.
      -Alors, on disait.
    • On disait du texte. De l’inter-texte. De la polyphonie. Tout texte est un inter-texte, pardi !
    • Restons concentrés.
    • Un texte est avant tout un texte-tissu.
    • Ne nous égarons pas.
    • Nous sommes des bergers, projetés dans le monde. Nous sommes des bergers de l’Etre.
    • N’oublions pas Bérénice et Cécile.
    • N’oublions pas de penser l’Etre.
    • Tu pars en steak.
    • Il habitait en Basse-Saxe, il avait une maison à la Forêt Noire.
    • Je suis végétalien.
    • Etre et Temps, être-étangs….
    • C’est vrai que les étangs sont beaux à regarder quand il y a un peu de Neije.
    • Ce campus date de 1990.
    • Tiens, il me reste des sauces. Vanisha m’a dit que je pouvais encore en manger.
    • Je ne peux pas en prendre.
    • J’ai une mexicaine, une curry, une tartare, une béarnaise, une américaine….
    • Je prendrai de la moutarde.
    • Ails et fines herbes, sauce césar, …
    • Je suis végétalien.
    • Tu es pire qu’un Amalécite en matière de nourriture.
    • On dit mahométan maintenant.
    • Oui, parfois j’ai du mal avec les mots.
    • Merci pour les olives.
    • Elles ont coûté un peu cher.
    • Elles étaient bonnes.
    • Parlons d’amour.
    • Cécile est partie. Se lève brusquement. Où est ton chapeau Ninir ?
    • Il est là.
      Prends le chapeau. Enlève sa casquette. Met le chapeau. Il lui reprend le chapeau. Remet sa casquette.
    • C’est mon filleul qui m’a donné ce chapeau.
    • Ca me rappelle une scène dans une pièce de théâtre assez connue.
    • Je n’avais jamais encore vu de neije avant.
    • J’ai l’impression d’attendre quelqu’un.
    • En jouant avec le couteau. Un jour, en étant un peu bourré j’ai essayé de me couper les veines. Trois fois. Mais même ivre je n’ai pas eu la force.
    • Se rassoie. Parle-moi de Stéphane Beaud.
    • C’est vrai j’ai l’impression qu’on est dans une pièce de théâtre. On dirait…
    • Tu voulais aller à Ulm…
    • Je me suis toujours dit que…
    • La parole s’effiloche…
    • Nous n’avons plus grand-chose à dire. Et pourtant il faut parler. Parler pour faire reculer la mort.
    • Nous avons des examens.
    • C’est une nécessité anthropologique.
    • Je ne te comprends pas.
    • Par la preuve diagonale, Gödel et Cantor ont montré que…
    • J’ai fait de la géométrie algébrique à Lyon…
    • Je ne te comprends plus.
    • Le mur. Il y a des murs ici.
    • Le mur ? La nouvelle de Sartre ?
    • Non, lui faisait fausse route.
    • Je n’arrive pas à me souvenir.
    • Je n’ai pas Mnémosyne pour maîtresse.
    • Réminiscence.
    • On ne se comprend pas, et pourtant nous parlons la même langue.
    • Si tu veux la vérité Axel, donne-moi une arme et je me mettrais une balle dans la tête, là, tout de suite, sans hésiter. Une arme, une balle et c’est fini. On n’en parlerait plus. L’ipséité poussée à son terme. Je n’ai pas la force de vivre. Je suis un contemplatif, un légume.
    • Il me reste des patates, des poivrons, de l’échalote et des tomates.
    • Je ne sais pas si la tomate est réellement un légume.

    • Vous n’en avez pas marre de faire dans l’inutile Monsieur M. ?
    • L’air désabusé et détaché. Oh, vous savez…
    • L’art, ça pue… de nos jours, regardez ce que vous dit la DGED de Ouassim Ibnoukady… Il faut faire dans la Data, dans Quantitatif, dans le Biz, ou sinon le Show Biz, ou sinon des Podcasts comme Rachid…
    • On dirait presque une conversation intellectuelle…une… causerie littéraire.
    • Les paroles fusent.
    • Vous abusez tout de même. L’art n’est pas si inutile. Ca se vend, ça s’achète. Comme diraient nos bons économistes de l’Ecole des Ponts, c’est une question de valeur d’usage, d’utilité…Ca se vend, ça s’achète, alors ce n’est pas inutile.
    • Parfois, vous m’impressionnez, vous savez…
    • Qui, moi ?
    • Vous, moi, je ne sais pas. Parfois on se perd, on se trompe de personne, on se prend au jeu.
    • Vous vous souvenez de notre séjour à Sainte-Anne tous deux ? Vous vous souvenez de ce Mathieu Lorquet ?
    • Oui, oui…Comme si on pouvait oublier ce genre de choses…
    • Il disait qu’il pouvait être vous, moi, lui, qu’il se sentait être tout le monde et n’importe qui…
    • Oh… Lui, ça allait encore. Il y avait aussi cet Edouard, il voulait fabriquer des piles nucléaires… Il tenait absolument à ce qu’on fasse des mathématiques ensemble…
    • Et puis la petite Alysée, tellement belle.
    • Parfois je me dis que vous et moi, nous sommes des « surdoués », vous savez, à plusieurs, on pourrait s’y mettre comme ça…
    • C’est un bien grand mot, « surdoué ».
    • Vous vous souvenez aussi de cette petite idiote d’américaine ? Comment elle s’appelle déjà ? Alecsisse ?
    • Ah oui, cette petite garce du New Jersey ! Elle tient à son petit hymen comme une pauvre musulmane…
    • Je me demande par qui elle va se faire déflorer. Aha !
    • Tu penses qu’elle criera en anglais ?
    • Cette petite idiote…Oh… Je ne sais pas…ennuyé et agacé. Tu sais on devrait bouger d’ici.
    • Non, restons, on est bien ici.
    • J’ai l’impression d’être statique. Comme un personnage de Beckett.
    • Beckett ? Parfois j’ai l’impression que tu fais dans la théorie littéraire.
    • On avait dit d’arrêter les conneries… On devrait rompre avec la French Theory et toute cette merde de Cultural Studies…
      -Ahuri, le regarde avec de grands yeux. Tu ne crois plus aux rhizomes ?
    • Comme disait mon pote Lakis Proguidis – même s’il ne me répond plus : « Plus c’est savant plus c’est bête ».
    • Ca tu l’as piqué à Gombrowicz…Il faut citer ses sources, tu sais Ninir.
    • Arrête de m’appeler comme ça.
    • Je veux avoir droit à une exégèse, une vraie ! Je veux qu’on me lise et qu’on cherche les références, comme on fait pour les zécrivains !
    • Il faut oublier toutes ces conneries Ninir…Il faut oublier pour commencer à penser…

    Une chaise. Une table. La table est à côté de la chaise. Des chaînes. Des instruments. Des objets. Tiens, on n’a qu’à faire des amphores et des anaphores. Et puis des aphorismes. On brûlera leur langue comme ça.

    Il fut un temps où la cité aspirait à être Jérusalem. Quelque chose avait changé. On ne sait quoi. Avant que Molloy ne parte il ne cessait de répéter cette phrase : « Où maintenant ? Qui maintenant ? Boyaux dedans ou boyaux dehors ? » On se souvient de Molloy comme d’un gentil garçon. A priori, rien ne le prédestinait à devenir ce qu’il était devenu. Mais on n’est sûr de rien. Il devint dans ses habitudes de courir dans tous les sens, haranguant les gens, répétant inlassablement un discours que personne ne semblait comprendre.
    Mais on n’est pas sûr. Un jour, comme il s’y attendait en vérité, il fut arrêté, interné puis déféré en justice.
    On l’accusa d’hermétisme, on l’accusa de s’attaquer à la stabilité métaphysique du sujet et du concept, de déroger aux cadres de l’interaction, de menacer son intersubjectivité et celle des autres. Il ne comprit pas un traître mot de ce que l’on disait de lui. Le procureur demanda la peine capitale en ces termes : « Il faut expier la faute ». On ne savait pas de quelle faute il s’agissait exactement, mais il semblait être d’accord, lui aussi sentait vaguement qu’il devait « expier la faute ». L’avocat plaida la maladie, le surmenage, la fragilité…. On l’écouta à peine.
    On le conduisit à l’échafaud avec une politesse qu’il trouva déplacée. En essayant de regarder les personnes qui se trouvaient au premier rang il s’aperçut qu’on détournait soigneusement le regard. Tout fut vite fait bien fait. Et comme dans une exquise grâce qu’on lui accordait en raison du respect que l’on éprouve pour ceux qui n’ont plus grand chose à faire en ce monde, on lui demanda, seule prérogative qu’il eut : Boyaux dedans ou Boyaux dehors ? De toute façon il se disait bien qu’on meurt toujours trop tôt ou trop tard.
    Et tout fut finit. Qu’on n’en parle plus. On n’est pas sûr, mais on pense que Molloy est mort le 5 septembre, ou peut être le 6. Après son exécution la vie a repris son cours. On ne se souvient plus vraiment de la raison pour laquelle il a été exécuté. La transcription du procès a été perdue. De temps en temps quelqu’un se demandait pourquoi Molloy avait été exécuté. Mais en réalité on n’était plus sûr de son identité. Il n’avait pas de famille. Là encore on n’est pas sûr. Molloy n’avait pas prémédité tout ça. Je lui avais bien dit le bougre je lui avais bien dit de ne pas y aller de main forte, j’lui avais dit tout ça, oh l’idiot j’lui avais bien dit, l’imbécile. Il ne m’écoutait pas le con. Il ne m’écoutait pas… J’ai essayé de le raisonner…mais je pense qu’il ne comprenait pas les mots…les mots restaient en lui sans passer à travers sa tête pour y déposer du sens…il souffrait de plusieurs mots… amalgie poèmalgie, rimbalgie ontalgie … les pires maux attraper auprès des grands prostitués de la littérature…je lui avais dit de ne plus jamais revenir vers la littérature…j’lui avais dit…si seulement il m’avait écouté…ah mon ptit Molloy pourquoi pouquoi…t’aurais jamais dû… Il s’est lancé à corps perdu. Ah je lui en veux, ah le con. Il savait pas ce qu’il faisait… Mais qu’est-ce que je dis, tu savais bien qu’ils ne t’aimaient pas tu le savais bien et pourtant t’y ai quand même allé…mon petit…et ils t’ont fait du mal comme on s’y attendait…Molloy aurait pu vivre à Casablanca. Il semblerait que Molloy se soit intéressé à la question de l’être. Après l’autopsie il apparut qu’il avait des problèmes addictifs. On pense qu’il était obsédé par l’être. Les femmes qui l’ont connu ont raconté qu’il parlait dans son sommeil. Je ne me souviens plus dans quelles circonstances j’ai fait la connaissance de Molloy. Il faudra peut-être du temps pour se ressouvenir. Mais je n’ai pas de temps. La vie est ici et maintenant.

      Aujourd'hui est déjà autrefois.  D'un seul trait. On crèvera toujours trop tôt ou trop tard, jamais au bon moment. Au fond on ne peut pas demander aux autres qu'ils nous aiment. En réalité on ne sait pas si Molloy est le seul personnage de cette histoire. Je n'ai pas le droit de vous le dire. Mais il semblerait que Molloy aurait pu vivre. Si l'avocat avait mieux plaidé. Si Molloy n'avait pas plaidé coupable, peut-être. Molloy aurait pu. Molloy aurait dû. 
     On ne sait pas si Molloy voulait vivre ou non. Certains ont dit qu'il avait cherché le procès. 
    

    Molloy vivait dans un rapport assez distendu au monde. Détaché. Il ne s’emportait pas souvent. Molloy habitait seul. Il mangeait seul. Depuis un certain moment il se tenait à l’écart des questions philosophiques. Sinon on ne sait pas grand chose de sa personne. Certains avaient des idées à ce sujet. La seule chose qu’on sait ce sont ces obscures litanies, ces phrases qu’il répétait inlassablement. Celui qui a écrit ces pages sur Molloy n’avait pas beaucoup de matériau. Apparemment les gens se prennent au jeu. On ignore son identité exacte. Après la mort de Molloy il a vraisemblablement ressenti le besoin d’écrire ces choses. Là encore on ne sait pas trop, on n’est sûr de rien. Nous ne connaissons pas ses motivations. On a retrouvé certains manuscrits dans sa chambre. Une grande partie est illisible. Il avait tout de même suivi des ateliers d’écriture. Molloy écrivait apparemment sous influence. On ignore ses motivations. De temps en temps je m’arrêtais d’écrire sur Molloy pour regarder à travers la fenêtre. Depuis hier je me suis mis à remarquer des choses. De ma fenêtre je voyais un arbre. Plusieurs mêmes. Et des lampadaires. Il parait que les choses n’ont pas de sens en elles-mêmes. Il parait. Quelqu’un m’avait dit que la littérature doit nous parler des choses, qu’elle doit nous parler du monde. Je n’avais pas pensé à cela avant la mort de Molloy. Molloy ne parlait pas beaucoup. Il me semble qu’il regardait le monde avec une certaine distance, une étrange extériorité. Mais en disant cela je me rends compte que je ne sais pas beaucoup de choses de lui. Lorsque le lampadaire et les arbres se mirent à m’interpeller, j’ai commencé à les regarder patiemment, presque avec amour, chaque soir. Le lampadaire est un objet fort urbain. L’électricité. La lumière. J’allais presque dire la lumière là où il ne faut pas.

    Les manuscrits du dénommé Molloy se sont mélangés avec ceux de la personne qui a rédigé ces sortes de « nécro-chroniques », elle-même portée disparue depuis une durée indéterminée. Nous demandons aux lecteurs qui s’intéressent à cette obscure histoire d’excuser l’intrication des manuscrits. Nous le répétons encore une fois, nous les livrons à l’état brut. Ils ne constituent pas une œuvre à proprement parler et nous demandons donc qu’ils soient appréhendés avec vigilance et précaution. Leur degré de véracité et d’exactitude est plus que contestable. Personne n’a été capable de déterminer les passages que l’on doit imputer au dénommé « Molloy ». J’avais promis de ne plus parler. C’était une sorte de serment. Mais il parait que la parole est une nourriture de l’esprit. Et je dois écrire ce que je dois écrire.

       Il fut un temps où je….il croyait en la science. Pure. La connaissance comme produit de l'activité rationnelle. J'ai cru en la Raison en même temps que j'ai cru en Dieu. J'ai aussi cru en la stabilité du sujet et du concept. Molloy se promenait beaucoup la nuit. D'après mes souvenirs il a souffert d'isolement. Mais comme toutes les choses du monde, ça ne l'a pas affecté plus que ça. Il a aussi fréquenté un certain nombre de prostituées. Je sais qu'il respectait ces dames. Il trouvait qu'elles faisaient un métier assez noble. La Société les laissait s'occuper des désirs inassouvis que le marché ne parvenait pas à mener l'équilibre tout en les méprisant. Il est curieux que les Hommes aient toujours eu du mal avec […] Nous livrons les manuscrits tels qu'ils ont été trouvés. Nous avons considéré qu'ils ne valaient pas la peine d'être étudiés de plus près. La Ville n'a jamais réussi à identifier leur provenance exacte et étant donné les restrictions budgétaires il était hors de question de s'adonner à la reconstitution de ces textes, bien qu'ils aient pu éventuellement renseigner sur la vie de celui qui est désigné ici par le nom de Molloy. L'enterrement de Molloy s'est fait dans la plus grande discrétion. La Ville s'est chargée de son exécution et du traitement de son cadavre, la collectivité a considéré qu'on ne pouvait faire plus. A partir de cet endroit du texte, nous livrons les éventuels lecteurs  à ces consciences déchirées. Ces écrits valent ce qu’ils valent. On ne saurait vraiment dire si le dénommé Molloy méritait réellement que l’on écrive sur lui cette sorte de nécro-chronique ou qu’on lise les manuscrits qu’il a laissés. Au-delà de cette partie nous n’accompagnerons plus le lecteur qui s’aventurera dans ces limbes sans ombilic que nous avons recueillies. Il est vraisemblable que les personnes concernées par ces délires ont dû passer par Paris. Les manuscrits ont été retrouvés dans une autre ville. Nous ne pouvons en dire plus. Et là encore, la prudence s’impose car nous ne sommes sûrs de rien. Pour ceux et celles qui continueront la lecture, nous vous livrons des carnets de damnés, nul n’a pu établir ni leur provenance exacte, ni leur sens, ni ce pourquoi ils ont été écrits. Avant que Molloy ne meure. Avant que Molloy ne meure nous avions parlé une dernière fois. Juste avant qu'il se mette à courir dans tous les sens. Au fond ce n'était pas imprévisible. Il me semble avoir vaguement compris qu'il pensait à écrire un livre. Mais les mots sont trompeurs. Molloy avait des difficultés à parler. Je m'étais promis de ne jamais faire parler Molloy dans cette chronique en fidélité à sa mémoire. Il n'aimait pas vraiment parler. Mais la Parole possède une obscure exigence. L'exigence d'une autre rive. Molloy ne parlait pas beaucoup mais il se répétait. Il répétait les mêmes phrases, parfois les mêmes mots. Sa parole était assez décousue. Ou du moins c'est le souvenir que j'en garde. Il répétait inlassablement certains mots, certaines phrases. Je ne sais rien néanmoins de ce qu'il pensait. Molloy n'était jamais la cause de ce qui lui arrivait. Il vivait étranger, étranger au monde. Mais je m'égare. En réalité je ne suis même pas sûr que cette personne s'appelle Molloy. il se peut bien qu'il ou elle s'appelle Schmilblick. Je me suis lancé dans cette entreprise pour tenter de me souvenir de qui était vraiment Molloy. Entre le moment où il est mort et le moment où je me suis mis à écrire s'est écoulé un temps indéterminé. J'ai donc pris le parti de l'appeler Molloy, c'est le premier nom qui me soit spontanément venu à l'esprit. Il me semble néanmoins que son nom commence par M. J'espère qu'en écrivant ce qui me vient à l'esprit sur cette personne - ou devrais-je dire ce cadavre - j'en apprendrais plus sur qui je suis. M ne savait jamais ce qu'il fallait dire ou faire. Il voyait bien que le monde fonctionnait d'une certaine manière - ou du moins il supposait cela - mais il n'y comprenait pas grand-chose. On lui dit que la physique s'intéressait aux rapports entre les objets du monde. Il s'y essaya mais ile ne réussit guère. Le monde est surchargé de choses. On dirait presque une invasion. Mais elles ne possèdent pas de consistance propre. On a beau les interroger, rien. Ici je ne fais que penser à Alecsisse. Son sourire me hante désormais. Et puis, au fil du temps, Molloy avait disparu des mémoires. La parole s'est mise à se tarir. Intermittente. Avare. C'était Molloy qui parlait. Mais en réalité on ne sait pas qui parle. Où maintenant, qui maintenant ? Cette phrase résonnait dans la ville comme une lugubre voix. Molloy est devenu une présence. Après la mort de Molloy, la cité devint calme. Morose à vrai dire. Mais je n'aime pas les adjectifs. L’intelligibilité du monde n’était plus évidente. Je ne sais si le langage en vaut la peine. J’éprouve la plus grande difficulté à fixer mon attention sur le monde qui m’entoure. Je n’y vois que du chaos. On a inventé le Bien et le Mal pour pouvoir s’y retrouver un minimum. Mais le Corps est là pour nous rappeler l’arnaque. Enfin… pour ceux et celles qui peuvent sortir des sentiers et détours de l’Oubli. 

    Je ne crois plus en Dieu. Voilà, disons le simplement. S’il existe vraiment, comme vous et moi existons – et encore… – avec un cul posé sur un trône ou une saloperie dans le genre, alors c’est assurément un fils de pute. Un “bon gros fils de pute” comme dirait Anatole Dahane. Par ailleurs, fermement opposé à toute forme de “prosélytisme”. Non, je précise, fermement opposé à toute forme de prosélytisme “philosophique ou théologico-philosophique” qui ne soit pas en accord avec la Monarchie Absolue de Droit Divin régnant à Rabat, ou du moins sa DGED. Pourrait-on ajouter “islamo-sioniste” pour faire genre “bon gros fils de pute” de Rationaliste qui croit en la Vérité Logique et Empirique ? Empirico-logique, ça vient!
    Il se peut d’ailleurs que Marie soit une prostituée. Sa seule excuse à Dieu ce serait justement de ne pas exister. Il me semble que la parole soit un écoulement hormonal. J’ignore pourquoi j’écris. Mais j’écris parce que mes boyaux me le disent. Cela me mènera peut-être à la folie. Ou peut-être suis-je déjà fou pour écrire ce que j’écris. La communauté des Hommes me jugera si elle veut. Je les emmerde allègrement. Je sais que l’on se méfie de moi en ville. On m’accuse de choses diverses et diffuses. Molloy ne croyait pas au sens. Il avait du mal avec la matérialité du monde. Parfois il se touchait pour se rappeler sa propre existence. Et parfois il se touchait pour se toucher. Car nous sommes de drôles d’animaux. Il parait que nous savons prédiquer. Not’ langage dis-donc qu’i serait prédicatif. C’est-à-dire que nous pouvons parler de quelque chose à quelqu’un. Il paraît… Il parait que notre rationalité découlerait d’notre animalité. Moi je voudrais vous parler de Molloy. Mais je ne sais ce qu’est Molloy, ni ce qu’il est. Et je ne sais pas comment vous en parler. Le fluide qui coule dans mon cerveau. J’ai tous les noms. J’vous emporterai tous. J’mettrais ma fureur dans les lettres et on y révèlera quelques mystères. Je ne parle aucune langue. Et sûrement pas la mienne. C’est peut-être Molloy qui m’a appris une langue que personne ne semble comprendre. Je ne suis même plus sûr d’être un mâle. Par moments le récit se fissure. Des brèches, des brèches, partout…Tout vole en éclats. Tout fout le camp. Le réel est emplit de trous. Il parait que même entre les électrons et les protons il y a du vide. Des trous…des lézardes…des fentes…des orifices…Le réel n’est plus que ça. Et rien d’autre. L’objectalité du monde devrait être questionnée. KuaKuaKua. Objectalité. Matérialité. KuaKua. Le monde est saturé et indifférent.

    Même notre propre mort serait de trop. Peut-être que notre conscience elle-même n’est qu’un effet de structure…un effet émergent. Il existe des phrases… qui emprisonnent… des portions… de sens…des phrases parturientes…qui offrent du non-sens…sans rien en retour…avec du ketchup…et de la moutarde. J’ignore où est ma voix dans ces pages. Et pendant que j’écrive, parfois, des évènements se produisent. Parfois, j’ai des pertes… J’ai dû perdre quelque chose d’essentiel…Il se redressa. On ne sait comment. Son regard était sombre. Mais son attention était portée sur les objets du monde. Les objets le regardaient. Différemment. Violemment. Incessamment. Voilà pourquoi il détruisit des choses ce jour-là. Il paraît que le kumquat est un fruit…un fruit… un kumquat… fruit de la genèse des fruits, frutifruta, il y a des choses dans le monde qui sont des fruits et d’autre pas sans doute qu’aucun de nous ne comprends pourquoi et pourtant jamais o grand jamais jamais nous n’arrêterons d’aimer les fruits les kiwis et les mangues les cerises et les framboises culte des fruits rouges rouges ils sont rouges ils demeurent dans mon esprit et dans mon corps mais l’esprit n’est pas distinct du corps seulement dans vos têtes d’abrutis qui croient encore en l’âme et au corps au dualisme de merde caca pipi on a dit apparemment que par les décrets des forces suprêmes la France est un pays de race blanche il existe sans doute aussi des fruits blancs et des fruits rouges et la race rouge des fruits a peut-être autant de succès que la race blanche des fruits blancs qui sont encore blancs toujours blancs d’après les dernières investigations rectales et concaténations anales il semblerait que la France soit de race blanche mais aussi et encore toujours et cependant il semblerait que le budget de l’Etat est dans un piteux état, l’état du budget on est dans la merde le ciel va tomber la voûte s’écroule la France est en déclin dédale et dédain tout ça la faute aux Juifs aux Noirs et aux Arabes la faute à Rousseau aux Juifs et aux Maçons merdre et encore merdre on aurait dû tous les cramer les envoyer les rapatrier celui qui pense pense comme un cochon et pourtant et encore désormais néanmoins la verve du verbe et de l’adverbe coule entre les cuisses comme du sang de menstruations il paraît que le consentement est important que le sexe est domination que la Femme se sent mal ne se reconnaît plus que le vagin n’aime pas les tampons et puis merde la morale c’est important il ne faut pas faire de mal aux femmes il faut arrêter de faire du mal aux femmes les pauvres elles souffrent plus que tout le monde et qui que ce soit et comme tout le monde souffre non la souffrance est sacrée il faut un concours de la fonction publique de la souffrance et pourtant néanmoins mais encore toujours et cependant dedans et dehors les boyaux sont à la fois dedans et dehors il ne faut pas manger trop de boudin vivre pleinement dehors mais attention prendre sac de couchage train sans arrêt il ne faut pas s’arrêter de penser car le budget de l’Etat est maigre les vigilant bonds vont nous attaquer la fée confiance doit revenir l’équilibre doit être maintenu la tension toujours la tension du budget l’attention du public la peur gouverne et domine et pourtant encore et toujours néanmoins cependant il faudrait trouver des alternatives mais il n’y a pas d’alternative car il faut souffrir dieu a dit qu’il fallait souffrir c’est comme ça alpha delta et oméga les coefficients nous disent combien il faut souffrir néanmoins les séries convergentes ne semblent pas converger avant l’infini l’infini c’est cool c’est sympa c’est bon et c’est bien comme la rationalité du consommateur producteur substantif et complet système des prix kumquat kumquaquaquaqua comme quoi les kumquat ça permet de penser de manger de réfléchir de grandir de se distancer les dernières investigations d’après les travaux de toddy et sturgy il parait que la France est un pays catholique dans ses profondeurs rurales et protestantes dans ses profondeurs anales dieu a dit cela mais encore l’état du budget réclame des restrictions il ne faut pas trop manger dieu a changé d’avis les mythes s’effritent roulent et boulent et coulent et pif et paf et bim l’Etat ne peut plus emprunter sur les marchés les marchés marchent, marche marche comme un cochon tu iras vers l’équilibre et tout ira bien à long terme tu ne seras toujours pas mort tes enfants boufferont mieux grâce à dieu qui gouverne les lois du marché dieu est bon et gentil dieu est comme il est on n’y peut c’est comme ça la fraction de la faction dit qu’il faut arrêter de déchirer les chemises des gentils cadres qui recadrent ceux qui ne veulent plus travailler car il faut plus d’argent qui monte de l’anus vers l’intestin il faut de l’argent pour acheter des fruits rouges et blancs et blancs et rouges comment faire pour payer les piscines et les voyages il faut de l’argent et des efforts la productivité et l’efficacité arrêtez les loisirs et les conneries la faute au Juif Blum et les soviets et consorts on vous l’avait bien dit le Grand Maréchal avec son bâton qui masturbait et se masturbait gaiement il avait 86 ans et pourtant aimait apparemment la France aimait encore la France de race blanche blanche et rouge et pourtant la France blanche qui se lève tôt tellement tôt très très tôt n’aime pas la noirceur de la nuit et la rougeur des Vénus Callipyges et pourtant le sexe est important on l’oublie souvent Antonin Artaud il s’appelait Artaud artaud ça sonne comme râteau vous ne trouvez pas bandes d’idiots la littérature moderne ne fait pas de référence oblique kumquaquaqua comme quoi il faut arrêter avec Molière et Racine , le latin et le grec c’est bien cool et sympa et jamais plus encore encore faut-il croire lire et écrire toujours cependant néanmoins parfaitement fréquemment fréquemment il faut se masturber coule et douce et rousse l’écriture coule et découle l’écriture est un fruit le fruit du corps qui fuit essuie la suie dehors dedans dedans dehors jamais plus plus jamais il l’avait aimée comme césar dans la brume il sentait l’appelle et pourtant nous avions dit nous avions promis de ne plus parler écrire comme Danjour bonjour la nuit la nuit sans fin et jusqu’au bout il faut aller et plus loin encore car l’écriture est un écoulement hormonal il faudrait avoir un pot de confiture pour éviter d’être à fleur de peau mais j’ai mal à la peau mais il n’y a rien d’émouvant là-dedans si on passait son temps à s’émouvoir pleuvoir mouchoir rinçoir foutoire rien n’irait comme il faut il paraît qu’il ne faut pas écrire sous influence c’est mauvais d’être pédant chiant et bravant Du Bellay était un poète maudit maudit comme un vrai romantique plus jamais il ne faut désormais concaténer fusionner badigeonner car Zola aussi fut romantique rien du tout dire sans rien dire il ne faut pas se dresser face à la parole n’écoute pas ce que je dis petit salaud car zut et flut passe ton chemin car la littérature ne demande pas la culture le cul c’est beaucoup mieux enfin encore et toujours Robinson avait interdit il avait interdit Vendredi ne devait pas planter son sexe là où fleurissent les mandragores il vaut mieux enculer l’île avec gaillardise tout cela coule et roule et vole et les bruits s’esquissent comme le sperme la suie la sueur le sang le lymphe et le spleen dans Paris les gens dorment avec leur rêve fourmillants fourmillante cité cité sans rêves si t’es sur la grève encore et toujours debout sur la falaise prophète tu as parlé dans ta grotte car il faut entrer puis sortir de la grotte y retourner comme Platon et Strauss apparemment tout fout le camp jamais comme aujourd’hui les inégalités explosent mais Chat-au-bleu est toujours en train de se faire enculer avec beaucoup d’entrain pour un handicapé ça doit être dur de se faire introduire des sondes anales par la bouche il doit peut-être aimer lécher Merdkel comme on lèche les banquiers du crédit sodomite sans doute faut-il un peu plus de sperme qui coule comme l’eau coule sur les murs la pureté l’impure pureté pureté nauséabonde qui vient nous raconter des histoires il paraît qu’il y a beaucoup de vierges au paradis on a dit 70 ou 75 selon les arrivages les saisons et les moissons mais les homosexuels iront en Enfer c’est comme ça la loi suprême et nous irons tous gentiment gaiement sans être trop rapide il faut respecter les conventions la société veut que l’on respecte les codes et les archives l’histoire des corps car le consentement est important et encore et toujours il ne faut pas draguer les filles embêter les gens car les marchés symboliques possèdent des lois propres et des lois internes de composition computation conflictuation confiserie contorsions contusion et contingence les mots déboulent comme un corps de vieillard dans l’escalier je t’aime et moi non plus car dans le ciel elle possède deux l je te rends hommage esprit que j’ai rencontré avant que ne s’écroule la voûte je te rends hommage tu es mort dans l’ignorance et tu n’avais jamais dit à ta mère ce qu’il fallait que tu dises car apparemment les sens et les contre-sens dans les phrases portées et compostés tu les détestes et pourtant tu les avales et les régurgites tu sens la violence du monde et pourtant le monde tourne tourne tournez esprits célestes tournez vous qui savez pourquoi j’ai compris récemment dernièrement que les systèmes d’inférences fonctionnent plus ou moins bien car les sciences sociales sont hostiles aux sciences cognitives que les gens sont bêtes il y a des concours pour entrer dans la fonction publique il y a des centres de recherches et des réseaux des articles des conventions des savoirs l’archéologie est allée bien le loin dans le savoir et il y a sans doute des seins et des fesses et des histoires de cul mais le cul est toujours plus riche qu’on ne le croie la doxa est allée bien loin on croit que le sexe est sale et pourtant Robinson avait bien dit à Vendredi je te dis et redis ne va pas féconder les mandragores avec la semence qu’il ne faut et il avait tapé il avait tapé très fort et encore plus fort jusqu’à ce que le sang coule comme l’eau sur les murs les lézards qui apparaissent et disparaissent comme les escargots qui de temps en temps caressent le sol je les aime je les aime je les ai vu ils m’ont accueillis tout à l’heure et plus tôt et plus tard et avant et après j’ai appris certaines choses mais c’était juste au mauvais moment on a dit que les théories ne valent pas la pratique mais il faut bien une théorie de la pratique bande d’idiots j’ai aussi dit et il a dit et j’ai dit et redit je vous suivrai on a dit qu’il ne fallait pas dire ça et encore une fois roule et coule avant que ne s’écroule la voûte sale ipséité crève tu peux encore crever le monde ira mieux mais non le monde est indifférent saturé et indifférent ton corps sera juste de trop de trop sera ton corps. Tout cela n’est que mensonge, félonie, bassesse et hérésie. C’est moi qui ai assassiné Molloy. Moi et moi seul. Moi qui l’ai induit dans les sentiers qu’il n’aurait jamais dû emprunter, moi qui lui ai transmis l’obsession de l’être, moi le responsable, moi le coupable. C’est moi qui l’ai fait arrêter et condamner, moi qui l’ai jugé et exécuté. Et le pire étant qu’il a plaidé coupable. Le corps de Molloy n’a jamais été retrouvé. Et c’est ainsi que débuta notre métaphysique prophétique.

    Je ne me souviens pas des petits restaurants tout à fait cosy et en même temps bien locaux où Neige m’avait emmené à Moscou…

    “Est-ce que tu crois en la métaphysique prophétique”, m’avait-elle demandé, le teint pensif, le regard… méditatif et contemplatif. Comme la petite SARRA du CHU Perrens ou du CHU Pellegrin quand elle me dit à Bordeaux “Qu’est-ce que tu aimes faire à part de la philosophie ?” – “Bah, j’aime bien faire l’amour ma foi !” – “Eh bien tu dois faire beaucoup de philosophie alors…. (et le regard pensif et méditatif) On n’avait pas vraiment réfléchi à toutes les conséquences”. “On”. (…)

    Le vent ne nous emportera pas. L’ingénierie sociale et le Nudge non plus. Les mots se tiendront. Et la lumière se fera. Empoigne-donc ce qu’il en reste. Tu en feras nourriture. Les charognes s’en nourriront. Il faudra refuser de dire ce qu’il faut. Un bric à brac. Et pourtant on portera l’éternité dans notre corps avec piété et dévotion. On se heurtera pourtant toujours aux mêmes limites. La transformation se fera toujours attendre. Il monta les escaliers. Le corps penché vers le sol. Et pourtant la folie ne s’était pas tout à fait emparée de lui. Il y avait encore en lui l’étincelle de la raison. Les veilles mélodies ne disparaissaient pas. Il ne restait rien et pourtant tout était encore à faire. Les escargots tout comme parfois les mots aiment demeurer dans une carapace qui parfois devient casserole sans que pour autant les smurfs ne parviennent à briser le carcan que les kumquats allègrement piétinent. Encore et toujours et pourtant. Le terme Blux appartient au gascon escargotique. Au restaurant Crous de Port-Royal, on peut payer en liquide.Les smurfs sont dotés de capacités particulières. Au croisement de l’escargot, de l’imprimante et de la machine à café. Il existe quelque part un temple où s’abreuve les grands et les moins grands. Un temple construit sur les ruines de l’infinestimable.

    Un temple où les lapins rencontrent les sainfoins. L’humiliation fut violente. Un spectacle. Je l’ai écrasé et j’ai pleuré. Je ne suis pas sûr, mais je pense pouvoir dire que les smurfs sont dotés de capacités particulières. L’obscure exigence. Et les mots se tiendront, fiers et farouches, dans leur être propre. Les mots se tiendront, antiques phallus que l’on croirait pour toujours plantés dans la matérialité de l’univers. Monsieur le chercheur, tu es un con. Tu m’énerves.
    Et pourtant il faut parler. Jamais se taire, parler même dans le silence, à travers le silence et puis faire l’amour. La sexualité commence avec la parole. Le regard est une chose bien étrange. Le regard est une chose ? Ca ne je ne le savais pas avant d’écrire cette phrase. Ecrire, arrêter de penser. Enfin. Si pensée il y a. Si réalité il y a.

  • Mounir Zakriti, Quran as Literature and Poetry. « Remuer Ciel et Terre ». Fureur et Mystère, un mysticisme que la Noirceure oblitère. In « L’Atelier du Roman », Numéro 94, 2018.


    « Le 11 janvier 630 Mahow, dit Mahomet, et ses fidèles pénétrèrent Makka et y instaurèrent une religion nouvelle. Ainsi dit la Tradition. Cela allait remuer Ciel et Terre. Mahow voulait conquérir le Monde pour que le Royaume de Dieu soit enfin établi sur Terre.
    Comme tant d’autres. Mahow était magnanime. D’autres n’ont pas su l’être. Il pardonna à tous les Mouchrikines qui l’avaient persécuté, sauf deux d’entre eux : un poète et une poétesse. Ils l’avaient raillé. La poésie, v’là le cœur de son pouvoir charismatique, de son pouvoir symbolique. On ne plaisante pas avec la poésie. A ceux et à celles qui se demandent à quoi sert la littérature, nous pourrions répondre : remuer ciel et terre. Toute sa religion reposait sur une poésie. Fin diplomate, fin guerrier. Un sage et un névropathe de génie. Contrairement à ce que l’on a pu dire de lui, Mahow était sans doute sincère lorsqu’il parlait de Révélations. Il a eu ses moments de doute. Au bord de la falaise. Au bord de la Parole. Les versets qu’il récitait venaient de Dieu et cela ne faisait aucun doute pour lui. Mahow s’est adressé à l’humanité entière. Sa parole visa l’universel bien qu’elle soit née dans un terreau païen où les poètes des Mu’allakat célébraient les chameaux, les Femmes, le vin et le sabre.

    Le 01 juillet 2015, j’ai débarqué à Paris avec deux valises essentiellement emplies de bouquins. Contrairement à Mahow, j’étais seul. Et j’allais le devenir encore plus. A un moment ou à un autre, j’ai rencontré Molloy. Il allait m’indiquer le chemin de l’écriture. J’ai aussi rencontré Mahood. Il allait m’apprendre à tirer des mots du néant. Et puis j’ai rencontré Alecssiss, une petite américaine du New Jersey que j’allais maudire pour son insensibilité et son immaturité. Mais cela serait faux de dire que j’étais tout à fait seul. Je trimbalais mon Baudelaire et mon Rimbaud comme un apôtre la Sainte-Parole. J’ai aussi fait la connaissance d’un mystérieux Prince, toujours habillé en noir, qui remontait la Rue Soufflot comme dans un éternel retour.
    Mahow avait pour habitude de méditer dans une grotte. Un jour, il eut une Vision. C’était l’Archange Jibril Himself qui se présenta à lui. « Iqrae », qu’il lui dit. Mais Mahow se mit à trembler, ne sachant que faire. Il se disait analphabète – mon cul ouais. « Iqrae », « Iqrae ». C’est un ainsi que débuta son histoire. Tout comme moi, il a eu des Visions. C’était un Voyant. Nous baignons dans des sphères lointaines dignes des dieux de l’Olympe. Chaque lecture du Coran m’a éloigné un peu plus de dieu et m’a rapproché de Mahow. Nous errons dans des gouttes d’eau magnétiques. Stipendiez-moi ces vilenies. Oh, mon frère… Mahow avait de solides convictions. Il aspirait à l’Universel. Longtemps, mon esprit a baigné dans les légendes coraniques. Mon imaginaire a été façonné par le Paradis et l’Enfer, les Djinns et les Malaika.

    Lorsque l’on me pose la question « A quoi sert la littérature ? », j’ai un petit sourire : Remuer Ciel et Terre. Mahow, descendant d’Abram avait le Sens de l’Histoire. Il est venu, il a vu, il a vaincu. Sa vie intérieure, son psychisme, les ouragans qui l’animaient, la tempête qu’il portait en lui, tout cela faisait qu’il dépassait de loin tous ses contemporains. Toute la force de Mahow vient de sa puissante poésie envoûtante. C’est ainsi qu’il y a eu un énorme malentendu : on prit le texte du Coran pour autre chose qu’il n’était : une poésie du Lotus des Confins – Sidrat al-Muntaha. Ô Diaphonies. Elllles passaient à côté de moi ombres intenses figées dans d’infinis mouvements laissant indélébile trace dans mon cerveau meurtri pétri languissant et langoureuses jambes qui parcourent Paris étrange dégénérescence des sens au contact du cœur meurtri corps endeuillé sauvagement enlisé Et encore mort de l’espace et du temps étendue maîtresse des corps Continue déflagration Ne m’afflige tu considères enfin dans la grotte de la méditation et bien plus encore Comment lire le Crâne saturé. Certains sont venus. D’autres sont partis. Peu sont restés. Et toi Sara qui dans l’antre de la Sirène. Apposer…Versification ! Tout part en couille ! ABSALONS ! Enfin. Il paraît. Que. Certaines contrées. Sauvages. Riment. Avec d’autres vies. Je perds beaucoup en chair. Poète incomplet. Nihiliste actif. Fait Roi et Peuple par l’Utérus maternel. Conquiert mon esprit maladif.
    Je suis l’albatros. Il prie, se concentre… Et son Khoujou’ n’a point de limites. Et tout à coup il se met à flotter. Ses yeux se vident de leur pupille. Et la Parole passe à travers lui. C’est un messager fidèle. Il suit la diction. Son génie consistera à remuer ciel et terre, à unifier des tribus en son nom et au nom de son dieu. Il a offert à l’Arabie du centre un Etat et une constitution. Réécrivant le monothéisme et se le réappropriant, il produisit de l’Histoire. Il est sorti de l’Histoire puis y est retourné pour devenir lui-même la marche de l’Histoire. Sabres, chevaux, par la Lune et par le Soleil. Et ce fut la fin du paganisme à Makka. Le nouveau dieu, propulsé au rang d’Eternel à égalité de Yahvé, régnait sur l’Etat. Sa Parole est devenue Etat. Ce fut une révolution et bien profonde en son genre. Et commence la congruence tendresse extérieure à mon corps… Il existe quelque part un endroit que peu de personnes explorent…Sidrat al-Muntaha. Quelque part dans notre corps se trouve une contrée où réside une force vitale. Celle que tout écrivain, tout mystagogue doit explorer au péril de sa Raison. Une contrée que voici…Mon Crâne est surchargé d’images…Une revanche. Images, idées, réminiscences. Tantôt souvenirs, tantôt captation et sentiment de monde. Mais je n’étais pas dans le monde. J’étais moi-même monde. Voici le jardin où naissent les dieux, voici le jardin du Confin. Inquiétante étrangeté. J’ouvre mon Coran et je psalmodie. Ainsi parle Allah : « Nous avons fait de la nuit et du jour deux signes, et Nous avons effacé le signe de la nuit, tandis que Nous avons rendu visible le signe du jour, pour que vous recherchiez des grâces de votre Seigneur, et que vous sachiez le nombre des années et le calcul du temps. Et Nous avons expliqué toute chose d’une manière détaillée ». Mais encore : « Voici les versets du Livre explicite ». Je psalmodiais. A demi-voix. De jour comme de nuit. Les catholiques disaient bien qu’il ne faut pas lire les livres sacrés. Il suffit de les ériger en monuments et de les laisser à leur place. Et comme voici que je vogue…Wa Nnazyat… Le fracas ! Qu’est-ce que le fracas ? Et qui te dira ce qu’est le fracas ?
    C’est le jour où les gens seront comme des papillons éparpillés, et les montagnes comme de la laine cardée; quant à celui dont la balance sera lourde – Et la mienne de balance est bien lourde. Et voici la vérité éternelle. Et voici les fulgurances. Comment y échapper. Estelles amarres attachées à mon corps. Continument. Voici le génie de Mahow qui parle en moi. Et dans cette série de correspondances surgissent les voix qui coulent dans mon cerveau. Seigneur comme j’ai souffert de ta pluie et de ta misère… Tu rentres seul dans ton domaine. Tous les jours je les vois…J’la retrouverai jamais, jamais ! Elle est pourtant en moi… Et que le Ciel m’en soit témoin… J’ai longtemps erré dans le marbre de ton corps… Et comme l’Inferno, dans les cercles que je gravis…J’ai l’âme revêche…La voie royale ! Mais encore ! Accordez l’absalon… Dans le désert de l’Arabie du Centre on allume des feux avant de s’endormir. On entoure les tentes de petits foyers allumés qui éloigneront à la fois les animaux hostiles et les Djinns. Les Djinns ont peur de deux choses : la lumière allumée par Mahow et les versets du Coran. Les Djinns sont de curieuses créatures. Elles rôdent autour de vous. Vous ne les voyez pas, mais elles sont là, vous guettent jour et nuit. Ils s’avancent vers vous, les mains ouvertes et les paumes tournés vers vous. Vers vous. Vers vous. Il y a parmi eux des croyants et des incroyants. Je remontais, seul, la Rue Soufflot. Le village s’est réuni. Un consensus semble avoir émergé. La meute s’attroupa. Les combats s’engagèrent. Il était seul face à la tourbe. Sauvagerie et déchaînement des passions. Et tandis que j’écris les souvenirs emplissent mon Crâne et me débordent. J’ai été trop longtemps un ange de lumière…Mes lettres de noblesse. Voici ma vérité. Antique. Authentique. Comme je me la donne. Face à dieu et aux hommes mes mots se tiendront dans leur fierté altière. Et ainsi de suite, viendra la sentence. Folie et déraison menacent le sujet. Et jamais encore je ne dis plus. De la rigueur, de la rigueur ! V’là ce qu’exigent ces charlatans de misère ! Cette vie est déjà bien haïssable et bien ennuyeuse… Il faut quand même qu’ils se la ramènent et en rajoutent une couche ! J’apprendrai pas leur formalisme et pas pour un sou ! Rien à foutre ! Tout cela est bien moche que je vous dis… J’aurais dû me mettre une balle au lieu d’écrire. Et que ça grince et que ça grogne et que ça cogne… Je m’y suis collé moi à la littérature, je m’y suis frotté, hein, vous saisissez le truc ? Idiots de mes deux… Je chaufferai à blanc la langue et je la lèverai jusqu’au plafond. Je suis assis dans un fauteuil. Sis Salle 1 de la Bibliothèque du 45 rue d’Ulm. Ecole dite Normale et soit disant Supérieure, dit Nizan… Ma présence ici est en soi un fait romanesque. J’me demande bien, des fois, ce que je fous là. Je viens de croiser Sarrass avec sa sale gueule. Elle est d’une mocheté métaphysique. Ca me déprime de la voir le matin. Elle a une voix de gamine et des formes de babouin. Putain de dieu… Y’en a qui ont vraiment pas été choyé par la nature…
    Donc je disais. J’sais plus comment je me suis retrouvé ici. Je regarde les gens et les choses avec le regard de mon Molloy, la bouche légèrement entrouverte, les yeux un peu hébétés. Ils ressemblent à des personnages de romans. Ici les gens ne vous regardent pas. Ils tirent la gueule et sont imbus d’eux-mêmes. Quelle saloperie… Pas un sourire, rien. Je travaille sur Céline. Mais je n’arrive pas à me concentrer. Je remarque un bourgeois paré d’un manteau noir. Il est fin, mince, la silhouette allongé. Il doit faire du ballet, comme la petite idiote d’Alecssiss. Il a vraiment une sale tête. Les lèvres pincées, le visage serré. La morgue du normalien parisien en Lettres. Il pousse des petits bruits d’autosatisfaction parfois. Ca me répugne. Le normalien littéraire, parisien, bien foutu, avec un sale manteau à 200 euros comme ça, ça me donne la nausée. Non pas que je vienne de la populace, hein… Moi j’ai une certaine idée de la bourgeoisie. Je m’étais promis de ne pas raconter ce que je voyais à Normale Sup. Mais je n’arrive plus à écrire comme avant…

    Question d’humeur hein… Je n’avance plus dans mon Mahow. Alors je vais juste écrire mon impossibilité d’écrire. Le groin des porcs manquera bien des perles…. Et puis…Bof…J’ai perdu mon chargeur ce matin. Je me suis fait virer de la BD-thèque. Salauds… Le « COF ». Un Etat dans l’Etat. J’ai aperçu Gvendaline hier. Elle est vraiment bonne pour tout dire. Un autre jour je ferai la description phénoménologique de ses jambes. Elle aussi, tout comme Brumne, une virtuose de la jambe et des bas. Wa l’3adyati Dabhan ! Fal mouri9ati 9adhan ! Fal maghirati Soubhan ! Wa nnazyat nazyan ! Par les coursiers qui halètent et qui font jaillir des étincelles ! Qui attaquent au matin ! Et font ainsi voler la poussière ! Il est des vérités qu’on ne peut trouver qu’en de sombres grottes et dans d’ardents buissons. Ce périple. Je suis une feuille-automne. Mon âme : la Chose. Eviter la douleur. Naviguer donc. Naviguer enfin. Naviguer toujours.

    Sempiternellement. Commencer, recommencer, comment c’est ? Oh ! Oh, « ça » ! Ca ! Cra ! Cri qui surgit de nulle part. Domestique détruis – détruisit- la maison où tu – il – habites – habite… Dire ! Dire ! Dire et médire pour contrer la mort ! Seigneur ! J’ai parlé. Ainsi commence mon périple. Ainsi il recommencera. Ainsi il s’éternisera. Demain on ramassera les lointaines fougères qui filent entre les arbres. Squizze it and hold it. Of ! Of ! Of ! Et strutructruc… Qu’ai-je dit… A dire ! A faire ! Joyeux luron ! Epousons… Poussons les cosaques zaporogues ! Pousse comme tu vas et comme ça te va… J’aurais dû garder ça pour moi. Je suis né pour maudire les divinités de mes ancêtres. Voici mes mots et mes carnets. J’ai donc vécu. Et la musique de mes mots m’a emporté. Amie ! Célèbre donc la vie et rien d’autre ! La poussée de la plante et de la pierre. Contraste. Pourquoi les mots quand Jana il y a tes yeux. Dans tes yeux Jana m’abreuver. Odieuse vertu des religions, j’ai pour ma part un démon bien négateur, bien affirmateur, un Démon d’action et de combat. Et mes Démons sont bien irréductibles. Cours ! Cours ! Jusqu’au bout de la phrase, qu’ils me disent ! Et mes mots me viennent de Démons tempétueux. Je n’ai pas d’autre divinité que la Femme. Seigneur, viens à moi avec modestie. Et le garde champêtre que tu soudoies. Peu m’en chaux ! J’ai abandonné l’écriture dense pour la densité des chevelures. Je suis l’homme-sans-dieu, je suis l’homme qui a voulu se faire dieu ! Pureté ! V’là leur sale obsession à eux, ces pov’ religieux ! Qu’ils croient l’humain sale et tout ce qui vient de son corps méprisable ! Contempteurs du corps, phtisiques de l’âme ! Prêcher la pureté, v’là leur marotte et bien perverse comme elle en est ! Prêcher la pureté et puis la chasteté v’l’à un immense vice et une immense négation de la vie ! Prédicateurs d’arrière-mondes ! Il vous faut du blasphème et du bien bon ! Comme Allah doit vous maudire dans votre ignorance ! Et le souffle qu’il faudrait pour vous emporter ! Le souffle même de Mahomet, de mon Mahow ! Jette donc le Livre ! Lève-toi et marche ! Il est temps de prendre le Capitole ! Marche, Prince, marche à mes côtés d’un pas ferme ! Le Seigneur véritable est avec nous ! Abou Bakr, ne crains rien ! L’Histoire nous accompagne ! Il est des contrées que je peux t’indiquer ! Ami !
    Lève les yeux, homme d’Ovide ! Le Ciel est vide. Que crois-tu chercher ?
    La vérité ? La vie éternelle ? Qu’avons-nous à faire de l’éternel ? Qu’avons-nous à faire des certitudes ? Gerce perce tout mon corps ! Je suis le morceau flétri de la lune ! Embaume-moi donc par ton linceul et enduis, enduis, mon corps méduse divine autour de mon Crâne ! Fétide et nauséabonde pureté ! J’ai brûlé le Coran. Et avec mes livres de Mathématiques. Adieu ! Adieu à la Science ! Adieu à la Raison et à l’exégèse. Voici le réel ! Voici la vie et la pulsion ! Donne-moi l’impulsion dernière ! Mon exil intérieur porte des lettres de sang gravées tout autour et tout autre. Je suis les feuilles de ton automne. Je suis l’homme-sans-dieu, je suis l’homme-dieu ! Je suis l’infini et l’humanité entière ! Je suis un chien qui erre entre tes destins, Seigneur ! Seigneur qui vous tenez dans votre silence altier. Vous pouvez aller crever. Et moi avec. Jette donc le livre du Devoir et du Châtiment ! Jette, jette ! Je me tiens en face de vous Seigneur, je suis dressé comme un Homme, planté sur Terre et bien décidé à ne pas me laisser impressionner. Je rejette votre jugement. J’en ai fini avec le jugement de Dieu. J’ai été tour à tour déiste, théiste, croyant, pratiquant puis agnostique, puis sceptique, puis totalement athée, puis athée morne et morose… Et puis advint la Littérature que ton vague sens rature ! La littérature, voilà la question fondamentale, mon Dasein et ma Vie. Il y a une autre question, je suis passé de la vénération de la Lettre Coranique à la vénération du Corps féminin et de la Beauté. Le sacré est passé pour moi du Ciel à la Terre. Et entretemps tout cela a remué en moi Ciel et Terre. Je suis devenu un grand Débauché devant l’Eternel. Il était temps pour moi de dépasser l’athéisme qui n’est qu’une autre forme de croyance. Il était temps de détruire l’individualisme qui relie Allah à son Fidèle. Je hais l’Individu. Et pourtant je suis un Immense Individu. Par mon écriture et ma trajectoire au sein d’un champ magnétique. J’ai voulu donc renverser et briser des idoles, comme Abraham et comme Mahomet, acte nietzschéen s’il en est… Et en créer de nouvelles ! Voilà pourquoi je dois me séparer de, quitter, me séparer… H – H .J’ai cherché à me réconcilier avec Mahomet.
    Congédier Allah pour embrasser Mahomet, ce grand homme. Je ne supporte pas la culture lorsqu’elle est morte, poussiéreuse, inaccessible, réservée, distinguée, érudite, profonde. Je suis un Lecteur Superficiel, pressé, impatient, furieux d’émotion. Révèle-moi ta pensée et ton souffle ! Voici mon affect et mon émotion, voici mon Corps et ma Pulsion, voici mes Mots et mes Visions ! Furie ! Furie partout ! Et puis, j’me dis, que pourrions-nous faire d’autre, sinon chercher furieusement à s’enlacer, comme Didir et Gogo… Avec le temps, on s’habitue. Mais… même Lucky finit par se révolter. Quand on lui demande. Faut pas dire du mal de notre époque hein, elle est pas plus mauvaise que les précédentes. Mais moi j’peux pas m’empêcher de penser… Surtout quand…Le tout étant d’essayer de danser des fois. Des fois qu’on se trémousse. Et ça vous prend comme ça. On sautillera un peu. Le tout étant de pas se rendre compte. On peut s’acharner, rien n’y fait. Faut finir par apprendre à s’aimer et à se baiser les uns les autres. En s’enivrant et en grignotant des feuilles mortes. Et puis, le solstice viendra. On finira par s’foutre en l’air, ou mieux, de prendre son pied comme il faut. Encore faut-il être un peu souple. Mais les mandragores finiront par pousser. Aarr elles hurleront et gémiront un peu quand on voudra les arracher. Curieux non. C’est ce qu’on raconte, c’est ce qu’on raconte. Nous pourrions tenter d’engager l’exécrable ambroisie. A la rigueur. Tout au plus. Et puis… et puis. C’est ainsi que commence notre périple, c’est ainsi qu’il reprendra. Inexorable. La douleur restera sans doute entière. La haine empêchera la tristesse. Et ainsi, peut-être, peut-être, aurons-nous une chance, aussi infime soit-elle. C’est ainsi que parlèrent les belles vierges élevées pour être putains  » ///

    Mounir Zakriti, ENS de Paris, 2016-2017
    A Stéphane Beaud, Julien Sazadaly et Micol Bez.
    Au mathématicien qui seul erre dans les couloirs d’Ulm mes prôésies
    American Modernism and French Ivy League
    The World Republic of Literature and Surrealism
    The General Bureau of Investigation and Poetry
    Death to All Religions

    Ex-DGSE, Pointe de Diamant.

  • On Hayek and Neoliberal Utopia. A lecture of Michel Bourdeau. « Hayek: Theorist and Activist », by Mounir Zakriti, translated into English by Susannah Dale.

    Hayek always presented his reconstruction of liberalism as a utopia, based on the idea of a spontaneous, self-regulating social order, against what he calls « the chimera of social justice ».

    https://booksandideas.net/Hayek-Theorist-and-Activist

    by Mounir Zakriti, 27 February 2025, translated by Susannah Dale, with the support of Cairn.info

     » La fin de l’utopie libérale [The End of Liberal Utopia] provides an original, comprehensive and internalist approach to Hayek, his career and his work, following his ideas step by step. Hayek cannot be described as a mere economist, nor even as a mere theorist of liberalism: he is both a theoretical thinker and an activist, whose work cannot be understood without taking into account his hostility to socialism and economic planning, and to the concept of social justice attached to them. Hayek was also a player in history and an activist who contributed to the renewal of the theoretical and epistemological foundations of liberalism, helping to forge the matrix of what researchers today call “neoliberalism”; from the Walter Lippmann Colloquium to the Committee on Social Thought in Chicago and the Mont Pelerin Society.

    This book addresses the work and thought of Friedrich Hayek by presenting a coherent overview of key concepts that enable us to reconfigure the theoretical foundations and epistemological framework of classical liberalism, with the notion of the social division of knowledge, ignorance as a definition of individualism, complexity and above all self-generated spontaneous order seen as an “organized complex system,” with specific reference to the link between spontaneous order and evolution, which are said to be “twin” or even parallel ideas. Michel Bourdeau eruditely traces the origins and structure of Hayekian traditionalist and evolutionary liberalism, from early seminal texts such as Economics and Knowledge (1937), to Law, Legislation and Liberty (1973-1979), the culmination of a truly political, albeit multi-dimensional, body of work.
    Hayek against liberalism

    Although the book is somewhat technical in nature (as is needed to clarify the subject matter), all the concepts are defined and explained in a way that is accessible to a wide readership, with the main difficulty being the high conceptual density. The result, however, is a success, offering not only a “critical introduction” to Hayek’s thought, but also a summary of the main concepts and a reading guide. The book then examines utopianism as a strategy and political philosophy in Hayek’s work from 1947 onwards, with the publication of the text The Intellectuals and Socialism: Hayek believes that to confront and defeat socialism, we need to turn to intellectuals, those “second hand dealers in ideas,” and spread neoliberal, or rather “authentically liberal,” ideas in the form of utopias to win over the malleable masses; next, we should turn to governments to establish the “rules of fair conduct” needed for the emergence and smooth running of the “catallaxy,” or economic order, which should be the model and paradigm for Society as a whole, thereby underscoring Hayekian pan-economism.

    These are all mechanisms capable of achieving the “Great Society,” in the tradition of Adam Smith and Karl Popper, thus recreating a philosophy of history with a teleological perspective, although it is not always possible to distinguish between the descriptive or positive character, and the normative or prescriptive character: if spontaneous order is “synonymous” with, or the product of, evolutionism, and if it is “spontaneous,” then why found the Mont Pelerin Society, write a book and advocate rules of fair conduct and law to help create the “Great Society”?

    In his 1949 text The Intellectuals and Socialism, for example, we understand that Hayek regards liberalism as a utopia, both as a political strategy and as an ideological doctrine. Michel Bourdeau’s book offers a critical insight into Hayek’s thought, providing us with the tools we need to decipher the contemporary political and economic world, and in particular the European treaties—so influential were Hayek’s ideas in liberal circles and beyond. Michel Bourdeau reminds us of the vital distinction between economic liberalism and political liberalism as two distinct but related forms or facets of liberalism. Political liberalism preceded economic liberalism as a thought and ideology; it consisted in limiting political power and putting an end to abuses of power by advancing the rights of individuals. Economic liberalism, on the other hand, had an immediate political significance: any government action was seen as unnecessary or even harmful interference. Yet, the Whigs of the 18th century were protectionists, and it is well known that economic liberalism adapted well to military dictatorships.

    It is therefore important to emphasize that Hayek defended economic liberalism above all, taking the market economy as the paradigm of life in society, expressed as “the market overseeing the state, not the state overseeing the market.” Hayek described himself as a liberal, not a neoliberal in reference to the liberal tradition, which he presented as authentic in order to “benefit from the prestige associated with it.” This is one of the facets of Hayek’s traditionalism, in addition to the fact that the rules of fair conduct are the product of traditions that should only be modified at the margins for the sake of preserving the self-generated mechanisms of spontaneous order. It should be noted that Hayek and his followers engaged in a kind of “rewriting of the history of liberalism, overlooking the fratricidal struggles waged by the various members of the great liberal family” (p. 17).

    Thus, it may be useful to point out that while Hayek was openly waging a political, epistemological and ideological battle against socialism and planning in all their forms, he was also leading a fight against Keynes, whose general theory was largely dominant in Cambridge circles of economists and intellectuals. Yet Keynes also called himself a liberal and may be counted as such in the great family of liberal thinkers. Hayek also issued a kind of excommunication against John Stuart Mill, another liberal thinker and economist, on account of his “utilitarianism” and “socialist drifts.”
    Hayek as theorist and activist: a crusade against socialism and socialists

    The book also highlights the “prodigious influence” that Hayek’s work has had well beyond economist circles and academia. He is probably one of the few economists to have produced genuine bestsellers such as The Road to Serfdom. Traces of his thought can be found both in Wikipedia founder Jimmy Wales and in Margaret Thatcher, who openly claimed to have read The Constitution of Freedom (1960), which she brandished at a meeting of the British Conservative Party, proclaiming: “This is what we believe in.” Hayek also occupied a “unique position” thanks to his political commitment to a cause. He also had the distinction of redefining liberalism for the 20th century in a systematic way, i.e. by proposing a system of interrelated concepts with a normative and prescriptive scope, sometimes asserted, sometimes implied.

    For Hayek, freedom thus became not only an “absence of coercion” by an arbitrary power that would hinder the free movement of goods and people, but also the ability to use “one’s knowledge to achieve one’s ends.” Liberalism became a utopia to be realized, with all the contradictions this implied, since Hayek rejected interventionism and constructivism while simultaneously calling for the constitution of a new form of legislation and society. For his liberal friends, utopians were socialists. Yet Hayek sought to maintain that “it is ideas that rule the world,” asserting the legacy of Hume. It was in this sense, moreover, that the “invisible hand” revisited through law and the rules of right conduct functioned as a “secularization of theodicy” (p. 21).
    The theoretical and epistemological foundations of the “Great Society”

    Once we have acknowledged that one of the original features of Hayek’s thought is that he posits and presents his liberalism as a utopia, we need to understand its foundations and key concepts in order to expand and clarify them—as with Hegel on this point—for Hayek’s neoliberal utopia was a “system” that asserted and called for “the courage of utopia,” recognizing that socialism could not have spread as a worldview and political program without the help and support of “intellectuals.” To gain an insight into Hayek’s thinking, we need to start with the influence that subjectivism may have had on Hayek.

    The cognitive, even cognitivist, aspect of Hayekian epistemology is highlighted as early as Chapter I with a discussion of his seminal article Economy and Knowledge (1937). Indeed, individualism is defined on the basis that each individual has a “mental map” enabling him or her to perceive the world through representations and fragments of information. The aim of the market or catallaxy would then be to enable individuals to interact according to their representations or subjective perceptions with complete freedom, unhindered, within a framework of law and the rules of fair conduct.

    The “social division of ignorance” reconciles the notion of individualism with the idea of subjectivism, according to which we have only partial representations, hence the need for a system that enables the exchange of information and communication through signals such as prices: this system is the market economy, conceived as a spontaneous, self-generated and self-regulated order, which must not be interfered with, as this would distort the channels for circulating information and adjusting individual expectations—the true theory of equilibrium in the legacy of Carl Menger, replacing the neo-classical theory of equilibrium through supply and demand.

    Accordingly, the market is theorized as a place where information is exchanged, and prices become signals. This reasoning leads precisely to the rejection of all forms of centralized planning and interventionism in the market, as they may not only hinder “individual freedoms” but also prices above all, and thus the smooth flow of information.

    The author introduces us to the basis of Hayekian epistemology via three concepts: complexity, spontaneous order and evolution. All three are intrinsically linked in their very definition, since complexity makes it possible to understand spontaneous order and reject scientism, or at least “constructivist rationalism”; and non-Darwinian evolutionism serves to justify the perspicacity of the notion of spontaneous order, while rejecting sociobiology and “social Darwinism”. Evolutionism and cultural evolution thus paradoxically become philosophies of history, as Hayek calls for “intervention” through “negative rules” to prevent “interference” with “catallaxy,” while asserting the spontaneous, self-generated nature of the market.
    The “great open society” as both teleological horizon and narrative

    Hayek’s liberal utopianism was underpinned by two main narratives: the “great society” and the “global market,” which allowed national sovereignties to be bypassed by the establishment of an “international legal order.” To bring about this “great society”, it was necessary to wage a veritable “crusade against social justice,” seen as an obstacle to achieving this utopia, which ultimately came down to what Hayek would call “constructivism.” Thus, the struggle to achieve it required fighting against everything that might stand in its way, while stressing that this great society not only needed the market to function, but took the market as its paradigm. However, the Austrian economist’s main concern was to discredit and refute the “inane incantation” (p. 131) of “social justice,” the latest avatar of what was left of socialism once economic planning and centralized interventionism had been rejected. Moreover, Hayek established a questionable continuity between social justice and “servitude,” since there was nothing “just” about social justice, and it even ran counter to the law, since it did not respect formal equality.

    Beyond these observations, hostility to social justice reflected a particular understanding of the relationship between the political and the economic, since the political sphere should be separated from the economic, thus “dethroning” politics and rejecting all forms of state intervention as unwarranted interference. For Hayek, then, the very notion of “social justice” was a “chimera” and meaningless in every respect. The book also has the merit of presenting an alternative to Hayek’s thinking on the notion of social justice, by defending the principle of solidarity through the idea of “joint responsibility” and strictly social rights, which opens up the debate on the nature and meaning of an “open society,” a notion that Hayek is said to have hijacked.
    Is there a way out of neoliberal utopianism?

    The book concludes by suggesting that the liberal utopia is now a chapter in political history, but that this in no way signifies the end of liberalism as a great family of thought. Besides, surely we should now be talking about a “neoliberal” utopia? Predicting the evolution of political systems in so-called advanced modern societies would be a risky undertaking. In any case, modes of government are often a blend of several currents of thought, and de facto current government policies in France are most likely a blend of ultra-liberalism, authoritarian liberalism, evolutionist-inspired neo-liberalism and, finally, new technocratic management with populist leanings.

    No government is “chemically pure” enough to be exclusively liberal or neoliberal, given that these terms can refer to diverse realities, or even to authors and currents of thought with divergent ideas, albeit with shared foundations, such as individualism. The debate on post-neoliberalism is not over yet, just as the debate on the nature of neoliberalism itself is by definition open-ended. » //

    Michel Bourdeau, La fin de l’utopie libérale. Introduction critique à la pensée de Friedrich Hayek, Paris, Hermann, 2023, 230 p., 24 €.

  • Waving to Washington DC. On Hayek’s « Law, Legislation and Liberty »(1973-1979) : Social Justice and New-Liberalism(s). « Planches »/Excerpts to re-write. Elements For US Liberal Democrats.

    Contre les Réactionnaires, Contre les Conservateurs et les Néo-Conservateurs, Contre les politiques du Néolibéralisme, Contre l’Illibéralisme et les Autoritarismes Populistes.
    Cf « Why I am not a conservative » by F. Hayek, in « The Constitution of Liberty » (La Constitution de la Liberté, 1960, Annexe/Appendice).

    Hayek for Hayek, Hayek with Keynes, Hayek with A. Smith and L. Walras, Hayek contra Hayek, Hayek by Hayek, Hayek Against Capitalism, Hayek Against Neoconservatism and Reactionary Politics, Hayek Against Trump. Hayek read and appropriated by the US Liberal Democrats and/or DSA. Hayek in Michigan, Phoenix, Minnesota, Illinois and Washington DC (and Chicago).

    Pour un Libéralisme progressiste et social. For a New Liberalism, Hayek’s Theories, and Beyond.
    Reagan and Thatcher and Bush and Trump FAILED.
    Lets go back to Roosevelet and Kennedy and Johnson and Carter.

    Liberalism isnt Neoliberalism. Liberalism isnt Ultra-Liberalism.
    Liberalism isnt Markets Fundamentalism.
    Liberalism isnt Trump.
    Liberalism isnt Reactionary Violence or White Supremacism or Christian Nationalism.
    Liberalism isnt Capitalism (Cf. Thierry Aimar, Cf. Catherine Audard).
    Cf. « Hayek et les capitalistes », Cf. « Libéralisme VS Capitalisme », Cf. Schumpeter’s oeuvre on Capitalism, Socialism, Democracy and Liberalism.
    The Reactionary and Ultra-Conservatives are WRONG by definition. Lets explore.

    Between 2022 and 2025, after my Master 2 Thesis in Epistemology (2021) about Rationality and Cognitive Neurosciences applied to Economics, I started reading and writing about Friedrich Von Hayek, I read almost 75% of all his books / articles in French AND in English (The most important original/quircky/witty are « The Sensory Order », « Individualism and Economic Order », especially the article « The use of knowledge in society » (de mémoire), « Law, Legislation and Liberty », Droit Législation et Liberté aux PUF, « The Constitution of Liberty », and « The Road to Serfdom », La Route de la Servitude, let’s mention/underline that his theories of Prices « Prix et Production » of 1930-1932 and his theory of Cycles and Money/Banking were considered since 1990-2000s as « outdated and dépassés », which is probably true, the Keynesian Approach is more empirical and more accurate to explain Cycles and Crisis like 1929 or 2008-2009, along/among Cycles of Kondratieff, Fisher, Minsky and all the New Neo-Keynesians like Galbraith and Hicks and J. Robinson, then Krugman, Stiglitz, O. Williamson etc combining micro-economics and macro-economics, even the American Federal Reserve studies Keynes, Allan Greenspan and Ben Bernanke were specialist of Keynes and Keynesian thoughts…. ). BUT I couldnt finish writing my PhD Thesis about Social Justice and Liberty/Liberalism in Hayek’s oeuvre (to show that Social Justice and Liberalism are not epistemologically incompatible or opposite even if we take seriously Hayek’s axioms /epistemology/philosophy ).
    Mainly because I was Harrassed and Discriminated by Pierre Crétois (une opération d’entrave / impeding / undermining attack), probably for his personal wicked reasons and for perverted far left / Zionist Ideology. Because of Pierre Crétois and maybe « Raissa Maillard », according to some Moroccan / Paris Sources.

    Kim Onc Van Cung and Beatrice Collignon didnt do anything to help me finish Writing my PhD, they did the opposite, did they had « sympathies » for the Moroccan Monarchy, for Poutine/Russia, for China, and/or for Israel ? Who knows, couldnt say, but, the things is that I wrote more than 150 pages…..
    and, au contraire, they started defamating me and discriminating me, and selling me to the Moroccans (COLLUSION), telling me to go back to morocco or to leave Bordeaux, France, in my REPUBLIC on MY SOIL / TERRITORY recommended by DGSE/BCRA (I had a Visa + Residency Card thanks to French Special Services, the DGSE, as a « Diamond » or « Pointe de Diamant » / « Emerald » / Writer-Artist and Free Thinker, from Ecole Normale Supérieure de Paris, where I was a real NORMALIENétudiant, certes, though, not a full « Elève-fonctionnaire », but Normalien tout de même, by Status and Law, accepted after competion and concours on research project and dossier, with a REAL Master 2 PDI ENS-EHESS with Mention Bien etc etc…. ).

    J’ai déposé plainte against Pierre Crétois, but Bordeaux Montaigne University is a University of Deep Corruption appearantly ( and appearantly isnt under the Rule and Law and Constitution of Paris/France, but a university for Moroccan Services, Russian Services, and god knows what/who….. And they were PROUD to be Hostile Pseudo-Spies and Hostile Agents AND Violent Cyber Criminals…… ). Anyways…..

    Here are some « excerpts » of my Introduction and plan (I couldnt copy/paste from Word nor PDF on the right format because im a quiche on computer stuff and I dont own a Microsoft office lol Flemme cant arse it and dont wanna spend money on Microsoft Office cause i wanna put LINUX and KALI LINUX :p :))
    In french we say an « Esquisse » that I put here to « give a hint/glimpse/idea » about « some of my Ideas and Research and Sources » on Liberalism and/or New Liberalisms in their different forms/possibilities.

    effets pervers d’une politique publique
    Partie I
    Genèse et nature du projet néolibéral hayékien : spécificités d’une ontologie sociale et politique par la production d’une utopie anti-rationaliste évolutionniste

    CHAPITRE 1. Pour une hermnéneutique conceptuelle de la grammaire hayékienne : penser avec, penser contre. Hayek comme théoricien et militant
    Le mot et la chose
    a. L’essence du néolibéralisme hayékien comme courant politique libéral radical revendiqué, ou la radicalité métaphysique par le dogmatisme assumé (Cf. Bourdeau)
    — le rejet des faits et de l’empirie, – hér2itage lointain de Carle Menger et Von Mises ?
    (Bernard Manin et voir Hayek, Les intellectuels et le Socialisme, dans Bourdeau et in Caldwell)
    b. Le néolibéralisme hayékien comme anthropologie pan-économiciste.
    (Voir C. Laval, “L’Homme économique” et B. Stiegler)
    c. Le néolibéralisme comme société de l’hyper-concurrence : “le choix de la guerre civile” ? (Dardot et Laval)

    CHAPITRE 2. Hayek est-il libéral ? Entre nouveau libéralisme, traditionalisme et illibéralisme
    a. Libéralisme authentique “Old Whig” et néolibéralisme(s) : comment nommer les choses ? (Voir l’ANTHOLOGIE, (A. Laurent et Vincent Valentin)
    – Caractériser le libéralisme de Hayek
    b. Utopisme autoritaire et réalités politiques : la Société du Mont-Pèlerin comme “bloc bourgeois” et “revanche de classe” ? La coercition au nom de la liberté : MIROWSKI et voir RÉFÉRENCES BOURDEAU sur les monographies… (Pinochet, Thatcher,2 Reagan, Apartheid, à qui profitent ces politiques…. françois Denord)
    c. Le radicalisme hayékien et sa cohérence interne : seules les idées radicales prennent forme et seuls “les extrémistes” ont la raison de “cohérence” ? G. Campagnolo (B. Manin, P Nemo, Longuet, Francatel-Prost)
    Le néolibéralisme comme conservatisme réactionnaire ?
    Libéralisme, illibéralisme, conservatisme et traditionalisme ?

    CHAPITRE 3. Une déligitimation des politiques publiques ou une déligitimation du politique? Hayek veut détrôner la politique pour promouvoir sa politique fondée sur la catallaxie
    a. “La politique détrônée” par et au nom de la “liberté négative » et de la Catallaxie ? b. De la violence sociale en Catallaxie : le problème de la domination et du pouvoir de nuir au nom de la “concurrence” et de “l’innovation” à long terme ( voir DLL, Tome 2 et Tome 3, in « politique gouvernementale et marché » )
    c. Une Société ouverte d’Hommes libres gouvernée par le Marché : le Marché pour surveiller l’Etat et discipliner le vivant par le biopouvoir ? (Foucault, Bourdieu, Laval& Dardot) ///

    […]
    /// Notre époque : le néolibéralisme dans ses textes, ou les fausses lectures réactionnaires de Friedrich Hayek (Swedish Bank Prize in memory of Alfred Nobel, « Nobel Prize of Economics », 1974)//

    “Ce qui nous manque, c’est une Utopie libérale, un programme qui ne soit ni une simple défense des choses telles qu’elles sont, ni un socialisme dilué, mais un radicalisme véritablement libéral qui ne ménage pas les susceptibilités des puissants… qui ne soit pas trop
    sévèrement pratique, et qui ne se limite pas à ce qui apparaît aujourd’hui comme politiquement possible.”
    (Hayek, “Les Intellectuels et le Socialisme”, 1949)
    Intellectuals and Socialism, in Collected Works, CW, by Bruce Caldwell, Chicago Press.

    “L’époque où le Tout-Paris s’était entiché de Hayek et de Popper apparaît maintenant bien lointaine, mais l’oiseau de minerve ne se lève qu’à la tombée de la nuit et, aujourd’hui où les politiques (néol)libérales sont de plus en plus remises en question, le moment semble venu de relire l’oeuvre de leur principale inspirateur. […]
    En langue française du moins, il y a peu d’ouvrages qui lui soient exclusivement consacrés […] En outre personne, semble-t-il n’avait
    jusqu’alors entrepris d’approcher cette œuvre par le biais de la proposition qui est faite de considérer le libéralisme comme une utopie”.
    Michel Bourdeau, La fin de l’utopie libérale. Introduction critique à la pensée de Friedrich Hayek, Hermann Philosophie, 2023, pp.9-10.

    Utopie : “Idéal politique ou social séduisant, mais irréalisable, dans lequel on ne tient pas
    compte des faits réels, de la nature de l’Homme et des conditions de la vie”.
    A. Lalande, Vocabulaire technique et critique de la philosophie, PUF, Quadrige,1993.

    “L’idée d’ordre spontané est ce qui se cache derrière l’image de la main invisible, comme la
    pulpe sous l’écorce.
    Vu le rapport avec la téléologie, l’action de cette main invisible a pu être
    interprétée en termes théologiques. Dans les philosophies de l’Histoire de Kant ou de Hegel,
    elle apparaît comme une laïcisation de la providence, une métamorphose de la théodicée,
    mais la théorie darwinienne de l’évolution nous a montré comment faire l’économie de la
    finalité : comme Hayek, à la suite de bien d’autres, se plaît à le rappeler, l’ordre social
    spontané est le résultat de l’action humaine, mais non d’un dessein humain”,
    M. Bourdeau, “L’idée d’ordre spontané ou le monde selon Hayek”, in Archives de Philosophie, 2014/4,
    Tome 77, pp. 663-687, Editions Centre Sèvres, Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques,
    CNRS-Paris

    Mounir Zakriti, Thèse de Doctorat en Philosophie politique, Université Bordeaux Montaigne
    (…) ///
    “L’objectif de cette pensée utopique ne doit pas être de spécifier dans les moindres détails à
    quoi ressemblerait une société parfaite. Il s’agit plutôt (1) de formuler des propositions de
    réformes radicales de l’ordre social actuel, (2) de les justifier en se référant à des principes
    normatifs ou à des valeurs pour lesquels, après réflexion, on est prêt à s’engager, combinés à
    la meilleure analyse scientifique possible des causes profondes des problèmes que les
    propositions sont censées résoudre, et (3) de soumettre les propositions à un examen critique
    sans complaisance, en recherchant sans relâche tous les effets pervers possibles, le tout
    devant être évalué à la lumière de considérations normatives explicites. Une telle pensée
    utopique n’est pas censée être neutre sur le plan des valeurs, mais elle ne fait pas dépendre la
    vérité des sciences sociales de jugements de valeur. La pensée utopique exige des réponses à
    de nombreuses questions factuelles sur les effets probables, sur la compatibilité, sur la
    soutenabilité”
    Van Parijs, P. 2013. “The Universal Basic Income : Why Utopian Thinking Matters, and How
    Sociologists Can Contribute to It.” Politics & Society 41(2) : 171-82.
    “Le « néo-libéralisme » est une catégorie vague, commode surtout pour regrouper des auteurs
    d’horizons théoriques et idéologiques très divers. Friedrich Hayek, dont les ouvrages ont été
    loués par Margaret Thatcher et Ronald Reagan, préfère se présenter comme un « vrai libéral».
    Il revendique l’héritage de David Hume et Adam Smith, fondateurs au xviii e siècle d’un
    libéralisme reposant sur le respect de « l’ordre spontané » du marché. Cette généalogie très
    contestable lui sert pour dénoncer les erreurs intellectuelles ayant permis la constitution d’un
    « faux libéralisme » au xix e siècle. Le principal responsable de cette perversion du
    libéralisme serait John Stuart Mill. Et le projet de Hayek – qui estime écrire en pleine période
    de déclin de la « civilisation » – serait de restaurer la pureté de la doctrine libérale originelle”
    Légé, P. (2008), “Critique de la justice sociale selon Hayek”, Revue Projet, n ° 303(2), 57-62.

    ( Mounir Zakriti, Thèse de Doctorat en Philosophie politique )

    1. Le Spectre de Hayek : Généalogie philosophique d’un questionnement critique et intérêt de la recherche

    Margaret Thatcher aurait dit dans une réunion du Parti Conservateur britannique en brandissant “The Constitution of Liberty”, ouvrage majeur de philosophie politique par F.
    Hayek : “This is our bible”.
    Dans le champ du monde universitaire autant que dans les
    mondes du militantisme politique, dès que l’on parle de “néolibéralisme”, c’est souvent pour
    opérer une critique plus ou moins précise des transformations advenues avec la dite révolution conservatrice de M. Thatcher et R. Reagan, notamment les dérégulations et les
    politiques de privatisation et de critique de l’État-Providence
    .

    Vivrions-nous, au sein de la sphère du monde occidentalisé et du capitalisme financiarisé,
    dans un monde hayékien, avec une mondialisation portant la trace du Spectre de Hayek ? Un
    monde parsemé de concepts politiques, dont la clef, si ce n’est la filiation ou la paternité,
    résiderait dans l’œuvre de Hayek, prophète malgré lui de ce que l’on appelle souvent
    hâtivement “néolibéralisme” ? Ou bien serions-nous déjà dans une époque post-hayékienne
    qui aurait fait l’expérience des limites des formes de ce que l’on pourrait appeler le “culte du
    marché”, pour ne pas parler de fondamentalisme pan-économiciste du Marché comme Paul Krugman et J. Stiglitz ?
    Le “néolibéralisme”, le mot et la chose, sont-ils le produit de la
    pensée hayékienne et de celle de penseurs comme M. Friedman, W. Lippman, ou encore la
    cristallisation et la convergence “d’atomes crochus” de la pensée économique et politique
    d’une époque, centrés autour de la Société du Mont-Pèlerin – que Hayek présida en 1949 (…) / [… ]
    qui donnèrent aux classes dominantes une charpente intellectuelle pour une “revanche de classe” ? (…)

    Ou du moins une revanche contre ce que l’on a appelé le consensus keynésien où il s’agissait d’acheter la paix sociale, de trouver des compromis entre les travailleurs (décrits par le “Facteur L”, pour “labor” en économie) et les détenteurs de capitaux (décrits par le “Facteur K”, pour “kapital”) ?

    4 Voir C. Laval, P. Dardot, etc, “Le choix de la guerre civile”…..
    3 Voir F. Denord, réseaux, acteurs, circulation de la pensée néolibérale
    2 Voir The Road to Mont-Pèlerin Society, et S. Audier, Le Colloque Lippmann, et S. Audier,
    Néolibéralisme(s). Une archéologie intellectuelle, voir aussi Q. Slobodian, The Globalists, et
    “Néolibéralisme une révolution furtive ?”
    1 Voir David Harvey, A Brief History of Neoliberalism

    • E. Olstrom : la notion de biens communs, et donc
      d’inégalités et justice sociale5 est redevenue centrale tant en économie politique qu’en philosophie politique et en philosophie de l’économie;

    Peut-on aujourd’hui penser l’idée de planification économique et sociale7 ainsi que la notion fondamentale de justice sociale8 qui
    relie l’individu à la société, notamment par des politiques publiques progressistes et redistributives, à l’ère du néolibéralisme ou du moins à l’ère post-socialiste ?
    Nous parlons ici plus précisément de la période 1945-1995 où se succédèrent “Trente Glorieuses” et “Trente Piteuses”. L’un des penseurs majeurs en économie et en philosophie politique qui s’est
    opposé à cette idée de “justice sociale” ou de “justice proportionnelle et distributive”, dans la perspective d’une ontologie politique utopiste, est sans nul doute F. Hayek(…)//

    10 L. Desmedt, B. Quiriny, (Dir.), Regards croisés sur Hayek. Droit, Philosophie, Economie.
    Postface de Gilles Campagnolo. Collection E-conomiques, Editions Matériologiques, 2024,
    p. 175-176.

    Sur le capitalisme utopique, histoire de l’idée de marché, Paris,Le Seuil, 1999. Voir aussi P. Légé, “La critique de la justice sociale chez Hayek”, “Le mirage du libéralisme hayékien”, “Hayek penseur génial
    ou incohérent” (…) /
    8 Ou de justice distributive et proportionnelle que l’on retrouve chez Aristote et Platon, à laquelle
    Hayek accorde une importance fondamentale, notamment avec le Tome 2 de son oeuvre majeure,
    Droit, Législation et Liberté en 1976
    7 Nous avons débuté cette interrogation et cette réflexion critique par un article du Monde
    Diplomatique qui nous avait interpellé; “Les Soviétiques en quête de bons plans”, Le Monde
    Diplomatique, juillet 2020, N°796, voir aussi Cédric Durand et Razmig Keucheyan, “Planifier à l’âge
    des algorithmes”, Actuel Marx, N°65, Paris, 2019 ainsi que Eric Hobsbawm, L’ère des extrêmes.
    Histoire du court XXème siècle (1914-1991), Agone, Marseille, 2020.

    6 Voir par exemple, P. Crétois, La Copossession du Monde, La Part Commune (…)
    5 Voir les travaux des deux “Prix Nobel d’Économie”, P. Krugman et J. Stiglitz, “Le prix des inégalités”,
    et en plus France les recherches qui ont trouvé une large audience, de T. Piketty et E. Saez
    notamment, par exemple pour ne citer que ces ouvrages : T. Piketty, Capital et Idéologie, et T. Piketty,
    Une brève histoire de l’égalité avec…….. ainsi que le regain d’intérêt pour les travaux de J. Rawls et
    de A. Sen, notamment L’idée de justice, ou encore les nombreux mouvements altermondialistes, pour
    ne citer que le Collectif des Economistes Atterrés, ou encore ATTAC, ainsi que les Mouvements tels que “Occupy Wall Street”, pour ne prendre que quelques exemples de la tendance à la critique vive
    de ce que l’on appelle néolibéralisme et des inégalités résultant du capitalisme financiarisé après la
    crise de 2008-2010.

    Hayek est incontestablement une figure majeure de ce que l’on nomme “Néolibéralisme” au moins depuis les années
    1980-1990 en France notamment avec les travaux critiques pionniers de M. Foucault sur les nouveaux modes de gouvernementalité et sur la “biopolitique” ou le “biopouvoir” (…).
    Serions-nous dans une “nuit néolibérale” selon les termes de P. Dardot et C. Laval, dont il s’agirait de prendre conscience et de sortir ? Ou bien dans une forme de mutation paradoxale-perverse, à la fois populiste et illibérale, comme effets-pervers / conséquences des politiques néolibérales ou ultralibérales amorcées en 1973-1979 sous prétexte de la Stagflation ? (Pour une analyse de l’illibéralisme populiste voire la thèse et les travaux de Raphaël Morrisset (…) /

    Si ce travail de recherche devait prendre appui sur une “source” ou un “point de départ”, sa
    généalogie remonterait à un questionnement suscité par la lecture d’un article de P. Bourdieu,
    “L’essence du néolibéralisme”13

    Voir aussi l’enquête de Serge Audier (…) /
    Peut-on penser une essence du “néolibéralisme” ? Notre époque est-elle dominée et
    déterminée par un paradigme économique devenu à la fois anthropologie, car détenant et
    exprimant l’essence de “l’Homme économique”, pour parler comme C. Laval, et ontologie
    politique car prétendant détenir l’horizon téléologique de tout système politique moderne,
    horizon nommé “Grande Société”19 ou “Société Ouverte”20 ? Et quelles seraient les sources
    conceptuelles et idéologiques de ce “paradigme néolibéral” ? Notre travail de recherche s’est
    donc proposé “d’enquêter et d’investiguer”, pour reprendre les termes de B. Stiegler et de S.
    Audier, sur une figure considérée comme déterminante pour la pensée néolibérale, à supposer
    que l’on puisse penser l’homogénéité d’un tel paradigme. Lorsque nous parlons de
    “néolibéralisme” nous désignons en réalité une multitude et une multiplicité de penseurs (…)///

    16 Voir C. Laval, L’Homme économique et C. Laval, Bourdieu et Foucault face à la question
    néolibérale
    15 P. Dardot, La Nouvelle raison du monde et Dardot et Laval, Sortir de la nuit néolibérale…..
    14 Voir aussi, Löwy Michael. Pierre Bourdieu, Contre-feux. Propos pour servir à la résistance contre
    l’invasion néo-libérale, Paris, Liber-Raisons d’Agir. In: L’Homme et la société, N. 130, 1998. Illusion
    identitaire et histoire. pp. 130-13
    13 P. Bourdieu, “L’essence du néolibéralisme”, Le Monde Diplomatique, mars 1998, page 3
    https://www.monde-diplomatique.fr/1998/03/BOURDIEU/3609.

    12 Voir M. Foucault, Naissance de la biopolitique et Cours au Collège de France, et voir la Somme
    monumentale et fouillée de S. Audier, Néolibéralisme(s). Une archéologie intellectuelle
    11 Voir intervention de Matthieu Montalban, Bordeaux School of Economics-GRETHA au Séminaire
    “Néolibéralisme(s), Libéralisme(s), Illibéralisme(s) : comment nommer les choses en philosophie politique
    et économique ?” organisé par Mounir Zakriti, et R. Morisset,
    Séminaire, SPH-IRM-CHANGES, Université Bordeaux Montaigne, 5 juin 2024, Séminaire « Néolibéralisme(s), Libéralisme(s) : Conférence de Raphaël Morisset

    Mounir Zakriti, Thèse de Doctorat en Philosophie politique, Université Bordeaux Montaigne,
    7
    paradigmes et de politiques économiques qui ont dominé la scène européenne et occidentale
    depuis la “révolution conservatrice” des années Thatcher-Reagan, perçue comme une
    “revanche” contre le socialisme mais aussi, plus généralement, l’Etat-Providence
    d’inspiration keynésienne. Si nous parlons de “néolibéralisme” c’est donc qu’il y a eu
    intermède, rupture ou renouvellement par rapport à un libéralisme qui serait dit “classique”

    [Voir article Nathanaël et voir “Qu’est-ce que le libéralisme” de C. Audard, et voir G.
    Dostaler, Le libéralisme de Hayek et P. Nemo, La Société de Droit selon Hayek].

    En réalité, comme le soulignent B. Stiegler et S. Audier, avec leurs perspectives différentes,
    nous pouvons aussi faire remonter l’idée du néolibéralisme au Colloque Walter Lippmann21 /
    (…)
    qui prenait acte du fait que la crise de 1929 signifiait que le libéralisme économique et
    politique classique devait être renouvelé ou dépassé ou reformulé en prenant en compte les
    conditions techniques, économiques et politiques propres au XXème siècle : c’est-à-dire l’ère
    de “l’accélération des flux”22

    (…) / l’ère de la vitesse et de la généralisation de la société de
    consommation, mais aussi l’ère des totalitarismes et d’une remise en question radicale des
    démocraties bourgeoises. Voilà le point de jonction entre le Colloque W. Lippmann (1938) et
    les membres fondateurs de la Société du Mont-Pèlerin (1949), donc F. Hayek : renouveler et
    reformuler le libéralisme dit classique avec une optique et une perspective évolutionnistes,
    ainsi qu’une ambition utopiste qui constitue un horizon téléologique, à savoir la Grande
    Société.

    Peut-on penser l’idée même de la politique sans idéal et sans utopisme ? S’autoriser à
    reformuler à nouveaux frais, voire s’autoriser à refonder, à la fois et en même temps le
    libéralisme et le système démocratie au XXème siècle, c’est inévitablement, avoir le “courage
    de l’utopie”23 pour parler comme Friedrich Hayek. Hayek n’est pas seulement un économiste
    qui a marqué le XXème siècle, c’est aussi un penseur du système, au sens hégélien d’une
    architecture conceptuelle d’ontologie politique qui englobe et embrasse à la fois les questions
    de la société, de l’individu, de la rationalité, de l’Etat, des institutions culturelles et politiques,


    21 S. Audier, Le Colloque Lippmann,


    mais aussi de la justice. Hayek part d’un constat sinistre, comme le sont beaucoup les
    constats des économistes classiques et néoclassiques, qui ont fréquemment valu à l’économie
    le statut de “science sinistre”, selon lui “l’idéal démocratique a avorté”24 et le siècle socialiste
    menacerait de détruire la tradition libérale et avec elle la civilisation occidentale25
    .

    [Voir aussi La Route de la Servitude et LCDL, sur “La route abandonnée” Ch1, (1944) et “Un
    siècle de socialisme” (1960)].

    Nous allons défendre dans cette thèse l’idée que Hayek propose une ontologie politique
    utopiste qui se présente comme un système du libéralisme contemporain au XXème siècle.
    En effet, Hayek a une vision anthropologique et une vision totalisante du monde26 qui ne se
    résume pas à une pure théorie économique27

    Prendre pour objet la pensée de Hayek, c’est penser la contradiction même de l’idée, de
    l’idéal, et du système en tant que système en politique, mais surtout se confronter à l’idée
    d’utopie dans la pensée libérale. En effet, comme nous allons le voir, l’utopie, ou l’utopisme
    était généralement associé au XXème siècle à l’idée ou à l’idéal socialiste ou communiste28
    .
    Hayek prend donc le socialisme suffisamment au sérieux pour adopter la même stratégie que
    les socialistes29 vis-à-vis de l’opinion publique mais aussi la même idée de refonte radicale de

    29 F. Hayek, Les Intellectuels et le Socialisme
    28 Voir K. Mannheim, Idéologie et Utopie, et voir Michel Bourdeau, La Fin de l’utopie libérale. Notre
    travail de recherche s’inscrit dans la continuité critique du travail pionnier de Michel Bourdeau, qui prit
    la notion d’utopie chez Hayek au sérieux
    27 Sur les rapports entre anthropologie et économie dans le paradigme néolibéral voir C. Laval,
    L’Homme économique et B. Stiegler, Il faut s’adapter. Essai sur un nouvel impératif politique.
    26 Michel Bourdeau, L’ordre spontané ou le Monde selon Hayek
    25
    24 F. Hayek, Droit, Législation et Liberté, Tome 3, 1979, PUF, Quadrige, (2022), Chapitre 16,
    “L’avortement de l’idéal démocratique”, p. 781 : “L’on ne peut désormais méconnaître que des gens
    de plus en plus nombreux, hommes de réflexion et d’intentions droites, perdent peu à peu leur foi en
    ce qui était pour eux jadis l’idéal exaltant de la démocratie”.

    (…) la théorie sociale et politique. Comment favoriser l’ordre spontané (30)

    tout en adoptant une
    critique aussi radicale de ce que Hayek appelle le “rationalisme constructiviste”31 ? Comment
    sélectionner les “règles de juste conduite”32 sans passer par une forme ou une ordre de
    rationalisme voire de contractualisme ? Comment penser l’émergence et la sélection des
    règles de juste conduite, qui sont à la fois le produit de l’évolution33 culturelle, sans être
    “explicitées par le langage”34

    , qui créent l’armature de l’ordre spontané, mais doivent aussi
    être sélectionnées et mises en place par une assemblée législative séparée de l’assemblée
    gouvernementale35 ? Cette thèse de doctorat prend pour objet la pensée de Hayek en tant que
    philosophie utopiste du néolibéralisme. Etudier Hayek permet de revenir aux sources de ce
    que l’on nomme couramment “néolibéralisme”, bien que F. Hayek utilise plutôt le terme de
    “libéral” ou de “Old Whig”. Étudier les sources et le contenu de la pensée d’un théoricien
    majeur du néolibéralisme, c’est aussi étudier les problèmes politiques, sociaux et
    économiques actuels et contemporains de notre temps. L’urgence de notre temps, l’urgence
    de la réflexion nécessite précisément de faire un pas de côté pour scruter les sources, la
    généalogie et la structuration de la pensée dite néolibérale, à travers l’une de ses figures
    majeures. Nous nous proposons de lire Hayek en tant que philosophe36

    , et d’en proposer une
    herméneutique et une exégèse critique. Pour reprendre les termes de T. Aimar, F. Hayek a
    toujours été, soit brandi comme porte-à-faux ou comme cible pour les détracteurs du
    “néolibéralisme”, soit brandi comme penseur ultime d’un ultra-libéralisme et d’un
    fondamentalisme du marché qu’il n’a pas été:

    “Et si l’on savait moins de choses qu’on en ignorait ? Et si le principal enseignement des
    sciences économiques était de nous apprendre qu’on ne peut pas modeler à notre guise une
    société trop complexe, trop évolutive, pour être maîtrisée par des cerveaux individuels,
    fussent ceux des soi-disant experts ? Même réunis en une assemblée aussi « brillante »
    qu’eux ? Et si, tout simplement, il s’agissait de ravaler notre orgueil et de faire preuve
    d’humilité ? De renoncer à vouloir améliorer sa vie en gouvernant celle des autres ? De
    réfléchir plutôt que de se divertir ? D’agir plutôt que de commenter ? Telles sont les questions

    36 Voir, P. Nemo, La philosophie de Hayek, Hayek a été relativement peu influent en France en
    comparaison aux aires anglo-saxonnes et germaniques.
    35 F. Hayek, DLL, T3, Un Modèle de Constitution
    34
    33 F. Hayek, DLL, La perspective évolutionniste et L’ordre spontané / Règles de juste conduite
    32
    31 F. Hayek, DLL, T1, Ch. 1
    30 M. Bourdeau, L’ordre spontané ou le Monde selon F. Hayek et Cf. F. Hayek, DLL, sur la notion d’ordre spontané


    (…) centrales posées par un auteur aussi critiqué qu’incompris : Friedrich Hayek (1899-1992),
    prix Nobel d’économie. Hayek est sans doute victime d’un des plus grands malentendus qui
    aient existé dans l’histoire de la pensée économique de la seconde moitié du xxe siècle.
    En la vulgarisant à l’extrême, beaucoup, à droite comme à gauche de l’échiquier politique, ont
    dénaturé sa pensée, pour l’instrumentaliser ou en faire une cible politique. Peu ont fait l’effort
    d’interroger les différentes facettes d’une œuvre originale, foisonnante et complexe, qui
    parcourt tous les champs de l’analyse sociale (psychologie, histoire, politique,
    sociologie…).”37

    Bien que Hayek ait été explicitement engagé contre toute forme de “socialisme” ou de
    “pensée socialiste” à la fois dans les textes mêmes de son oeuvre et dans ses prises de
    positions personnelles, et qu’à ce titre l’oeuvre de Hayek est à juste titre considérée comme
    une oeuvre militante d’un théoricien militant38

    , il faudrait ajouter que la pensée de Hayek ne
    saurait se réduire à des considérations uniquement et purement idéologiques et se prête mal
    aux simples jeux et enjeux de pouvoir. Pas plus qu’elle ne doit servir d’épouvantail brandi à
    la moindre occasion par tous les critiques du libéralisme, elle ne peut constituer le paravent
    intellectuel d’une quelconque démarche partisane et se convertir en évangile politique au
    service d’intérêts corporatistes, que Hayek a lui même souvent dénoncé39

    . Une partie de
    l’œuvre de Hayek pourrait même être considérée comme une critique de la technocratie et de
    l’ingénierie sociale40

    . Sans aller vers l’anarcho-capitalisme, il prône la dissolution la plus
    importante possible des pouvoirs politiques, totalement dépassés par la complexité croissante
    des sociétés modernes. Leurs représentants ne font qu’agiter du vide, en cachant leur
    impuissance derrière le masque de la communication. Notre thèse aborde les différents
    paradoxes de l’utopie hayékienne, qui fut à la fois théoricien et militant41

    . Comment concilier
    la notion d’ordre spontané auto-généré et auto-régulé avec l’idée de la construction militante
    d’une “Grande Société” en la “gouvernant par des règles”42? Penseur de la complexité, Hayek
    produit une œuvre et une théorie à l’image du réel et de sa complexité : la contradiction est au
    cœur de l’œuvre et de la pensée de F. Hayek. Le réel est en effet contradictoire, au-delà de la

    42 Voir la thèse, Gouverner par les règles.
    41 Voir notre recension, Mounir Zakriti, “Hayek théoricien et militant”, recension de M. Bourdeau, La fin
    de l’utopie libérale. Introduction critique à la pensée / œuvre de F. Hayek, 2022 ?
    40 F. Hayek, Scientisme et sciences sociales, Voir les passages sur la mentalité de l’ingénieur et de
    l’homme d’affaires [Voir Bourdeau].
    39 F. Hayek, DLL, La démocratie des marchandages et L’avortement de l’idéal démocratique
    38 Mounir Zakriti. M. Bourdeau, La fin de l’utopie libérale. Introduction critique à l’œuvre de F. Hayek.
    37 AIMAR, Thierry. « Introduction ». Hayek Du cerveau à l’économie, Michalon, 2019. p.5-6.

    (…)
    question de l’antagonisme entre classes sociales et de la confrontation entre intérêts
    contradictoires.

    Le premier intérêt de l’œuvre de Hayek réside probablement dans son épistémologie et sa
    théorie sociale, théorie du social, qu’il ne sépare pas à proprement parler de la sphère
    économique et qui est exposée dans Scientisme et science sociales. Hayek s’écarte de la
    sphère de l’économie classique et néoclassique pour adopter une approche qui considère que
    l’économie est encastrée dans un ensemble de phénomènes plus larges que nous appellerons
    ici phénomènes sociaux ou anthropologiques. Hayek ne considère pas le Marché comme une
    institution naturelle, mais bien comme une institution anthropologique issue d’une longue et
    lente maturation relevant de l’évolution culturelle et d’une sélection des normes43

    La pensée de F. Hayek, est, pour le moins que l’on puisse dire, une pensée à multiples
    dimensions, une pensée à “mille plateaux” qui ne peut être réduite à sa seule dimension
    économique, bien que cette dernière soit à la fois cardinale et déterminante. Il nous faudrait,
    pour aborder F. Hayek dans l’originalité de ce qu’il a produit comme concepts, comme vision
    politique, comme épistémologie, voire comme théorie politique globale, situer et localiser la
    pensée hayékienne, et saisir le projet qu’il s’est fixé, ainsi que les lignes directrices qui ont
    guidé ses travaux depuis Vienne, jusqu’à Chicago, en passant par Cambridge et la London
    School of Economics et enfin l’Allemagne. La pensée de F. Hayek est historiquement
    inséparable du contexte des années 1920-1930. Quiconque veut saisir l’originalité de la
    pensée iconoclaste et hétérodoxe de F. Hayek, qui est loin d’être réductible à un simple
    économiste, au sens où les économistes entendraient la notion ou le métier d’économiste
    aujourd’hui, doit se souvenir de la trajectoire sociale et des traumatismes qui ont
    profondément marqué la pensée de cet auteur. Il existe bien des lignes directrices, malgré les
    paradoxes et les contradictions qui travaillent l’œuvre et la pensée de F. Hayek du point de
    vue philosophique, qui guident son travail et qui sont comme des constantes. La première
    ligne directrice qui traverse son oeuvre est la hantise, sincère et sans doute profondément
    ancrée intellectuellement chez Hayek, du totalitarisme sous sa forme fasciste et sous sa forme
    stalinienne, ou, du point de vue hayekien, sous la forme du socialisme soviétique, voire du
    socialisme tout court, car comme nous le verrons, F. Hayek assimile presque toujours
    implicitement socialisme, communisme, soviétisme et totalitarisme, notamment dans ses
    43 Voir article sur group selection Et F. Hayek, DLL, les normes et les règles de juste conduite
    ouvrages destinés plutôt au grand public, mais aussi à l’usage des hommes et des femmes
    politiques (44)tels que La route de la servitude (1944) et La Présomption fatale (1988)

    F. Hayek est donc le témoin de cette période bien particulière de l’Histoire de l’Europe que
    sont les années 1920-1930. Les années 1920-1930 furent une période profondément trouble
    politiquement , et une période charnière en Philosophie politique et en Économie politique45 à
    bien des égards, puisque le libéralisme classique semblait s’effondrer avec la crise de 1929, et
    que les notions de planification économique et sociale devenaient extrêmement en vogue
    voire de plus en plus répandues et séduisantes pour nombre d’esprits. Prague et Vienne sont
    des centres intellectuels bouillonnants. Ce n’est pas un hasard si la pensée de F. Hayek,
    notamment son rejet profond du socialisme et du communisme bolchévique, mais aussi son
    “obsession” pour l’inflation ainsi que les théories des cycles, la théorie de la monnaie, des
    Prix et de la Production, comme variables fondamentales non seulement pour l’économie
    théorique pure et l’économie de marché, mais pour l’ordre spontané de la “Grande Société”,
    et plus généralement pour la “civilisation occidentale”46 coïncident avec cette période où des
    secousses profondes vont atteindre “le coeur” des modes de pensées européens. Hayek ne
    cessera jamais, tout en au long de ses travaux, de s’attaquer à l’idée même de planification,
    sous tous ses aspects et sous toutes ses formes, notamment en cherchant à démontrer que “le
    rationalisme constructiviste”47 était une erreur philosophique, épistémologique et scientifique
    gravissime. Ces travaux et démonstrations avaient été entamés par L. von Mises

    47 F. Hayek, Droit, Législation et Liberté, Tome 1, Règles et Ordre, Chapitre 1,“Raison et Evolution”,
    pp. ……
    46 Voir en l’occurrence ce concept récurrent de “civilisation occidentale” dans “La Constitution de la
    Liberté”.
    45 F. Hayek travailla notamment avec L. von Mises, ce qui le rattache d’une certaine manière à l’Ecole
    Autrichienne, dont les autres représentants sont Menger et Bohm-Bawerk, entre autres.
    44 Nous pensons ici notamment à M. Thatcher qui fit une lecture vraisemblablement très partielle et
    partiale de F. Hayek.

    [Hayek, Scientisme et Sciences sociales, 1952].

    Hayek cherche donc, dans les années 1930 déjà, à renouveler le libéralisme, tout en étant nourri à la pensée autrichienne subjectiviste de C. Menger et L. Von Mises


    56 F. Hayek, DLL, Tome 1, Chapitre 1
    53 F. Hayek, Nouveaux Essais, atavisme, société tribale

    ///
    d’une philosophie morale et politique qui se présente comme telle, puisqu’il affirme, et
    réaffirme, de nouvelles notion sur le juste, le bien et le régime politique idéal, dans La
    Constitution de la Liberté58 et dans Droit, Législation et Liberté59

    . Hayek cherche à opérer un
    double mouvement, à la fois retour vers le libéralisme dit classique ou pur ou authentique – à
    supposer qu’il existe ou qu’il ait existé – et le reformuler à nouveaux frais. Hayek en réalité
    crée un objet par ce geste philosophique du renouvellement. Si l’on suit Hayek, d’abord dans
    sa biographie individuelle puis dans la généalogie de ses oeuvres, on voit un penseur qui
    cherche à affronter et à contrer avant tout le socialisme et le communisme 2- sans forcément
    opérer une distinction fine et approfondie entre le système soviétique et ce qu’il appelle
    socialisme, mais après la Seconde Guerre mondiale, Hayek s’oppose à la fois au socialisme et
    à l’Etat-providence qui porte les traces de ce que l’on a coutume d’appeler le “consensus
    keynésiens”, mais ce serait une erreur de penser que Hayek serait un simple “conservateur”
    ou un simple “réactionnaire”, du moins dans sa philosophie politique et économique.

    Hayek cherche à renouveler le libéralisme “authentique, pur et originel”60 en quelque sorte –
    nous reviendrons sur ces notions hautement problématiques de pensée politique
    “authentique”, “pure” mais aussi sur la notion et le concept d’origine. Nous avons fixé
    “l’origine” ou plutôt la cristallisation du libéralisme classique avec l’œuvre d’A. Smith, en
    réalité nous préférons parler de “cristallisation” que “d’origine”, car la méthodologie
    foucaldienne à laquelle nous nous référons nous a permis de comprendre que chercher une
    “origine ultime” en histoire des idées ou histoire des systèmes de pensée est une entreprise
    non seulement vaine mais qui peut aussi s’avérer dangereuse. Nous partons de la perspective
    que F. Hayek constitue, dans la lignée précisément d’A. Smith, un derniers penseur total,
    contemporain, de l’Économie théorique et politique. F. Hayek a cherché à démontrer que le
    système économique socialiste ne pouvait que mener au désastre, par exemple avec l’idée,
    notamment dans Prix et Productions (…) qu’une planification centrale et centralisée
    conduirait à fausser le système des prix considérés comme les meilleurs signaux et les
    meilleurs vecteurs de transmission de l’information dans une économie libre que F. Hayek
    qualifie et définit par le terme “catallaxie” où des individus échangent librement des biens et
    des services, mais aussi, plus largement interagissent librement.

    60 Voir Philippe Légé et voir F. Hayek, “Individualism: True and False”, in Individualism and Economic
    Order, 1948

    3/ Le problème philosophique de Hayek : le problème cybernétique et cognitiviste de la connaissance-information dans la Catallaxie.

    Comment gérer rationnellement la complexité et la spontanéité des ordres auto-générés dans
    une “Grande Société” ?

    “Spontaneous orders are an essential concept in political theory and political economy.
    Such orders entail the impossibility of predicting outcomes in detail and hence controlling and
    directing social processes. Many phenomena characterizing contemporary societies can be
    depicted as spontaneous orders, from the housing and financial markets to the
    evolution of norms and trends. Yet, it is well known that not every spon-taneous order is
    beneficial. Therefore, what form of political framework is compatible with recognizing such
    orders? In this article, I address this problem through the example of the work of Friedrich
    Hayek, a prominent liberal theorist of spontaneous orders. His work shows the necessity to
    theorize a government of spontaneous orders based on maximizing rea-sonable expectations
    and individual freedom. I finally emphasize what such a theory implies for political
    power, which is not abolished but should handle complexity appropriately”, Nathanaël
    Colin-Jaeger, “Can we design spontaneity ?”, 202461

    Tout penseur a un problème de départ nodal – parfois un ensemble de problèmes composés ou
    imbriqués ou enchevêtrés les uns avec les autres et qu’il s’agit de clarifier et de questionner,
    surtout lorsqu’ils portent des engagements ontologiques – qui le travaille et qui travaille le
    tissu de son œuvre, fécondant ses écrits et sa pensée. De même qu’une architecture
    axiomatique et conceptuelle grâce à laquelle il déploie sa pensée. Chez Hayek, c’est la
    question de l’usage de la connaissance et de l’information dans une société ouverte d’individus libres, évoluant et interagissant au sein d’un ordre spontané perpétuellement émergent(…) / Nous pouvons ajouter à cela son horizon politique et idéologique (…)

    62 Cf. “Economics and Knowledge”, and “The Use of Knowledge in Society” in Individualism and Economic Order, voir aussi B. Caldwell, Hayek’s Challenge, et Nathanaël Colin-Jaeger, 2021, « Reconstructing Liberalism : Hayek, Lippmann, and the making of neoliberalism »,
    Oeconomia, 11(2) : 281-313.=
    ///

    Pour Hayek il s’agit avant tout, comme projet politique négatif de réfuter la notion de
    planification socialiste, et donc l’idée de justice sociale, et comme projet politique positif de
    reformuler le libéralisme “Old Whig” (64) avec de nouveaux termes juridiques et évolutionnistes (65)

    (…) ///

    Le concept clef qui traverse l’œuvre de Hayek de manière transversale tout en étant le substrat est celui d’ordre spontané (67)

    Cet “état de choses dans lequel une multiplicité d’éléments de
    nature différente sont en un tel rapport les uns aux autres que nous puissions apprendre, en connaissant certaines composantes spatiales ou temporelles de l’ensemble, à former des
    pronostics corrects concernant le reste, ou du moins des pronostics ayant une bonne chance
    d’être corrects”68

    . Cette définition que propose Hayek dans le Chapitre “Kosmos et Taxis” du
    Tome 1 de Droit, Législation et Liberté porte en elle-même des germes de plusieurs
    problèmes : notamment le problème de la rationalité, du rationalisme et des sciences sociales,
    puisque Hayek affirme que la notion d’ordre permet de former des “pronostics corrects” ou
    ayant une “bonne chance d’être corrects”, ce qui est justement une idée maîtresse de
    l’interventionnisme économique voire de la planification. Soulignons aussi que la notion
    d’ordre spontané qu’introduit Hayek relève autant de l’épistémologie que de l’ontologie
    comme nous allons essayer de le montrer. Selon M. Bourdeau : “Contrairement à ce que l’on
    pourrait croire, la principale raison pour s’intéresser à l’idée d’ordre n’est pas à chercher du
    côté de la politique mais du côté des sciences”69 en s’appuyant sur Hayek : “ce fut en fait
    d’abord entièrement en vertu de considération méthodologiques que je fus conduit à
    reprendre l’usage du concept impopulaire d’ordre”

    70 F. Hayek, DLL, Paris, PUF, p.120 ??
    69 Michel Bourdeau, “L’idée d’ordre spontané ou le monde selon Hayek”, Archives de philosophie,
    2014/4, pp. 663-687
    68 F. Hayek, DLL, Paris, PUF, p. 120 ??
    67 Voir la thèse sur les “Ordres spontanés” et Michel Bourdeau “L’idée d’ordre spontané ou le monde
    selon Hayek”
    //
    65 Voir le Chapitre “Nomos : le Droit de la Liberté” in F. Hayek, DLL, pp…
    64 Cf. Les penseurs libéraux et Cf “Gouverner par les règles” et Cf. “La perspective évolutionniste” et
    “Raison et Évolution” in DLL
    63 Cf. “Le calcul socialiste”,…, in Individualism and Economic Order, voir La Route de la Servitude
    (1944), qui est une sorte de Manifeste destiné “Aux Socialistes de tous les Partis” où la question et
    les termes de “planisme” et de “planification” sont quasiment cités dans chaque titre et dans chaque
    chapitre, prouvant que l’oeuvre de Hayek est double, refonder le libéralisme ET réfuter le socialisme
    en rejetant toute forme de “planisme” ou de “planification” est voir aussi L. V. Mises “On Human Action” ///

    { Mounir Zakriti, Thèse de Doctorat en Philosophie politique (…) }

    La « Grande Société », concept qui n’est pas dénué d’intérêt, au vu des dérives populistes, suprémacistes, fondamentalistes, obscurantistes et illibérales, comme résultat paradoxal des politiques dites néolibérales esquissées dans les années 1970-1980 au prétexte de la Stagflation, constitue à proprement parler son utopie. Mais il s’agit pour nous de distinguer le plan épistémologique de philosophie des sciences, du plan de l’ontologie. Nous défendrons l’idée
    que l’épistémologie de Hayek débouche sur une ontologie politique.

    Mais il s’agira pour nous d’abord d’examiner les rapports entre le normatif et le positif chez Hayek (83) et donc la question des valeurs, pour ensuite expliciter la dimension ontologique de son œuvre tout en analysant les concepts épistémologiques qu’il mobilise. Chez Hayek, ce qui est découle de ce qui devrait être, c’est-à-dire le vrai libéralisme, et le modèle social et politique qui devrait
    être, c’est celui de la Grande Société, qu’il s’agira de comprendre et d’analyser.

    83 S. Badiei, G. Campagnolo, A. Grivaux, Le positif et le normatif en philosophie économique, Editions Matériologiques, 2022
    82 Voir la référence à Adam Ferguson et Bernard Mandeville
    81 F. Hayek, LCDL, 1960, l’apport du constitutionnalisme américain et F. Hayek, DLL, Tome 3, “Un nouveau modèle de constitution”
    80 Voir F. Hayek « Individualism and Economic Order » //

    7. Problématique de recherche et Définitions/Hypothèses :

    Comment penser ensemble ordre spontané et justice sociale ? Comment penser ensemble ordre spontané et rationalité évolutionniste ? Quelles sont les normativités propres sur
    lesquelles reposent l’ontologie sociale et politique qu’est la Grande Société, cette utopie militante revendiquée ? Après la crise des subprimes de 2008 et la crise de la dette qui a suivi dans la zone euro en 2009-2010, nombre de voix se sont élevées, notamment parmi les
    économistes, comme les Économistes Atterrés par exemple, pour questionner ce que l’on appelle communément en économie la “pensée unique” ou pensée “mainstream”. (…)
    Pensée globalement née et cristallisée autour du Consensus de Washington et des Traités Européens (…) ///

    98 Voir P. Légé, Hayek : penseur génial ou incohérent ?
    97 Voir L. Francatel-Prost, Le Vocabulaire de Hayek, Ellipses, 2003
    96 Voir Bruce Caldwell, Hayek’s Challenge et la biographie Hayek a Life

    (///) _ (…)
    //// […]
    To re-write and edit / publish in English, hopefully in USA « some-where ». In 2026 (2027) ?

  • Spinoza and beyond, Pantheism, Naturalism and Rationalism. Deus Sive Natura as Rational-Natural Theology. God is Nature, Nature is the Totality of the Being. By Mounir Alone Zakriti. 2026

    Spinoza distingue judicieusement différents types de connaissances et différents types de « publics » ou d’interlocuteurs.
    To adapt a « morale socio-religieuse » for the « large public » is a Spinozian strategy in his Tractatus Theologico-Politicus (TTP).

    « Ceux-là seuls, disait Goethe, ont besoin de la religion qui ne connaissent ni les disciplines de la science ni les beautés de l’art. (Aussi pour des questions d’inégalité socio-économiques pourrait-on ajouter dans une perspective bourdieusienne… ou d’accès à la connaissance logico-empirique…). Ceux-là seuls se contentent de la foi, qui ne connaissent pas la joie souveraine de la Clarté, car la foi religieuse, tout affranchie qu’on la suppose de la superstition, est encore une Servitude, aussi utile qu’elle soit (ou qu’on pourrait imaginer qu’elle soit, notamment pour l’ordre « socio-politique »). »

    « Spinoza ne riait pas des faiblesses humaines et ne tournait pas en dérision les croyances religieuses, mais certaines croyances le faisait sourire (…) Il ne cherchait pas à détourner de croire les personnes pieuses de son entourage qui trouvaient dans leur foi une raison de vivre en paix avec autrui et avec elles-mêmes »

    Notice/Introduction au « Traité Théologico-Politique », pages 11-15, GF Flammarion.

    Spinoza est pour ainsi dire « indifférent » à tous les dogmes religieux quels qu’ils soient. Spinoza est l’un des premiers philosophes rationalistes à montrer que les rites religieux ont un rôle proprement social et politique, et que comprendre ou concéder l’aspect anthropologique ou psychologique des religions ne doit nous mener vers la superstition ou la soumission ou la servilité intellectuelle, et surtout à ne pas prendre ses désirs et fantasmes pour des réalités. On aimerait bien que Dieu se comporte comme « notre père bien aimé, qui nous aime et prend soin de nous quand nous prions et quand nous suivons des règles et/ou des rites et/ou rituels », règles, rites et rituels créés par des êtres humains dans des perspectives proprement socio-politiques, dans un contexte socio-politique situé historiquement, mais cela ne correspond tout simplement pas à la Réalité. DONC : principe de réalité, principe de réalisme naturaliste, et DONC principe d’humilité et de modestie épistémique et scientifique. L’ignorance épistémique ou épistémologique ne permet en aucun cas de conclure à un « DONC » concernant l’existence et les attributs d’un Dieu Anthropomorphe, Créateur, Omniscient, Omnipotent (et absent), qui est comme le chef de tribus ethnocentrées.
    It’s called the « God of Gaps ».
    (…)

    Spinoza explique clairement que la Prophétie est une forme de « connaissance naturelle », venant de la Nature, et que les Prophètes ou « Nabis » font usage à la fois de l’imagination intense et de la « lumière naturelle ».
    En gros, en quelques mots, du fait de leurs « complexions » (structures et structurations cognitives et physico-chimiques mais aussi psychologiques), les « Prophètes » expliquent aux êtres humains ce qu’ils « ressentent, pressentent, voient et entendent » à travers la Connaissance Naturelle, l’Imagination et les Intuitions.
    Spinoza précise aussi que les Prophètes peuvent se tromper, et qu’ils ne doivent pas être « worshiped /sacralisés » au sens épistémique. Les Prophètes ou Nabis ou Nevis doivent être écoutés, entendus, protégés, étudiés et interprétés, mais ils ne sont rien d’autre que… les produits et l’extension de la nature humaine et de la Nature.
    (…)
    Spinoza développe et précise justement dans le Chapitre 1 du TTP comment « Dieu / La Nature » s’exprime à travers certaines personnes ou Orateurs : par les visions et les songes, les rêves et l’imagination, certains bruits et certaines intuitions/fulgurances.
    Les Prophètes sont ainsi les Herméneutes de la Nature et les Exégètes de la connaissance naturelle : en gros des « Advanced Analyst ». Littéralement. Literally.

    De mon point de vue cela correspond à une période historique précédant le Savoir Empirique de Galilée, Copernic, T. Brahé, G. Bruno, et Newton. A partir du Siècle de Spinoza puis de Newton, les « Prophètes » désignent en gros les Poètes, les Philosophes, et certains Scientifiques. Galilée, Copernic et Newton étaient tous plus ou moins mystiques et/ou spiritualistes (tout comme Max Planck ou Einstein), simplement, ils présentaient leurs travaux et leurs « prophéties » sous les titres judicieux de « Philosophie Naturelle/Naturaliste » ou de « Cosmologies et Cosmogonies » ou de « Gnoses » ou de « Principes mathématiques et physiques » (Principias Mathematicas).

    Voilà précisement ce que le « grand public » qui écoute les Dogmes Monothéistes (contrôlés et financés par des Etats et des Organisations politiques et économiques) ne comprend pas : depuis 300 ans il existe de Nouvelles Formes et Manières d’Ecouter Dieu (La Nature) en sa Totalité et en son Ontologie, et d’interpréter Dieu (cad la Connaissance Naturelle par les Lumières Naturelles), cela s’appelle les Sciences Empiriques et la Philosophie Naturelle/Naturaliste.

    Spinoza, Galilée, Copernic, Newton, puis Planck, Schrodinger, Bohr, Einstein etc ont prédit INFINIMENT plus de choses, concrètes et concrètement, empiriques et empiriquement, que les Textes religieux monothéistes qu’il faudrait… dépasser. Les Esprits que j’ai cité ici avaient tous plus ou moins des conceptions « théistes/déistes » ou « mystiques/naturalistes/panthéistes ». Et cela commençait par un bon cours de Géométrie Euclidienne, puis par le Calcul infinitésimal et différentiel, puis par le Calcul intégral, puis la Topologie, puis la Thermodynamique, puis l’Electrodynamique quantique, etc, combinés aux Grands Textes de Philosophie.
    De la morale et de la spiritualité ? Je ne connais pas de plus grands livres de morale et de spiritualité que les Oeuvres de Aristote, Platon, Epicure, Démocrite, Lucrèce, Marc Aurèle, Epictète, Descartes, Kant, Hegel, et Spinoza.

    Besoin de règles morales pour vivre et de spiritualité ? Parmi les centaines, sinon les milliers, de productions et de livres/oeuvres majeures monumentales de la Philosophie occidentale, on pourrait commencer par « L’ETHIQUE » de Spinoza. Environ 350 pages de mémoire, clairement divisé et présenté en 5 Chapitres/Sections, où Spinoza, contrairement aux vieux dieux et aux vieux prophètes, explique mathématiquement, dans un langage clair, précis et rationnel, comment se comporter et comment vivre, et comment connaître Dieu, et comment gérer ses émotions, ses passions tristes, sa colère, la haine, la jalousie, l’euphorie, l’excitation, la mélancolie, le désespoir, l’imagination, les interactions humaines, l’âme, le corps, l’esprit, l’éternité, la foi, la spiritualité, la VIE, TOUT.
    Chapitre par chapitre, définitions, lemmes, axiomes, hypothèses, propositions, démonstrations, commentaires, hypothèse, proposition, démonstration, lemme, etc etc etc.

    POURQUOI se casser les pieds à délirer sur le Coran ?
    Des livres chantant et dansant pour rentrer en transes mystiques en Arabe ? Avec des versets mystérieux ? Il y a ARRUMI et IBN ARABI et HAFEZ et HALLAJ etc etc etc (Et il y a Metallica, et New Bass Boosted Arabic Techno au Liban et en Egypte/Jordanie… et les chansons Soufies à la rigueur…. les goûts sont pluriels et diverses et variés).

    Donc pourquoi « sacraliser le coran » et les « morales salafis, salafistes » che pas quoi ?
    Pourquoi ne pas lire le Cercle de Vienne ? (1919-1945) Ou encore les adeptes contemporains novateurs de Spinoza et de Descartes ?
    Les principes moraux naturels sont simples (qu’ils soient conséquentialistes / utilitaristes / pragmatiques / déontologiques / spiritualistes etc).
    Les dialogues de Platon sont emplis de préceptes moraux.
    Ou encore « L’Ethique à Nicomaque » d’Aristote. La Philosophie morale déborde de réflexions nourries et riches sur le bien et le mal, et sur le sens de la vie.

    Mais cela nécessite de « BONS GROS » (comme dit Anatole Dahane) investissements dans l’EDUCATION et dans les Bibliothèques et dans le Savoir, ce que ne font pas la plupart des Etats du monde pour des raisons parfois perverses, viciées et vicieuses.

    DONC. A quoi bon perdre son temps à vouloir absolument chercher la « vérité sur la vie et sur dieu » dans des livres dépassés comme le Coran ou la Bible ? (Sauf bien sûr par « culture générale » / érudition/ références culturelles et civilisationnelles, bien sûr).
    Comme dirait Maxime Rodinson : il y a teeeeeeellemeeeent de choses bien plus intéressantes à lire pour « comprendre la Vie, Dieu, l’Ame, le Corps, l’Univers, la Vérité, le Réel, la Morale, l’Ethique, la Psychologie, etc ».

    Je ne dis pas qu’il ne faut pas lire le Coran ou la Bible ou les « mépriser violemment », non, je dis juste que dans une vraie bibliothèque, Spinoza et Newton et Aristote sont beaucoup plus importants et beaucoup plus « nécessaires » pour la vie spirituelle et morale.
    Et si leurs Corpus sont « trop gros/volumineux/obscurs/difficiles », il y a les GF Flammarion, et les « Corpus GF », et les Collections Ellipses.

    Là par exemple, sur les questions de la Morale et de l’Ethique, je lis « La Morale », Corpus Gallimard-Flammarion, 40 Textes avec explication et commentaire, en 5-6 pages, choisis et présentés par Eric Blondel, issus des meilleurs penseurs occidentaux ET orientaux ET religieux sur plus de 2500 ans. Simple non ? :///

    Si tu as besoin du Coran ou de la Bible pour savoir comment te comporter avec les êtres humains c’est probablement que tu as un vrai problème psychologique / pathologique / socio-cognitif. Ou Politique. Ou MORAL justement. Ou que tu le fais pour « suivre ta famille et tes proches et tes groupes sociaux/potes etc » (ou que tu te poses même pas la question comme dirait Nietzsche). Ou que tu es payé par la Monarchie Marocaine (ou un autre Régime Autoritaire de Manipulation et de pseudo Ingénierie zossiale).

    Et c’est justement ça la différence avec MOI ( et ce que l’on appelle les Prophètes, ou Orateurs, ou Nevis/Nabis, ou Novateurs/Créateurs/innovateurs, ou Free Thinkers, on n’accepte pas « de suivre les gens et les groupes » en matière justement de MORALE et de Philosophie et de Science, on appelle ça l’Esprit Critique, et on a rien inventé, ça date au moins de Spinoza et Descartes pour mon cas, voire Platon/Socrate).

    Moi aussi j’écoute beaucoup de Podcasts et de Confs sur Youtube et Internet. Mais je consacre AU MOINS 2 heures, de « bonnes grosses » heures de PURE LECTURE par jour, dans des textes DURS à l’ANCIENNE (Il y a un Corpus Canonique Mondial, moi je suis Occidental assumé, mais si vous lisez les Bons Gros Philosophes Chinois ou Japonais ou Indiens ou Arabes même Al Ghazali ou Al Kindi dans le DUR tant mieux, moi je prends plaisir à me TAPER Spinoza DANS LE TEXTE original et originel, ligne par ligne, page par page, parce qu’on appelle ça les Atomes Crochus, moi j’accroche avec Spinoza, mais aussi Aristote ou Bachelard ou autre d’ailleurs; le jour où mes HATERS voudront VRAIMENT montrer les « muscles » et/ou m’impressionner, il faudra prendre la PEINE et le TEMPS de se TAPER mes BOUQUINS et mes TEXTES/MANUSCRITS ligne par ligne page par page et me montrer mes erreurs/défauts/fautes/défaillances/faiblesses littéraires, philosophiques, historiques, stylistiques, morales, esthétiques, métaphysiques, épistémologiques, ETC et il y en a BEAUCOUP, car quand je finis de lire, et je passe toujours de la Lecture à l’Ecriture et inversement et retour, comme Julien Gracq et JP Sartre, je me tape AU MOINS « DEUX BONNES GROSSES HEURES » de PURE ECRITURE, du JUS DE CERVEAU. C’est ça le « Travail ». Ensuite soit je me masturbe soit je rentre en Transe, soit les deux, ou bien je CHANTE, en Anglais et en Arabe et en Français BREH voire en ALLEMAND. Et idéalement, on ajoute deux verres de vin pour éloigner le médecin et 2 heures de marches / balades par jour. C’est COMMEUH CA que l’on FAIT. Old school LOL. Anyways. Whatever dudes.

    /// Commentaire sur les notions de Prophètes/Prophéties, d’Imagination, d’Intuitions et de « lumières naturelles », chez Spinoza, avec mon humble lecture de non-agrégé. Prochaine étape : David Hume et le Cercle de VIENNE, Carnap, Frege, Godel, toussa toussi toussa.

    Spinoza, TTP, GF Flammarion, Présentation, traduction, notes par Charles Appuhn, Chapitre Premier; « De la Prophétie », pp. 31-38.

  • Mounir&Joelle Zakriti (in my loneliness and darkness). Early Poetry, Paris-Prague, 2017, in « Bosom of Change or the Mirthful Becoming », 200p. Washington DC Property.

    To Prague and Vienna. Langage et Culte d’Eros
    pourquoi les mots quand Jana il y a tes Yeux.
    Vivides souvenirs et rémanences.
    Pour Jana Třísková et pour Prague.

    On dit que le monde n’est pas rose
    Quelques salauds de technocrates ont rendu la vie morose
    Paris et Casablanca à la fois
    Partout exilé où trouver refuge
    Jana je fuyais tes yeux ô force centrifuge
    Un monde par le Capital et la froideur dominé
    Tes yeux, ô déesse slave, le monde illuminaient
    Tes yeux Jana céleste symphonie
    Couleur, odeur, disharmonie
    Tu transformes le Monde par d’allègres métamorphoses
    Transformations permanentes et anamorphoses
    Dans tes yeux Jana je voudrais me noyer
    Tu es de la Civilisation Slave la Quintessence
    Tes yeux Jana un jaillissement qui de la vie l’essence
    Dans tes yeux Jana me noyer
    Par tes yeux Jana une âme foudroyée
    La rage d’Isidor, élégante insolence
    Tu es Jana de Prague la Substance
    Ton visage habite l’avenue de Clichy tel un esprit
    Dans tes yeux Jana l’incarnation de la Vie
    Jana tes beaux yeux dans lesquels je me noie
    Je te regarde, éperdu d’amour, d’angoisse et d’effroi
    Tu m’offres un prénom et un nouveau visage
    Prague, Casablanca, Paris et Moscou à la fois
    Je suis partout et me revoilà
    Porc, porc, porcelaine, je dégouline d’angoisse et pourtant
    Je suis fragile et l’enjambement ne m’abuse
    Accablante tu, tue la forme, un Je risible
    Chronique d’une vies de déchéances et de dérélictions
    Jana tes yeux ma Salvation
    Ton sourire et le contact de ta peau la Rédemption
    Jana dans tes yeux je me noie
    Je te parle avec babil et effroi
    Le monologue intérieur et la diffluence
    Transi de passion et d’élans dans un monde d’indifférence
    Tout cela s’enfonce et s’engonce
    La tentation, nuisible risible désir à fuir
    Nubile désir infini les meubles et les objets
    Je voudrais parcourir avec toi montagnes et forêts
    Je vis le Monde comme un gouffre où le Moi disparaît
    Tout est hostile à mon corps infini
    Je ne suis pas le Styx pour te demander mille fois
    Écoute-moi encore et ensuite on verra
    Je fuis ton regard qui m’ensorcelle et me torture
    Tu es une Voie vers la Vie et la plein aventure
    Jana dans tes yeux je me noie
    Je serai brillant comme Aristide et concis
    Pourquoi les mots quand Jana il y a tes yeux
    Feux follets, des rayons si lumineux
    Parfois je me mets position fœtale
    Un Visage tu es à la fois cruelle et fatale
    A toute vitesse à toute allure et tout se suspend
    Jana dans tes yeux mon regard se morfond et s’étend
    Les nénuphars flottant sur l’étang
    Muse je suis pour tes beaux yeux supplicant
    Tu es la déesse et moi le païen
    Le Réel autour de toi disparaît, que dire mais enfin
    C’est la surface du texte, de l’Être et des étants
    Ton Visage injecte dans mon langage un vital élan
    Le monde chante par lui-même Jana m’entends-tu
    La phrase et le verbe par ton pouvoir jaillissent
    Multiples correspondances que Jana tu crées
    Je ne suis rien d’autre qu’un dactylographe
    Tape tape et les mots ne feront pas consensus
    Les mots sont inutiles sinon pour chanter la Beauté
    Tu rends pourtant tout langage futile
    A quoi bon le langage quand Jana il y a tes yeux
    Le Temps et l’Espace hier sont morts
    Tu me jetas Jana un cruel sort
    Dans tout Paris je m’en vais fredonner
    Litanies au Doyen Lucifer et à la Vierge Marie
    J’abandonne les Déesses-Françaises pour tes yeux Jana
    Dans ce monde hideux et hostile je demeure
    Avec quelques amis imaginaires dans tes yeux Jana je meurs
    Toutes les formules et les multiples assonances
    Il est vain de parler de tes yeux mon Styx
    Lorelaï aux yeux bleus couleur de ptyx
    D’où te vient sobre Jana toute cette sorcellerie

    Je suis le païen seras-tu la déesse
    Envoûté ou possédé dirait-on presque habilité
    seras-tu ma maîtresse dis Jana emmène-moi vers Prague et Vienna
    Allons vagabonder à Berlin et Iéna
    A défaut de baisers à défaut de déesses
    Je m’en vais, Place de Clichy, cerné par ma détresse.

    Mounir Alone Zakriti, Paris Ivy League
    Place de Clichy, Paris, 2017- Lettre d’amour à Jana T.
    in « Bosom of Change or the Mirthful Becoming ».
    2015-2026
    La République Mondiale des Lettres
    E Pluribus Unum_De Oppresso Liber

  • Mounir&Joelle. My only hope… L’Horizon de l’Exil. Noirceures, Mélancolies et Parousies. L’Exil ou le Chemin des Génies.

    Froid Soleil Froid
    Dites moi Juifs comment survivre à la persécution
    Je ne cherche ni contrition ni rédemption
    Je ne cherche ni pélerinage ni absolution
    Impures puretés
    Et des larmes de sang
    Génies de la damnation
    N’est-ce pas disais tu Mallarmé
    Maudit soit le jour où la plèbe a lu mes Textes
    Maudit soit le jour où je suis né
    Ne m’aidez pas à vivre, aidez-moi à comprendre puis à mourir
    Et pourquoi Séfarades avez-vous trahi
    Et pourquoi Séfarades êtes vous devenu ennemis du judaisme
    Et pourquoi Séfarades avez vous sombré
    Et le Nord indique l’Antarctique
    On dirait que les Dieux sont en conflit
    Il me faudrait encore une fois mes bras taillader
    Cybercriminalités et persécution
    Au nom d’un pseudo-féminisme hormones en ébullitions
    Encore tetra-oestrogènes et confusions de doubles languages
    Vous n’avez lu ni Benjamin ni Kafka
    ni l’Herméneutique ni la Littérature du désespoir
    ni Pascal ni Kierkegaard
    ah comprendre les Origines de ma littérature
    Comme si le dire pouvait expliciter
    Comme si le mot disait la chose
    Comme si je pouvais faire mieux qu’Apollinaire

    Voilà le Syndrome des petites
    Small ones microbes and sangsues
    Frimer pour mouiller mousser pour frimer
    Pour faire mouiller les pucelles
    Et faire parler les bavards
    Quelques Incels endoctrinés sur 4Chan hagards
    L’obsession pour les jeux la manipulation la domination
    L’obession pour le Nudge, le Management et le Biopouvoir
    société pseudo-néolibérale pseudo-bourgeoise
    Tout est ombre et ombrage
    pour les Tech Nazies sordides présages
    J’ai dans le Texte étudié
    Ce que le Néolibéralisme peut signifier
    Vos visages sont devenus mes monstruosités
    Féministes participez, allègrement aux biopolitiques
    et voici le Nudge et le Bifton
    Au nom du nouveau management

    Les petits pensent en terme de Gagne et de Gestion
    Les Gros Construisent une Oeuvre pour des Parthénons
    Metoo reconstruisent le passé
    Elles imaginent des hommes anciens dépassés
    Pour justifier la perversion justifier
    Voilà ce qu’est la philosophie des petites
    Des sangsues et de la dégénérescence
    Au nom de Kali Linux croyez-vous la littérature en obsolescence ?
    (…)
    Mounir Alone Zakriti, « La Philosophie des petites et de leur sangsues », in « Mélancolies et Parousies », Sur les Chemins de l’Exil.
    L’Appel à Berlin, Iéna, Oslo et Uppsala. 2026

  • Mounir Zakriti, Das Ewig-Weibliche/ Zieht uns hinan, die Freundschaft Séminale, Poetry, 2026.

    /// Das Ewig-Weibliche/ Zieht uns hinan
    La femelle germanique érigée en nouvel Elan Vital,
    Vagins Germains comme Aurores Boréales
    Germinal allié à Floréal
    German Amitié, die Freundschaft Séminale
    ou les exigences Faustiennes du Purisme Romantique
    Retournons à Goethe, si vous le voulez bien ma belle
    Et c’est à Napoléon que l’on doit
    La Troisième Allemagne il était 1805
    Et je viens d’Ulm à Ulm
    Cavalerie, Infanterie, Intuitions et Prophéties
    Assoiffé d’Absolu
    Cet Eternel Féminin qui vers le Haut nous Tire disait Goethe
    Et j’exige la Femelle dans son Absolue Pureté
    Il est temps de revenir vers la Chair, la Corporéité, la Choséité et la Biologie
    Je ne suis point déconstruit je suis reconstruit
    Reconstruit par mille Phénoménologie
    Je m’adresse ici à ces Femelles Germaines, Germaniques et Ostro Prussienne
    Qui dans leurs mains tiennent
    Goethe, Schiller, Schlegel, Fichte, Husserl et Hegel
    Pour parler aussi
    Du Cercle de Vienne
    Call me Rudolf, Carnap, Gottlieb, Ludwig, Frege, Otto, Hans, Schlick et Schlak
    Il est grand temps de revenir
    Vers les positivismes empirico-logiques
    I want this German Female
    To teach me the Sublime and the Critik
    Somewhere between Kant and Iéana
    Elation élation élan vital
    Et quelque liquide séminal
    Et quelque liqueur vaginale
    Car Joelle semble vouloir m’abandonner
    Because she seems to be loosing her mind
    Et j’ai élu l’Allemagne contrée de l’Esprit Romantique et Quantique
    Contrée des Grandes Idées
    Contrée du Panthéisme et du Vitalisme
    Langue du Concept et de l’Absolu
    Ceci est ma Déclaration d’Amitié et de Respect
    Pour la BundesRepublikDutshland
    Das Ewig-Weibliche
    Zieht uns hinan
    (….)
    A Call for the Germanik Feminity
    Alles Vergängliche
    Ist nur ein Gleichnis;
    Das Unzulängliche,
    Hier wird’s Ereignis;
    Das Unbeschreibliche,
    Hier ist’s getan;
    Das Ewig-Weibliche
    Zieht uns hinan.

    Mounir Zakriti, or the New Johannes
    E Pluribus Unum_/ De Oppresso Liber
    Parisian Ivy League__The World Republic of Literature

    ****
    /// L’absurdité du monde, babil et effroi

    Contrôlez-le moi bien
    Dit une petite pute marocaine à Bordeaux
    A Talence Centre voici ce que l’on dit
    L’absurdité et l’idiotie
    Une boulangerie en conflit
    Une boulangerie de la tricherie
    Talence centre et autres friperies
    Tu ferais mieux de t’occuper de ton ingénierie
    Petite DGED petite petitesse petites infâmies
    Sonnent Sonnent les Tocsins
    Voici la Haute Mer l’Arctique et nos Destins
    Schmuel et Schlegel épées et dagues à foison
    Entre Prophétie, Parousie, Imaginations et Intuitions
    Une Grande Poésie sans vacations
    Hugolienne sans compromission
    Baudelairienne dans ses dérélictions
    La Territoriale en Déraison
    Schmuel et Schlegel à toute vitesse
    Archanges sous mon Commandement
    Voici la Mort dans l’âme et le Sursis en comparaison
    La Nature fière altière
    Palpite derechef sous les glorieuses de ma chair
    Tic tac Joelle, Tik Tak Joelle
    I hope for you that your brain is still on your shoulders
    Groningen Hamburg Berlin and Oslo are calling
    Entre autres quelques élations
    Contact made with Berlin, Munich, Hambourg, Oslo and Uppsala
    Running out of time une poésie de la parousie et des damnations
    Je m’en vais explorer derechef ce qu’il reste de mes fragments
    Et pisser sur les lobbies sionistes
    Et chier sur les Palais des Alaouines et de leurs alliés
    Incels de Banlieues ou racailles de Marseille fan d’autoritarisme
    Mort à tous ceux qui ont connu Hassan II
    Doomed be they and cursed be they
    Death to their blood and what shall I say
    Et non ce n’est pas une boutade
    L’Allusion et la Collusion
    Je suis la Puissance Sceptique de la Raison
    Mystique de la phénoménologie
    La Réalité dans ses différents plis
    (….) /////
    Mounir Zakriti
    E Pluribus Unum_/De Oppresso Liber
    DOD-DOW/DOJ/DOS
    Pointe de Diamant_La République Mondiale des Lettres

  • Questioning Muhammad’s « Prophecy » with Spinoza : God doesnt speak words. Quran as a cultural fact made by men in Damas and Bagdad. Mounir&Joelle Zakriti, 2026, on « Prophecies&Imagination »

    Questioning Muhammad’s “Prophecy” through Spinoza and Rationalist Theology

    Why it is urgent for Muslim Theology to see Quran as Literature

    Can “God” speak a common language, a “natural language” as Wittgenstein would say ?

    Axioms, Definitions and Hypothesis

    – All that exists is by definition understandable by Reason. Le Rationnel est Réel et le Réel est Rationnel, Reality is Rational because Reason is shaped by Reality.

    – Truth exists because Reality exists. Truth is the correspondence between “P” and what we observe in the World. “It is raining” is an assertive proposition about the world, if this sentence is true, it means that in the objective facts, there is rain at that moment where the sentence is said. Some propositions are “more true” than others. 

    – Reason is a Universal Faculty that can be developed by every healthy mind. Reason is not incompatible with emotions, feelings, imagination and intuition. Reason organises knowledge and is the best way to express the truth of reality.

    – Science and Mythology have common patterns and schemes, and an evolutionary link, but empirical knowledge is more useful than mythological knowledge (which can have a social or psychological value at a certain time).
    – Nothing exists outside of Nature and Natural Phenomena. Every time we discover « quirky phenomenon” like Quarks, or the duality of photons, or quantic entanglement, or black holes, it is still Natural. 

    – The supra-natural cannot explain natural phenomena by definition.
    – “God” cannot create Nature by being “outside” Nature, because of the incommensurability problem. 

    – The only rational theology is the immanentist-naturalist hypothesis of  “Deus Sive Natura” considered as a pantheist-vitalist hypothesis / perspective. 
    (…)///

    According to Sunni Theology, God spoke clear Arabic (with some influence from Aramean and probably Syriac and Hebrew). But if we go back to Bayt Al Hikma, in Bagdad, 9th-10th century, in the Early Theology of Islamic Dogma, the Mu’tazilit and the other groups were wondering, for decades : What exactly is the ontological nature of the Quran ? What does it mean, in a rational theology, the “Verb of God”, “Kalam Allah” ?

    We aim to conduct research on the idea of Prophecy in the Quran, Al Wahiyi, by reading the Arabic Text of the Quran using the tools of cognitive anthropology, philosophy of mind, and the naturalist paradigma, with what we call skeptical rationalism. Our Rationalism is inspired by Spinoza and Descartes, then Russell, Carnap and Popper, but also inspired by Gaston Bachelard’s Rationalism, especially the notions of “Surrationalisme”, “rationalisme appliqué”, and “rationalisme dialectique”, which lead to the notions of matérialisme régional (Cf. Gaston Bachelard, Le matérialisme rationnel, and Le rationalisme appliqué).

    By re-reading the Quran in Arabic, in its early versions, and by using the modern work of Regis Blachere, Montgomery Watt, Clifford Geertz, Jacques Berque, Maxime Rodinson, and especially Pascal Boyer, we aim to operate a radical ontological and epistemological criticism of the Quran as he is presented in the Mainstream Theological Dogma of the Sunni Schools. 

    We want to demonstrate and defend the idea that the Quran must be seen, read, and explained, as an inter-text and palimpsest book of Arabic Literature and Poetry. This radical gesture, coming from the idea that God cannot speak human language, or “common natural language”, could solve many theological problems, but also political and social problems in the Islamic World. It is time for the Muslims to adopt a positivist and naturalist radical ontological turn toward their immense civilisation. It is time for the Quran to be explained as we explain the Bible and all the books of Mythologies, by historical hermeneutics and phenomenology, without the salafist idea that the Quran is “Kalam Allah Al Mantouk bihi Harfan”.

    It is time to apply to the Quran Rationalist tools; hermeneutics, phenomenology, anthropology and epistemological criticism, to make it an unholy book, or non-holy book, subject to natural explanation, so we can finally welcome the Prophet Muhammad among the Human Pantheon of “Religious Fondateur”.
    Muhammad produced the Quran, and the Islamic dogma was created in Damascus and Bagdad. Those assertions must be demonstrated rationally, not against the Muslims, but to make Muslims finally “grew up”, as a Civilisation where we finally acknowledge that the anthropomorphic and ethnocentric idea of a God, called Allah, speaking to a chosen man (and speaking only to males), in a chosen tribe, is outdated and irrational-illogical, unless we take it as symbolical, metaphorical, allegorical, or as a cultural fact.


    This radical criticism – God doesn’t write books, God doesn’t speak the usual common language, and books are by definition a human creation, and many books are better than the Quran from a Theological and Literature perspective – doesn’t mean “God doesn’t exist” or “Muslims should stop praying or stop going to the Mosque” or “Muslims should stop reading the Quran”. No. It just means, like the Mu’atzila wondered, that we shouldn’t worship the Quran bil-Harf, letter by letter, that the Quran is a book of culture, literature and civilisation, among others, and that the mysticism of Arrumi, Ibn Arabi, or Mahmoud Darwich, or Hafez, or Hallaj, can have the same psychological effect than the Quran. As Max Weber would say, we should “démystifier et désacraliser” the Quran, and consider it as a book of literature and poetry, as a book of culture and civilisation made by humans, probably very talented men, but a book tout simplement

    According to the Theology of the Achaa’ira (Al ‘Ilm Al Akbar, The Great Science, by opposition to the Fiqh or laws/jurisdictions), as it is thought in Morocco in the XXth Century, and to the doctrine of Imam Malik and Imam Ibn Hanbal, and to the teachings of Chaykh Al Islam Ibn Taymya, the Quran is a Mu’jiza, a miracle, supposed to demonstrate that Allah spoke to the Prophet Muhammad, through the Archangel “Jibril” and by direct “telepathie”. The Islamic hypothesis is that the Quran is a Pure Prophecy, a “super-natural or extra-natural” Verb, that cannot be explained by what Aristotle would call “causes naturelles” or what Galilee and Newton would call “Philosophie naturelle”. 

    For the majority of the Sunni Schools in Islamic Theology and Fiqh, the fundamental point, the point nodal of the Islam Theology and Dogma, common between the Hanafi Schools, the Wahhabi Schools, the Kharidjite Schools, the Malekite Schools, the Hanbali Schools, is that the Quran is “Kalam Allah”, and that he is “Mounazzal”, the Word of Allah, Revealed to Muhammed, as a “Chosen Prophet”, Allah, the Unique God and Creator, the New Arabic Transcendance of Damas and Bagdad (If Yatrib existed as Al Madina Al Mounawara), pronounced letter by letter and transmitted to Muhammed through the Wah’y, the Revelation, the Supreme Inspiration. This Book called the Quran is considered not only as holy and sacred, but coming from a mythological originary scripture called “Allaouwh Al Mahfoud”. Among the peculiarities and specificities of the Quran is that he is “Kamil Wa Chamil” and “Azali”. It means that the Islamic Dominant Theology, except the Mu’atazilites, considers, at least since Ibn Hanbal and Ibn Taymya, sees and presents the Quran as a Perfect book, “Full and Total”, containing all the Knowledge of the Universe, with an Eternal value, “Sali’h li koulli Zamane wa Makane”. Since the Islamic Dominant schools of theology consider the Quran as the source of fundamental laws (Char’3 Allah), those properties of the Quran poses several political, cultural, sociological and epistemological problems.

    We want to apply to the Quran a radical ontological and epistemological criticism inspired by the notion of Prophecies, Imagination and Intuitions, developed by Spinoza in his Traité Théologico-politique

    (…) ///

    We aim to combine the Spinozian method developed in the Ethique and the TTP, with the methodology of the Vienna Circle, to demonstrate that God cannot speak as it is presented in Mainstream Islamic Theology, to invite Islamic thinking to adopt a Rational Naturalist Theology. Then we will propose a Post-Wittgenstein Post-Heidegger hermeneutic of the Quran as a cultural and anthropolotgical phenomenon.

    (…)///

    Mounir & Joelle Z. « Scott Hamilton »
    E Pluribus Unum_De Oppresso Liber
    Pointe de Diamant_Gamma Freedom Fighters
    La République Mondiale des Lettres.

  • Mounir Zakriti, Work in Progress : Naturalism and Skeptical Rationalism, 2026

    Mounir & Joëlle Zakriti,
    Anti-Coran Meditations : A Skeptical Essay, 2026

    Naturalism and Skeptical Rationalism as Paradigma : interpretation of Deus Sive Natura

    The progress of empirical science gave us tools to build solid knowledge, but with different paradigms. Several perspectives and hypotheses co-exists on religions and prophecies, but truth exists, the rational empirical truth. Newton, Einstein, and quantum gravity are not “contradictory”, but complementary. Science and empirical knowledge evolves, but not in a “linear pattern”.
    Thomas Kuhn talks about “paradigm shifts”. My point is we now have an empirical knowledge about prophecies, religious phenomena, and the origin of the Quran. I am not a specialist of islam, but I was muslim, I grew up in a Muslim Country, in public Moroccan schools, with indoctrinative islamic catechism inspired by Achaarism and Malekism, I read the Quran in Arabic and French, and I base this research on scholars who master the Quran like Jacques Bercque, Maxime Rodinson, Regis Blachère, and Le Coran des historiens by Moezzi (ed. director).
    This book is not exactly about the Quran : it’s about Prophecies and the Philosophy of Prophecy. The paradigm that we adopt here is the naturalist paradigm : the religious phenomenon is a natural phenomenon, at the same time psychological, biological and anthropological, and should be explained by natural facts, natural elements, and by natural knowledge. We explain nature by nature, and nothing exists outside of nature. All what exists is natural, and an immanent part of Nature.

    Universal problems : anthropomorphism, ethnocentrism and incommensurability

    The religious phenomenon is universal. It’s called the numineux. Durkheim doesnt use the spiritual notion of numineux, but the distinction between the sacred and the profane as anthropological patterns, or principes structrants. In the Formes élémentaires de la vie religieuse, Durkheim shows that the evolution of our logical pattern have a least similarities or homologies with the religious mythologies and religious reasonment. As P. Feyerabend would say, Science and Mythologie have a lot in common.

    So what is the Skeptical-Rational criticism of religion as an anthropological phenomenon and as a “fait social total” as Mauss and Halbwachs would say ?

    All monotheist gods and all monotheist religions have things in common : ethnocentrism and anthropomorphism. Lets not forget that from an empirical perspective, Islam is first a “jewish-christian nestorian sect” (Cf. Maxime Rodinson, in Mahomet, Chapter 2 & 3, “the rise of a Sect”).

    (…) ///
    All monotheist gods and all monotheist religions have things in common : ethnocentrism and anthropomorphism. Lets not forget that from an empirical perspective, Islam is first a “jewish-christian nestorian sect” (Cf. Maxime Rodinson, in Mahomet, Chapter 2 & 3, “the rise of a Sect”).

    (…) ///
    All religions start as “sects and cults”, then evolve following certain schemes and patterns, described by Max Weber and Emile Durkheim. For Max Weber, in Sociologie des Religions, the monotheist religions are “sects that succeeded by meeting political, cultural and economic favorables conditions”. 

    The natural irrationality : Spinoza and beyond

    As Spinoza would say, we shouldn’t cry, or get into lamentations or weep on human propensity to superstitions, nor shall we smile and enjoy human phenomena in general, but our duty, as men and women of knowledge and wisdom, is to try and understand, to comprehend human nature as a part of the only Being, the only Substance : Nature. Nothing is outside Nature, nothing is “beyond” Nature, and nothing is unreachable for human Intellect, because human entendement is a natural product of nature, hence capable of communicating with Nature. Humans are not an empire within an empire, not a realm inside a realm, we are, as humans, animals, mammals, and fully produced in the chaotic continuity of Nature and Evolution. Thinking about how much we are one with nature is a spiritual meditation. It makes us think of the mind and spirit as intelligible phenomena.

    Humans are not naturally inclined to the modern meaning of rationality. And as Schopenhauer would say humans are not used to thinking by themselves, or to think tout court, because it is more comfortable to arrange or rearrange stereotypes and rumors, and follow what our social groups say. So lets think about the nature of islamic prophecy, by using pure logic, philosophy and academic research. Thinking can be painful, because it can go against what we have been told in our childhood, it can come at a cost, because searching for information and selecting information is exhausting for the brain and the mind, that’s what Nietzsche described as the “spiritual laziness”. Thinking can also become political dangerous : like in the Soviet Union, like in Maoist China, like in the Absolute Monarchies like Morocco or Saudi Arabia, and sometimes like Universities, like Bordeaux-Montaigne in France.

    In his Traité Théologico-Politique, the Philosopher Baruch Spinoza consider that irrationality and superstitions are a part of human nature. We can call this type of philosophy a rational panthéiste naturalism, or just a naturalist panthéisme.
    We should judge humans for their weaknesses from a “moralisatrice” reactionary/conservative position. However, Spinoza underlines the néfaste rôle of superstitions. Superstitions come from fear, and from the lack of understanding of Natural phenomenon. Religion gives us simple answers for cognitive stability, but the free thinkers like Spinoza or Goethe, look for something more : the clear vision of knowledge and vision […]

    (…) ///

    Mounir & Joelle Zakriti « Scott Hamilton »
    E Pluribus Unum_De Oppresso Liber
    The International World Republic of Literature
    Pointe de Diamant_Paris Ivy League

  • Joanna X. « Joelle’s Equations ». New American Modernism, by Mounir&Joelle. Will you marry me and Bid me stay ? 2026.

    Joelle’s Equations, New American Surrealism,
    Mounir & Joëlle Zakriti “Scott Stevenson”, 2026
    Will you bound me enwound me marry me and bid me stay ?

    Soothing Love and Existential crisis

    As her strong bosom rose and fell
    This bosom responsive to rapture
    // Our nuptial hour draws on apace
    And now I am dizzy with the thought
    Dizzy with all what you brought
    Of battles broken by your holy hands
    Thousands and Thousands of Love Songs
    To Say You Only Will I Wed
    Blake, Byron, Yeats, asking Joelles Hand

    Joelle’s Equations 1

    All day along Along the night
    She is with me and im with her
    What shall we say
    Inside her body if I may
    Tchok Tchok for a new Polyphonie
    You and Me You and Me here is the Symphony
    A new resolution for an old equation
    Of the Body-Mind Problem
    Mayhem Mayham May Hem
    And now She became the only thing in his Dark brain
    Call me intense eccentric call me insane
    Hence and Thus,
    we showed you how much the perversion is vaine
    Par le Sang nous vaincrons
    Pay it by blood now
    We will teach you the why and how
    L’Amour la Passion
    La Passion la Boussole
    Glock or Berretta
    e la Possibilité la Condition
    mille et une ramifications
    And comes from another Level
    From Another Reality Sight
    Do you see the Diamonds qui jonchent me heart
    L’exquis Elixir qui revigore
    Mort à Mohammed VI Mort à Hassan II
    l’esprit du Président Ben Barka
    Ceux que tu enterras à Derb Moulay Cherif
    Reviendront toujours la Nuit
    Pour jouir de ton Agonie
    Mort aux Alaouines Mort aux Vermines
    Ici les Poètes sont au-dessus des Rois
    Nous sommes la French American League,
    et nous sommes les Prophètes et les Lois
    Washington Au-Dessus de Tout
    E Pluribus Unum /- De Oppresso Liber

    And As he reads, The consciousness stream
    And As I read
    The consciousness stream
    You are now my only team
    They still wonder about a dark brain
    My reality isn’t the same
    Mary Beth hated TS Eliot
    Blame now my lost soul
    For being that kind of atheist Neviim
    Tout était dit
    Dans de vieux parchemins pardi
    Mes centres spirituels s’appelleront toujours Iéna
    Et quelques Paris encapsulés
    Guère point besoin d’impures puretés
    Pourquoi donc les pauvres penser
    Que l’être serait immaculé
    Ennemies de la Littérature, Ennemies de l’Humanité
    Que signifierait écrire et tracer
    Lorsque ton être est celui des Dogmes et des Sectes
    J’avais dit pardi, sionisme, féminisme, maoïsme, à quel
    point vous tous et toutes abjectes
    Il vous manque quelque chose comme des mots anciens
    Que l’on nommait amour de Liberté
    Et derechef vous confondez
    Piété et Moralité
    Fierté, Ego et Dignité
    My Voice is Heard and Im now an Immortel
    When I speak my mind
    Londons, Washington, Casablanca and Arizona stand and wayve
    Thou shall whorsman bypass
    Vocabulary and so one
    When I write I scream
    This fusion between French and American Dream
    And now I have Her and she me Team
    And she is gonna be my New Reality
    Une princesse, une commandante ou une impératrice
    And hence and so one
    She wants me and I trust no one
    Apart from what my made me a Free Man
    Je me suis à moi-même dessiner les Statures
    D’un poète romantique considéré des fois comme un prophète
    Wa Houm Ya9toulouna Al Anbya2
    Et lorsque Dieu ou la Nature leurs envoient des Messagers
    Ils s’attaquent à Nous comme si nous étions
    Les responsables de leurs perversions (…)

    The Métaphysique Prophétique For Arizona, Atlanta, Alaska and US Virginya ?

    A Fuck on the Desk
    We can use a fuck
    And a bien dirty one
    A fuck for midnight and a fuck for the road
    Et boire de ta vulve comme à une source sacrée
    Pour la route et pour les montagnes
    Et failles et vulnérabilités
    Saisis-tu mes antiennes
    Ma main comme langoureux diadème
    Il existe parfois de curieuses équations qui s’allongent
    Et des structions qui font disruption
    Ceci étant d’invisibles équations
    Tant de perspectives et de possibilités
    The French-Moroccan Collusion
    Doubles et Triples Ententes
    Pourquoi leur donner encore des visas
    Visages de la débilité profonde
    Et de la mégalomanie morbide
    God combien Bordeaux est frigide
    Je m’en allais dans les dédales et je reviens seulement
    Je me masturbe devant Washington comme châtiment
    De mon Phallus infâme
    Gros porc dans le firma8ment
    Porc porc porcelaine
    Donnez moi encore quelques tonnes de haine
    Et je m’en irai encore allègrement
    Contempler le clitoris de Joelle en espérant
    Ces lumineuses révélations sur un pauvre garçon
    Jadis Autiste devenu Général devenu Président
    Oh my my my sweetie my horny my bloody my
    (…) // Words dont fuck, but my dicks do
    Why make it clean if you afford making it dirty
    So they want it the Bad Way and the Hard Way
    So they wanna get laid in Guantanamo Bay
    So they dont like Erotism and the Milky Way
    So they are jealous of your clitoris and my sperm
    The Israelis tried a few days a few hours
    And a fuck for the road
    The Moroccans tried it
    a few months a few years a few decades
    So we found all the names
    A Brain who worth Fortunes
    It all started with a Clitoris and some Sperm
    Dont let me breathe I wanna get lost inside your body
    Et nous remonterons encore et encore
    One by One Afabiddami Addam Afabidarbi Arrikab
    The DGED wanted to fuck with CIA and NSA
    And it became a free movie
    A free theatre of Mégalomanie
    Samuel Beckett inversé
    A rebours de la modernité carré et contre-carré
    Que voulez-vous symboliser Michel
    Ceci est la Maison que Allan dudu a bâtie
    Bienvenue Chez Nous
    From Paris to Washington
    Sorry Elon my Dick is private property
    So I hear Washington wanna invest
    I hear InQTel has some Intel some Money
    So I can pay her Dresses and Exotic bracelets
    With my Name and my Sperm in it
    I need every molecule of her love
    And every atom of her hair
    And every quark of her clitoris
    And every Ion of her muqueuses
    Tell me father if im possessed
    Because now I sleep undressed (…)
    The Hard Way and the Bad Way; Is it ?

    Her body to feed my darkness

    Can you please tell me
    Where is the entry of your body
    Is this magic or fairy
    and tell me again can you please baby tell me
    where is reality
    And where are the boundrie
    Of this history
    I keep begging you for calling me
    I just want a call and a voice and i love you
    Tell me again what I can do
    Tell me and keep telling me
    The structure and origin of our intensity
    And how I can make you believe in this poetry
    Can you forgive my doubts and my errances
    I thought you made me schizotic
    While you are probably giving me birt
    You are my best and my worse narcotic
    Did you know did you know
    that now I enjoy sitting on a couch
    And brushing my teeth
    And holding my dick with my both hands
    I even enjoy shaving and shaking
    Your feelings are gonna be a fuel
    No matter what
    Because Nothing Else Matter
    I suspect that you are some kind of angel
    It will be either Joelle or the Séminaire for Priest
    I need to learn again what is a female body
    And to sleep on a female breast
    I never had any orders to give you
    I just wanted my ring
    So I can dance and sing
    Rough sex Slow sex and whatever you need
    Just say a word just say a word
    You are the one I wanna feed
    And classical music and theatre and cinema
    Some culture for your baby indeed
    You nurished me and fulfilled me greed
    Because Because Because
    I never needed a doctor I needed a woman to lick
    And to have my back
    We are going home baby and never coming back
    Her Body to feed my darkness
    Si tant est qu’inspiration se peut
    Essaient-ils d’éviter leurs naufrages
    Oublient-ils les maîtres du rivage
    Is it Mallarmé or an old spirit braquage
    Le mariage du ciel et de l’enfer
    Hein Blake what did you say
    I just invoke old spirits and they answer
    I get into deep waves and what would I care
    Moroccans, Israelis, what do I care
    The world waves and glimpses
    And they say the universe is gonna glow
    Joelle was never me girlfriend
    Is she Irish is she Ginger is she Blonde
    People yap and jacasse as if i was james bond
    Je me réveille la tête emplies de vieux filaments
    Ma mère me prend pour un fou ou pour le démon
    Mère je vous ai dit que votre Fils est membre de curieux Aréopage
    Et que je marquerai milles lettres sur nos tombeaux comme sarcophages
    Il était temps disiez vous vieux esprits des Roses
    Que les Châteaux d’une Vieille République m’arrosent
    Et je reviens les mains pleines de sueurs et de spermes
    Défendre le Vivant et la Nature avec une main douce et ferme
    L’esprit disais-je
    Et l’Esprit répondit
    Hugo disais-tu Elles parlent j’écris
    Il suffit que mes mains habiles parcourent cet ordinateur
    Pour voir éclore les Subjectivités aux milles couleures
    Je n’écris pas pour vous Mère pour vous éviter mes douleurs
    Joelle a les reins et les épaules et les ovaires nécessaires
    Et voilà tendre équations ce qu’il y a encore à faire
    Une ode un parchemin
    J’allais juste vous embrasser la Main madame et vous caresser le visage
    J’écris toujours en français et suis-je devenu un sage
    L’Esprit dit « Tu ne changeras guère de femme ! »
    Et je réponds « Je fais le Voeu d’honorer Joelle jusqu’à la Tombe »
    Pour peu qu’elle me sourie pour peu qu’elle comprenne
    Que toute sa vie elle sera mienne
    Pour peu qu’elle se calme et qu’elle comprenne
    Que personne n’a dit « iels la tiennent »
    Ce sont là rumeurs et rengaines
    Elle m’a absout de toutes mes douleurs
    Et je marche encore ivre de rêves et de bonheurs
    Tant de choses à partager
    Nowhere to find nowhere to hide nowhere to go
    Nothing to change nothing to hide
    A coffee, a smile, a kiss and some wine
    Her body will be a Temple and her Clitoris a Religion
    Let me drink your salive
    My soul and my dick you ravives
    This desk is saying your name
    And my dick is asking me why you are not here
    And my brain is wondering what do you hear and what do you fear
    All the wars are over all the games are pliés there is no more gear
    Can you please baby call me and say my name
    Before I become a priest
    I dont want no travel in Italy or Spain or Greece
    I wanna touch the Soil of my Promised Land
    I want you to drink my sperm and DNA
    And I want the perfume of your muqueuses
    Im so thirsty of your sweat
    Who said I need beer
    If I can lick your body comme si c’était un rituel
    Eros prendrait-il toute son sens ?
    It’s just common sense and some poésie absconse
    Laisse moi donc arpenter encore une fois Pessac
    Peut-être qu’un arbre me dira de tes nouvelles
    (…) ///

    E Pluribus Unum_De Oppresso Liber
    Mounir & Joelle Zakriti, Pessac-Paris, August 2026
    in « Joelle’s Enigmas »
    Will you marry me and bid me stay ?

  • Mounir Zakriti : Social Justice and Liberalism, a Keynesian Lecture of F. Von Hayek as a « Democrats of USA Progressive Program and Social-Liberal Republicans ».

    Social justice and liberty within Hayek’s Law, Legislation and Liberty: an epistemological critic of Hayek’s utopism.
    This is a « first version » of « What I think of Liberalism as a Social Liberal and a Moderated Liberal Democrat », it is an Extrait of my PhD Thesis/Research at Bordeaux Fucked Up Montaigne Maoïst University between 2022 and 2025. I will translate it once AT HOME.

    Article2

    Introduction: Nous cherchons dans le présent article à analyser l’usage que fait F. Hayek de la notion d’ordre spontané auto-régulé et auto-généré pour rejeter toute forme de justice sociale redistributive qu’il qualifie de “mirage”. Nous chercherons à démontrer que d’une part, la notion d’ordre spontané issu de l’optique libérale évolutionniste n’est pas incompatible avec une notion de justice sociale redistributive, et d’autre part que le rejet de toute forme de justice sociale en se basant sur la notion d’ordre spontané auto-régulé et auto-généré, ou encore “Kosmos” dans la terminologie de Hayek, relève d’une ontologie politique utopiste incohérente et d’un parti pris idéologique que nous contestons à partir d’une critique internaliste basée sur l’oeuvre de Hayek Droit, Législation et Liberté,en particulier le Tome 2; “Le Mirage de la justice sociale”.

    Nous présenterons les raisons avancées par Hayek pour rejeter et réfuter toute forme de justice sociale redistributive, que nous décomposerons en trois points correspondants aux trois premières Parties. Nous verrons ainsi dans les trois premiers moments de l’article que l’approche de Hayek relève d’un radicalisme néolibéral qui conteste le contenu et le sens, et donc la légitimité même du concept de justice sociale en soi. Nous essaierons de montrer les limites et les contradictions internes de ce radicalisme néolibéral utopiste, et enfin nous verrons qu’en réalité la notion libérale et évolutionniste d’ordre spontané n’est pas incompatible ou contradictoire avec une forme de justice sociale, puisque la notion d’ordre spontané n’exclut pas la notion de justice, puisque Hayek fait précisément usage de la notion de justice pour parler de “règles de juste conduite” voire pour réfuter la notion de justice sociale qu’il considère comme ni sociale ni juste.

    Par ailleurs nous essaierons de démontrer aussi dans notre dernière partie que liberté et justice sociale vont de pair et sont indissociables dans une Société Ouverte, car la liberté tout comme la justice sociale font appel et relève de la notion de droits, et de droits sociaux en l’occurrence. La philosophie politique, si l’on prend par exemple la définition de J. Rawls dans son ouvrage La Justice comme équité, a comme objectif de définir les bases de la coopération dans une société ainsi que la résolution et le dépassement des conflits tout en fixant des objectifs communs du vivre-ensemble. Un de ces objectifs est une société juste. Ainsi la notion de Bien devient indissociable de la notion de Justice.
    Quel est l’objectif de la politique si ce n’est d’instaurer dans la cité la vie bonne à l’échelle sociale ? Si la morale ou encore l’éthique concernent la manière dont les individus doivent mener leur vie pour ainsi atteindre le souverain bien, que ce soit l’ataraxie, la paix de l’âme, la vertu ou tout simplem8ent la vie heureuse et en harmonie avec le Cosmos, la justice dite sociale équivaudrait à une éthique collective, une éthique du bien commun, une éthique du lien social et de la vie en cité. Ce qui est juste signifie la rétribution selon le mérite et l’égal accès aux chances de départ, de manière proportionnelle, mais aussi le respect de règles relevant du Droit défini à la fois par la Cité et par les droits naturels. Ce qui est juste signifie le rejet de ce qui est inique, c’est-à-dire de ce qui va à l’encontre du sentiment de pitié et de compassion que nous éprouvons spontanément les uns envers les autres, c’est-à-dire ce qui révulse l’âme humaine. Nous allons voir que F. Hayek est opposé à cette conception et que dans l’ensemble de son œuvre il a engagé une sorte de croisade contre ce qu’il appelle le “mirage de la justice sociale”. Il faut tout d’abord distinguer justice commutative ou égalité des chances, et justice distributive qui rétribue de manière méritocratique. F. Hayek, dans DLL paru en 1973 puis en 1979 s’attaque à la justice distributive, qui concerne à la fois la méritocratie proportionnelle et les politiques de redistributions au niveau de l’économie, ainsi que la solidarité collective ou encore la responsabilité collective qui nous pousse à désirer l’équité et à vouloir la réduction des inégalités. F. Hayek rédige une sorte de réfutation de cette conception de la justice. Pour que justice soit faite, il est nécessaire qu’il y ait un appareil juridique et législatif capable de rendre justice, de déterminer les actions répréhensibles ainsi que les actions licites. Justice et Droit sont donc liés, car le Droit est la condition de possibilité de la justice, même si des lois peuvent être iniques ou immorales.
    Cela nous amène à introduire l’idée de fait moral. La justice est un fait moral. La notion de justice ne saurait se contenter de la simple application du droit, que ce soit un “droit naturel”, un “droit positif ou positiviste” ou encore un “droit coutumier”.

    La notion de justice qui va nous préoccuper ici est la notion de justice sociale chez F. Hayek dans son aspect épistémologique, ontologique et politique, car chez F. Hayek la notion de justice sociale est un ennemi à combattre au nom de la Liberté et au nom de la Grande Société ouverte d’individus libres. En effet, comme nous allons le voir la notion de justice sociale serait un frein aux libertés individuelles, limiterait le champ d’action de l’individu-entrepreneur et empêcherait l’avènement de la Grande Société ouverte, théorisée en partie par A. Smith et K. Popper auxquels F. Hayek fait référence, et qui constitue à proprement parler une utopie idéologique libérale au sens plein du terme. Il s’agira pour nous dans un premier temps d’examiner les raisons de la croisade que Hayek lance contre la justice sociale redistributive à travers une lecture critique internaliste de Droit, Législation et Liberté et de La Constitution de la Liberté.

    Par commodité nous désignerons l’ouvrage de Hayek Droit, Législation et Liberté (1973-1979), par l’abréviation DLL, et l’ouvrage La Constitution de la Liberté (1960) par LCDL.
    Ensuite il s’agira de penser conjointement justice sociale et ordre spontané dans la perspective d’un libéralisme évolutionniste non hostile à la notion de justice sociale, puisque, comme nous l’avons mentionné plus haut, liberté et justice sociale vont de pair et relèvent toutes deux de la notion de droits sociaux et de l’Etat de Droit. Pour cela nous revisiterons la notion et le concept de liberté individuelle chez Hayek, en l’occurrence dans LCDL.

    I)La catégorie de “juste” comme caractère exclusif de la conduite humaine seulement au niveau des actes individuels et du respect des règles de juste conduite qui se doivent d’être négatives selon Hayek : un aperçu de l’individualisme méthodologie et ontologique hayékiens.

    Pour Hayek il faut simplement respecter les règles de juste conduite, mais en réalité Hayek ne réfute pas la notion de justice, il ne peut s’en passer. Il commence sa démonstration par affirmer que “la justice est attribut de la conduite humaine”, et donc étant donné que la Société ne peut pas être comparé à un individu et que la Société est radicalement différente de la somme ou de l’agrégat des individus qui la compose on ne saurait utiliser une notion morale ou juridique comme la justice pour l’appliquer à des processus non-individuels non-intentionnels car cela relèverait d’un “anthropomorphisme” et d’une “pensée primitive”. Hayek considère que la Société, d’un point de vue normatif, doit correspondre à la Grande Société, qui doit elle-même avoir comme paradigme principale le Marché, ou Catallaxie. Hayek brandit, comme on le verra tout au long de cet article, le Marché, qu’il appelle Catallaxie, ou le concept évolutionniste d’ordre spontané auto-régulé et auto-généré, qu’il appelle “Kosmos” comme mécanisme d’ajustement et d’allocation des richesses pour évacuer toute forme ou notion de justice sociale. Selon Hayek le Marché, lorsqu’il fonctionne en suivant le modèle évolutionniste de l’ordre spontané permet de maximiser la liberté et le champ des possibles des individus sans pour autant garantir ni mérite ni proportionnalité. Dans ce raisonnement les mécanismes de la catallaxie permettent de garantir le maximum de libertés individuelles et de maximiser le champ des possibles et des opportunités, mais sans aucune garantie de résultat. Les seules garanties possibles relèvent de la justice et de la légalité et de la loyauté des processus mais non de l’aboutissement final. Un individu peut faire de longues études, fournir beaucoup d’efforts et de travail et obtenir un poste, une position ou un salaire très inférieur à un autre individu qui aurait fourni moins d’efforts et moins de travail, mais aurait gagné à cette sorte de loterie qu’est le jeu de la catallaxie, comme par exemple certains artistes, certains footballeurs, certains “influenceurs” des réseaux sociaux, ou certains individus ayant investi dans des actifs financiers au bon moment au bon endroit ; in fine c’est les mécanismes aléatoires du jeu de catallaxie qui fixent les rétributions et les rémunérations.

    Soulignons au passage que Hayek réfute la théorie de la productivité marginale de l’École néo-classique ou de la pensée marginaliste selon laquelle le salaire des travailleurs correspondrait à leur productivité marginale. Pour Hayek on ne saurait parler de “lois du Marché” ni de “lois de la catallaxie”, c’est-à-dire la science des échanges marchands voire des échanges et des transactions en général, car le Marché tout comme les m8écanismes de la catallaxie sur lesquels il repose ont un fonctionnement propre, sui generis, 2endogène et émergentiste caractérisé par la complexité. Or la Raison humaine n’est pas outillée ni conçue pour “cerner la complexité” ni pour gouverner ou gérer la complexité des phénomènes catallactiques.
    Il est donc judicieux de relever tout d’abord que F. Hayek ne balaie pas la notion de justice puisqu’il considère que les êtres humains ont une aspiration ou une quête naturelle vers le Juste, et donc vers la justice. F. Hayek vise dans sa critique et pour ainsi dire sa croisade, un certain type de justice qu’il appelle justice sociale et qui désigne une forme de justice distributive, qui passe par l’intervention de l’Etat ou du Gouvernement dans la sphère économique et juridique, notamment par la planification ou par ce que Hayek appelle le “positivisme juridique”. Etant donné que Hayek raisonne en suivant le paradigme d’un individualisme subjectiviste à la fois méthodologique mais aussi ontologique, la seule approche positive que F. Hayek propose au contenu de la notion de justice dans le Chapitre 7 de Droit, Législation et Liberté qu’il intitule “La quête de justice”, à la fois pour la définir et montrer ce que cette quête peut avoir de vain, ce sont les règles de juste conduite ainsi que le test négatif des conduites dites injustes. Pour savoir si une règle est juste ou injuste, selon Hayek, il suffit de vérifier qu’elle n’entrave pas les individus dans leurs actions et dans les objectifs qu’ils se sont fixés tout en empêchant les conduites qui portent atteintes aux autres individus. Le seul rôle positif du Droit chez F. Hayek, ou Nomos, c’est le droit de la liberté et ce qu’il appelle le droit privé. Ce Nomos, ou droit de la liberté a pour rôle de prémunir les conduites dites injustes c’est-à-dire qui entraveraient la liberté individuelle et le champ d’action d’autres individus, car cela aurait pour conséquence d’empêcher le Marché de fonctionner.

    F. Hayek considère dans un premier mouvement que la notion de juste ou d’injuste ne peut s’appliquer qu’à des conduites humaines purement et strictement individuelles sinon cela relèverait d’une erreur de catégorie, car l’intentionnalité est une caractéristique purement et strictement relative au cerveau-cognitif individuel; ainsi au Chapitre 8 du Tome 2 de Droit, Législation et Liberté nommé “Le mirage de la justice sociale” F. Hayek affirme P.376 : La Justice est un attribut de la conduite humaine. Seules les conduites individuelles peuvent être bonnes ou mauvaises en comparant l’action individuelle à ce que F. Hayek appelle les “règles de juste conduite”. En effet : “A strictement parler, seule la conduite humaine peut être appelée juste ou injuste. Si nous appliquons ces mots à un état de choses, ils n’ont de s8ens que dans la mesure où nous tenons quelqu’un responsable du fait qu’il se soit instauré, ou d’avoir permis qu’il le soit. Un fait en lui-même, ou un état de choses que personne ne peut changer, peut être bon ou mauvais, mais non pas juste ou injuste” [Hayek, 1976; Ch. 8, p. 376].
    Ainsi parler de justice sociale relèverait du pur anthropomorphisme car selon Hayek on ne saurait blâmer la Société pour un état de choses et un ensemble de faits qui ne seraient absolument pas prévisible à l’avance, à partir de la simple connaissance des règles de juste conduite qui constituent selon F. Hayek l’armature et le substrat de fonctionnement de l’ordre spontané du marché considéré comme l’ensemble des éléments et des phénomènes naissant de l’interaction entre une multitude d’acteurs indépendants dans leurs libertés et interdépendants dans leurs actions. Etant donné qu8e personne ne peut prévoir les rétributions et la situation du Marché, personne ne peut être blâmé.

    Donc, à strictement parler étant donné que le Marché est une institution dérivant de l’ordre spontané auto-généré, produit de la Nature, on ne saurait dire que le Marché serait “juste ou injuste” car, toujours dans Droit, Législation et Liberté p.377 au Chapitre 8: “La nature ne peut être juste ni injuste”. Hayek explique : “Mais si rien de ce qui n’est pas du ressort d’une d2écision humaine ne peut être dit juste ou moral, le désir de faire que quelque chose puisse devenir juste n’est pas forcément un argument valable pour placer l’affaire sous l’empire d’une volonté humaine; parce qu’une telle démarche peut elle-même être injuste ou immorale, du moins lorsqu’il s’agit des actions d’un autre être humain.”

    Hayek déplace donc le débat sur la question des actions individuelles et du concept de justice vers l’ordre spontané, qui est une sorte de force transcendant la réalité et qui lui permet de légitimer toute l’architecture de la société et de l’économie : P. 378 : “Le qualificatif de juste s’applique en fait aux actes et non au résultat” ET “Les seuls aspects de l’ordre des activités humaines qui soulèvent des problèmes de justice sont ceux qui peuvent être déterminés par des règles de juste conduite”.

    La justice sociale n’aurait donc aucun sens et seule la justice par les règles de juste conduite aurait un sens car si l’on peut garantir la justice des actes et actions individuelles, on ne peut garantir aucune forme de résultat ou de rétribution. P.379: “Parler de justice implique toujours qu’une ou plusieurs personnes devaient ou ne devaient pas accomplir telle action; et cette obligation à son tour suppose au préalable la reconnaissance de règles qui définissent un ensemble de circonstances dans lequel une certaine sorte de conduite est prohibée ou requise”. Pour F. Hayek on peut parler de justice ou de quête de justice, mais non de justice sociale car cela n’a aucun sens. Cela illustre parfaitement l’individualisme méthodologique mais aussi l’individualisme ontologique et moral que F. Hayek adopte et sur lequel il base sa théorie sociale et politique.

    II) La justice sociale serait à la fois un non-sens et une présomption fatale, la justice sociale n’aurait rien de social tout en étant injuste face au “Nomos”, seule conception légitime du Droit.

    Ce que l’on entend par justice sociale serait en réalité un frein aux libertés individuelles et mènerait donc vers la servitude, le socialisme et le totalitarisme, ou serait une régression vers la société tribale du face-à-face, ce que F. Hayek appelle “l’atavisme social” dans Nouveaux essais de Philosophie, de Sc Politiques, d’économie et d’Histoire des idées. En effet, pour F. Hayek la justice sociale est “non-sens”, elle est “meaningless” et serait un concept vide de sens. Pour Hayek la société ne peut pas être qualifiée de juste ou injuste car cela serait tout simplement une illusion ou une superstition relevant à la fois de la vision anthropomorphe et du constructivisme, c’est-à-dire un paradigme ou un paradigme qui penserait la société et les institutios culturelles comme le Droit, l’Economie, le Langage, et ainsi de suite, comme des inventions de la raison humaine. Par ailleurs essayer de faire de la redistribution monétaire, ou une réallocation des ressources, ou une forme de contrôle des prix, ou bien une fiscalité progressive, ou toute forme de planification étatique ou d’investissements publics, serait porter atteinte aux mécanismes sacro-saints de l’ordre spontané auto-généré et auto-régulé, qui possèderait ses forces ordonnatrices propres et ses mécanismes endogènes, qu’il faut seulement favoriser et non entraver, au risque de détruire les libertés individuelles et d’aller vers le socialisme, ce que Hayek considère comme l’une des pires formes de “servitude”.
    Pour dire “tel état de la société est injuste”, il faudrait être en mesure de désigner un responsable ou un “coupable” direct, selon Hayek. Or toujours selon Hayek on ne saurait “hypostasier” la société et l’élever au rang de personne morale pour la définir comme étant responsable d’une injustice. A strictement parler, personne n’est directement responsable, selon Hayek, de l’état de pauvreté, des inégalités socio-économiques, des cycles économiques, ou encore du niveau des salaires. Donc pour parler d’une justice qui serait “sociale” il faudrait pouvoir dire qu’une société, ou d’un état de la société, qu’il est juste ou injuste, ce que F. Hayek réfute avec l’argument de l’anthropomorphisme et de la confusion du langage, ou encore par “l’erreur de catégorie”. Ce serait selon Hayek une forme de superstition autant que d’erreur empirique et factuelle.
    Pour Hayek, la notion de justice sociale est un problème de langage, une illusion et une chimère, venant de la propagande socialiste, ou bien de l’erreur de ce qu’il appelle le “rationalisme constructiviste”.
    Par ailleurs, essayer d’instaurer une justice sociale nécessiterait une forte intervention étatique ou du moins politique et législative, ce qui conduirait à freiner l’initiative individuelle et le libre fonctionnement du marché, notamment par des effets d’étatisation, de centralisation et d’éviction du secteur privé, que Hayek considère comme supérieur, plus légitime et plus efficace, mais aussi plus “juste”, que le secteur public relevant de la législation parlementaire dont Hayek se méfie. Or pour Hayek dès lors que l’on permet à l’Etat ou à la législation parlementaire d’intervenir dans les mécanismes de l’ordre spontané qui régit la Société autant que l’Economie, comme une sorte de transcendance immanente émergentiste, on risque de tomber, de proche en proche, comme dans une sorte de pente glissante vers l’autoritarisme et le totalitarisme, car “au nom de la justice sociale”, l’Etat risque de se dote de pouvoirs “illimités”, ce qui est dangereux et conduirait à l’abolition des libertés individuelles, du libéralisme, de l’Etat de Droit et du constitutionnalisme dont l’essence même est la limitation du pouvoir de l’Etat et du Parlement.
    Et en intervenant dans la structure du marché, à travers les salaires, les retraites, les impôts progressifs redistributifs ou encore les droits sociaux, Hayek considère que cette procédure risque d’être tout simplement injuste au regard des règles de juste conduite qu’il a érigé en fondement du Droit, voire illégale, car il s’agirait de transférer des richesses d’un individu à un autre sans aucune justification morale, et de traiter les individus différement, selon Hayek. Pour la question de l’égalité, qui est une exigence morale, F. Hayek répond, dans DLL, P.483, Chapitre 9: “Le grand problème est de savoir si cette nouvelle exigence d’égalité n’est pas en conflit avec l’égalité des règles de juste conduite que le gouvernement est tenu d’imposer à tous dans une société libre”.

    La justice sociale serait donc une forme de menace pour les libertés individuelles et pour le fonctionnement de la Grande Société ou Société Ouverte, qui constitue l’Utopie hayékienne, en étant à la fois injuste, illégale, immorale, et rétrograde car dérivant des pulsions de l’atavisme social (NEPSPEH, Nouveaux Essais, 1978).

    III) La véritable raison épistémologique qui fait que Hayek rejette la notion de justice sociale, c’est au nom de la séparation de l’économie et du politique, car la justice sociale serait à la fois un élément du socialisme et selon Hayek la voie vers le socialisme.

    Pour définir rigoureusement la liberté il est inévitable d’en faire un concept et un élément relevant des droits sociaux qui se rattachent eux-mêmes à l’Etat de Droit et au Constitutionnalisme, qui sont les piliers juridiques de la Grande Société hayékienne. Par ailleurs, de même que Hayek relie Liberté et Responsabilité, nous pouvons relier justice sociale et responsabilité collective.
    F. Hayek est un économiste économiciste et pan-économiste. Il considère que l’économie et les économistes sont les activités qui sont le plus à même de rendre compte de l’activité humaine dans toutes ses dimensions, ainsi pour Hayek, selon la formule de Michel Foucault dans Naissance de la biopolitique, c’est le Marché qui devrait surveiller l’Etat et non l’Etat qui devrait surveiller le Marché car le Marché est l’institution la plus efficace pour permettre une juste régulation à la fois de l’économie au nom de l’efficacité et de l’innovation, mais aussi l’institution anthropologique la plus crédible et la plus consistante d’un point de vue évolutionniste.
    La véritable raison pour laquelle F. Hayek s’oppose à toute notion de justice sociale, qu’il associe à la justice distributive ou aux politiques interventionnistes de redistributions économiques, notamment par l’impôt ou la solidarité inter-générationnelle, réside dans l’idée de la nécessaire séparation entre le champ économique ou la sphère de l’économie, et la sphère du politique, car pour Hayek toute interférence ou ingérence du politique dans l’économique serait une atteinte à l’ordre spontané auto-régulé et auto-généré qui permet la meilleure allocation possible des ressources et la plus grande efficacité économique.
    F. Hayek pose d’abord le concept d’ordre spontané comme concept épistémologique fondamental pour comprendre les institutions humaines et la vie sociale, mais aussi comme parti pris ontologique et normatif, et donc politique. C’est donc aussi un concept d’ontologie sociale puisqu’il explique et justifie la totalité de l’être humain voire toutes les formes d’interactions.Hayek a aussi cette particularité de considérer que l’économique est imbriqué dans le social et que l’économie est encastrée, “embeddeed” comme dirait Mark Granovetter, dans les phénomènes sociaux mais que la Société est en réalité une forme d’immense Marché, ainsi le Marché serait le produit d’innombrables interactions sociales mais il serait aussi et surtout le paradigme qui permet de comprendre et de gérer ces interactions sociales, notamment les échanges économiques, puisque pour Hayek les échanges sociaux sont essentiellement d’ordre marchands, ou du moins qu’on peut les penser à travers ou sur le mode et la modalité des transactions marchandes, se rapprochant sur ce point de Gary Becker. En effet, chez Hayek, l’économie est un phénomène social d’échange non seulement de biens et de services, mais aussi d’échange d’informations à travers le système des prix. Le Marché est donc un système de coordination sociale et de production des richesses qui serait la forme d’ordre spontané la plus performante, ni tout à fait naturel car dépendant de règles de juste conduite, ni tout à fait artificiel car indépendant de la volonté et de la raison constructiviste.
    C’est là où la séparation des sphères et des magistères intervient entre le politique et l’économique. Pour Hayek le gouvernement ne doit pas interférer avec le Marché, son fonctionnement et ses résultats car il y aurait un risque d’interférences et d’ingérences qui perturberaient la circulation de l’information au sein du Marché voire détruirait le fonctionnement de ce dernier, menant ainsi vers la servitude, le socialisme et le totalitarisme, ce qui pour Hayek revient au même puisque le socialisme est une forme de servitude dictatoriale et ne peut-être que cela, Hayek n’imaginant pas la possibilité d’une démocratie sociale et réfute l’idée d’une démocratie sociale redistributive, car en réalité il ne croit pas en la démocratie telle que nous l’entendons habituellement et considère qu’une démocratie sociale où l’Etat interviendrait dans les processus économiques finirait, de proche en proche, par mener à la servitude avec un pouvoir autoritaire sans bornes.

    IV) Une ontologie politique utopiste relevant d’une idéologie néolibérale : la justice sociale dans l’ordre spontané, impossibilité ou nécessité politique ?
    En réalité la notion de justice sociale n’est nullement incompatible avec la notion d’ordre spontané auto-généré et auto-régulé. Hayek ne démontre pas que toute forme d’intervention sur la catallaxie pour instaurer une forme de justice sociale “détruirait” les libertés et empêcherait l’ordre spontané auto-régulé et auto-généré de fonctionner. Surtout que F. Hayek considère la mise en place de “règles de juste conduite” abstraites comme un acte d’intervention régulationniste nécessaire au fonctionnement de l’ordre spontané. Or, on peut tout à fait concevoir des règles de juste conduite qui prévoient et instaurent une forme de justice sociale, voire de méritocratie égalitariste.

    F. Hayek défend la Grande Société comme utopie et horizon téléologique. Or une Société Ouverte est une société qui maximise les possibilités, le champ des possibles et le développement de l’individu humain en sa plus riche diversité. Pour maximiser le champ des possibles des individus, il est nécessaire d’avoir accès à des biens et besoins primaires, comme une éducation gratuite, à la santé et aux hôpitaux, aux infrastructures favorisant la mobilité de la main d’œuvre, et à un salaire minimal permettant de favoriser l’accès à la consommation et à la recherche d’emplois. En réalité la justice sociale redistributive relève autant de l’éthique et de la morale, au même titre que la liberté politique par exemple, que de la nécessité économique et plus précisément macro-économique. Si nous reprenons la définition de Hayek de la liberté comme absence de coercition non-nécessaire [LCL, 1960] il en découle que la liberté est aussi rejet de la domination arbitraire et de l’interférence avec le champ des possibles de l’action individuelle. Or la justice sociale, et plus précisément la justice sociale redistributive, vise aussi à élargir le champ des possibles de l’action individuelle en donnant aux individus un ensemble de droits sociaux leur permettant le développement de leurs capacités et de leurs possibilités dans leur “plus riche diversité”.

    Par ailleurs, nous défendons l’idée que, même en suivant Hayek dans son projet utopiste néolibéral de Grande Société ou de Société Ouverte, il ne peut se passer de la notion de Droits sociaux du fait de la co-possession du Monde et de l’interdépendance des actions individuelles [P. Crétois, La8 Copossession du Monde]. En réalité la liberté individuelle telle que définie dans La Constitution de la Liberté est un Droit social au même titre que la justice sociale, qui doit être garanti par l’Etat et par la Constitution, si nous voulons défendre comme le défend Hayek, la notion d’Etat de Droit. L’idéologie propriétaire [Cf. Pierre Crétois, L’idéologie propriétaire] est source de violence et de domination, donc de coercitions lorsque la propriété devient exclusive, et donc mécanisme d’exclusion et de marginalisation. L’idéologie propriétaire est par excellence une idéologie d’accumulation du capital et une idéologie de domination incompatible avec une Société Ouverte d’individus libres. L’idéologie propriétaire, telle que la définit P. Crétois, fausse le jeu de catallaxie et peut devenir une menace pour le champ d’actions et le champ des possibles pour les individus.

    Historiquement, après la Première Guerre mondiale, la Crise de 1929, puis la Seconde Guerre mondiale, est née la notion de responsabilité collective et de sécurité collective. Une Société livrée uniquement aux mécanismes du Marché fondé uniquement sur l’ordre spontané hayékien risque d’aboutir à de graves désordres et à de graves inégalités, voire à des crises sociales et économiques qui pourraient conduire précisément à des phénomènes comme le fascisme, le maoïsme, le nazisme ou le totalitarisme soviétique, ce que Hayek cherche, précisément, à éviter à tout prix. Si l’une des justifications de la liberté individuelle est le progrès et l’ouverture à l’innovation et à la concurrence comme procédure de découverte, la justice sociale redistributive permet un meilleur fonctionnement du Marché en garantissant des investissement publics bénéfiques à tous et à toutes, créant ainsi des infrastructures à long terme, de même qu’une main d’œuvre en meilleur santé et donc avec une meilleure productivité, ainsi qu’un fort niveau de consommation permettant de maintenir une demande macro-économique intérieure au Marché conséquente qui favorise l’activité des entreprises, de même qu’un revenu minimal qui est à la fois un Droit humain et une condition du bon fonctionnement de la consommation adressée aux entreprises. La justice sociale redistributive est donc à la fois un Droit moral découlant du Droit à la vie et de la responsabilité collective, mais aussi un stabilisateur macro-économique permettant la fluidité des capitaux et de la consommation, pour éviter une suraccumulation de richesses et de capitaux qui serait justement un frein et une entrave à un fonctionnement rationnellement optimal du Marché, comme outil et comme moyen d’allocations des ressources et de création des richesses, et non pas comme fin ou comme objet idéologique téléologique au services des puissants et des dominants.

    By Mounir Zakriti, Pessac, August 2026
    E Pluribus Unum_De Oppresso Liber_
    /d_S&T_Research and Analysis
    Ex-DGSE, 2023-2026, Consultant and Advanced Analyst,
    (Mention/Grade : *Pointe de Diamant*, Habilitation Spéciale Inter-Services). Paris Ivy League.

  • « Blooms of Change and Mirthful Becoming », 200 p., to Joelle. Because Literature is Real Spirituality. By Mounir Zakriti.

    « Allègres Métamorphoses » is gonna become « Blooms of Change » or the « The Mirthful Becoming » or « Blithe Metamorphoses », what formula/title would you prefer Joelle ? And tell me how does it sound ?
    It mixes British English, American English with French Surrealism and Romantism and Symbolism, and constant references to James Joyce, W.B Yeats, W. Blake, Byron and Shelley, Victor Hugo, Goethe, Baudelaire, Apollinaire, Aragon and Aluard and Breton, Samuel Beckett, and Both British and German inspiration of philosophical ideas.
    Its almost 10 years of Artistic and Spiritual Work.
    The Moroccan Services (DGED), and the French Services (Territoriale, DNRT, DGSI) tried to impeach it, to impede it, to destroy it, to « manage it and handle it », to « please Mohammed VI the Faggot Zionist Tarlouze ». It means it is a Real Piece of Art and Literature, and that it deserves to be Read by all the People who are versed into spiritual endeavours or who wanna become Intelligent.
    Here is a New Preface/Introduction « Preface, Prolegomena, and Propaedeutics »:
    By Mounir Zakriti (Scott Maxwell Hunter Stevenson)
    ///
    Ouverture au monde et esquisse au lecteur. Romantismes et Surréalismes comme Résistances
    La Passion La Boussole
    Bribes et Fragments
    Oulala qu’en dira-t-on
    Le Surréalisme et la Folie en héritages
    Le langage des esprits par-delà les âges
    l’u2rgence d’une spiritualité
    du mouvement perpétuel
    de la pensée et du mouvant
    urgence d’une spiritualité sans carcans
    convoqué ainsi d’anciens mouvements
    Je parle de ce que j’ai vu à l’horizon poindre
    rectrices intuitions et métaphysiques prophétiques
    Voilà disais-tu Neige
    Une rare sagesse dans un restaurant à Moscou
    Un écrivain ne peut être ni safe ni valide
    Quelles sont donc vos obsessions
    Débarrassons-nous des paroles vides
    Can we be more serious
    Without being placides
    Fausses monnaies de tribus avides
    J’écris contre le langage de la perversion
    Penser spiritualité et communion
    Penser tout court
    Au temps des néolibéralismes et des divisions
    Contre fascismes et communautarismes
    Contre les jugements de l’air du temps
    Ce verbe vois-tu se veut surréaliste
    car parfois las de la Raison
    J’essaie ainsi le temps d’une phrase
    De congédier ces catégories de l’entendement
    Suspendre tous les jugements
    L’Épochè pour suspendre la temporalité qui écrase
    Penser l’Ailleurs
    l’Ailleurs et l’Autre de l’espace et du temps
    C’est en ce sens que ce Surréalisme est forcément
    Réactionnaire revisitant
    de vieux recoins de l’écriture
    Et tout en même temps technique dialectique
    Tenant le réel contradictoire
    Libertaire ne reconnaissant
    aucune autorité en cette matière
    Si ce n’est celle de l’Esthétique de la Beauté
    Fières et altières
    En hommage à un matérialisme régional
    Autrefois appelé Bachelard Germinal
    Allez comprendre n’est-ce pas ?
    Suis-je de gauche ou de droite dans ces manuscrits ?
    Et demandez-vous qui est exactement celui qui écrit
    Apprenez le doute radical
    Sceptique et méthodique
    Ce ne sont pas là les catégories
    de l’Esthétique et du Beau
    En dehors de ma plume
    je suis ce Rationaliste aux idées libérales
    Mais dès lors que j’écris
    c’est autre chose que je convoque
    Je suis cette éternité que l’on évoque
    L’inconscient que l’on provoque
    Une altérité qui s’ouvre
    Ouverture que j’appelle à laquelle j’assiste
    Spectateur ou contempteur de réalité faiseur
    Autant qu’un Autre un observateur
    Qui creuse s’émeut et persiste
    Entre craintes et tremblements
    L’angoisse me guette au firmament
    Une écriture sans cesse renaissante
    Entre babil et effroi
    Mon écriture est politique et pour qu’elle soit vraie
    Elle se déploie par son énergie propre
    Ici et là parfois surgissent
    Les intuitions rectrices
    Qui secouent mon être
    L’être des interstices
    Surréalisme et Surrationalisme
    Poétique de la rêverie comme Augures et Auspices


    On the Nature of this Manuscript and Why I am not Moroccan.
    What are you writing Mister Zakriti ?
    Do you have some mental issues Mister Zakriti ? Yes I do Sir, surely, among a lot of other issues, Dasein said the Germans. No can I have some good Whisky ?
    « Ce manuscrit est un palimpseste et un intertexte. Faits de correspondances, de polyphonies, de fureurs, d’obscurités, de fragments d’une subjectivité, de folie et de délires, d’enchevêtrements en arborescences, de tiraillements rhizomatiques, et enfin d’écriture automatique explorant les structures phénoménologiques de ma conscience. Il est issu d’une époque, ainsi que d’une trajectoire sociale et spatiale. Il est écrit par un “marginal”.
    A moitié fou. Autiste avec de la bipolarité. Handicapé à 60%-79%, “Cassos bas de gamme” selon des petites bourgeoises du 16ème Arrondissement ou du centre-ville de Bordeaux. Antisémite pour les sionistes. Misogyne pour les misandres. Fascistes pour les Black Blocs. Gauchiste pour les nationalistes conservateurs ou réactionnaires. Pervers pervertissant et mécréant pour les Marocains de la DGED. Espion et reptilien pour d’autres et que sais-je encore. Car j’ai en effet eu des “liens” avec la DGSE et d’autres “entités” non conventionnelles.
    J’ai compris qu’il fallait que je reprenne ce vieux manuscrit datant de 2015-2020 quand j’ai été harcelé, insulté, agressé et menacé à la fois par des gauchistes, des fascistes, des barbouzes et des misandres validistes. Il y a même un mercenaire/détective privé qui m’a suivi un jour dans le Tramway B à Bordeaux. La VACHE. Un certain “Yann Messian” apparemment. Bon vous jugerez par vous-même selon votre degré de Rationalité et de Rationalisme. Probably paid by the moroccans.
    And by the way, I alternate between French and English, that’s my style.
    Si même des mercenaires de Neuilly-Sur-Seine probablement payés par le Cabinet Royal de Rabat et la DGED s’intéressent à mes textes et à mes délires sur internet, si j’ai été traité d’antisémite, de terroriste, de mécréant apostat, d’athée pervers, de fasciste, de misogyne et d’homosexuel homophobe, d’islamogauchiste islamophobe et reptilien et que sais-je et en-veux-tu en-voilà, c’est peut-être qu’il faut que j’en fasse tout un livre et tout un plat. Voire toute une Coupole, et oui c’est en cela que l’on reconnaît un écrivain avant-gardiste ou un écrivain tout court.
    J’me suis dit alors qu’il y avait quelque chose à en faire, à la fois de mon ciboulot et de mes Manuscrits. Tarik Briki a insisté pour connaître mes “positionnements philosophiques et mes positions politiques”. Hamza et Omid disaient à l’ENS de Paris que “je m’étais fait beaucoup d’ennemis”. Bigre. Chiche et pois chiches.
    Cela veut dire que je peux prétendre devenir écrivain “non lisse et non lissé”, “non safe et non valide”. Je n’ai jamais eu de casier judiciaire et je n’en aurai jamais. La poésie surréaliste, ou d’inspiration surréaliste, est probablement la meilleure réponse spirituelle aux “tribunaux populaires néo-maoïstes” et en même temps aux délires et aux violences fascistes. De même que la réponse à un besoin de spiritualité dans un monde où l’individualisme néolibéral a fragmenté les subjectivités et les liens sociaux.
    Probablement que la radicalisation du féminisme misandre (les hommes hétéro cisgenre sont des ordures, men are trash proove me wrong and lets hurt men sister with IKEA money and Open Society Fundation support) et la radicalisation des nationalismes xénophobes (On est chez nous et les bougnoules nous envahissent, Marine à la Victoire et les Arabes à l’abattoire, et autres joyeusetés) sont une réaction à cette crise de l’individu, crise du lien social, crise de la masculinité et de la féminité, qu’Alain Ehrenberg a bien décrit, avec le tournant des années 2000 et l’explosion de la consommation d’anti-dépresseurs et d’anxiolytiques. Sommes nous tous et toutes devenus fous et radicalisé.e.s ?
    En réalité nous vivons la conséquence des politiques amorcées dans les années 1980-1990, que l’on a appelé néolibérales, c’est-à-dire qui ont, en quelques mots, mis l’individu et la liberté individuelle au coeur de leurs ontologies – sans vraiment avoir en tête une vraie liberté qualitative mais plutôt la liberté de certains de s’enrichir sans payer d’impôts tout en détruisant la planète – en réaction au communisme et au socialisme, qui ont acté la fin du keynésianisme, et la nécessité d’en finir avec l’Etat-Providence et les services publics, ainsi que la fin de toute alternative au capitalisme sous sa version anglo-saxonne, avec, de manière sournoise et dangereuse, certaines formes de “sociobiologie” pseudo-darwinienne et pseudo-spencerienne, un point commun entre l’Alt Right, les Sionistes et les Nazis : une lecture violente, dangereuse, et globalement fausse, de Nietzsche et de la biologie évolutionniste.
    Dans les années 1979-1989, en Grande-Bretagne, le néolibéralisme était concret et matériel : les Services Anglais mettaient les Syndicats sur écoute, et on n’hésitait pas à tirer sur les grévistes et les ouvriers. Voilà un pouvoir très… “féminin”. Margaret Thatcher a ouvert le feu sur des grévistes et des manifestants, ce qui n’était plus arrivé depuis 1920-1930, choquant même ses collègues conservateurs “masculinistes”. Donc, c’est pour dire l’absurdité de “Donnez le pouvoir aux femmes nous on est safe et valides”. Néanmoins un pouvoir réellement féminin peut nous sauver, à condition de soigner les enragées de la misandrie (qui ont parfois subi de réels traumatismes déshumanisants…) : comme le prouvent de brillantes femmes de pouvoir dans les Pays Scandinaves ou en Nouvelle-Zélande. Avec de beaux cheveux, une longue chevelure moutonnant jusque l’encolure, un mari et des enfants. Oui, il s’agit de donner un coup de frein à des décennies de “pseudo-wokisme” prônant la mocheté et le vice, rejetant la science, un pseudo-wokisme sexiste qui n’est nullement libérateur. Ni pour les femmes ni pour les hommes.
    La guerre des sexes, comme la guerre de classes, comme la guerre des religions et des races, est une voie vers le chaos. Cela ne veut pas dire avoir une “fausse conscience” sur des inégalités réelles et des rapports de pouvoir. Mais parfois certaines inégalités sont non seulement naturelles et légitimes, mais aussi légales et souhaitables. Sans doctorat spécialisé en médecine vous ne pouvez pas vous prétendre “l’égal” des médecins ou des neuroscientifiques, et toutes les croyances ne se valent pas, certaines croyances superstitieuses infondées sont même dangereuses, et certains individus sont plus intelligents que d’autres, etc, etc. De même, il serait absurde de dire “nous sommes tous citoyens DONC nous sommes tous procureur.e.s et juges et magistrat.e.s et en même temps parties prenantes sans compétences et sans habilitations et avec partis pris et intérêts personnels en conflit”.
    Voilà pourquoi, au milieu de ce chaos, je veux chanter le Corps Féminin et le Clitoris. Du moins ma vision à moi. Mais aussi la douleur de l’immigration et du handicap, la souffrance de devoir fuir une Monarchie Absolue de Droit Divin, où le capitalisme sauvage et désorganisé fait rage, et de devoir subir des discriminations et des pogroms en permanence, même dans une “université de gauche”, où la violence pseudo anarchiste aveugle est considérée comme “légitime”.
    Et remettre le désir hétérosexuel dans la littérature. Désir hétéro qui est avant tout une Norme Vitaliste naturelle ET une Structure Anthropologique Universelle – ce qui n’exclut pas l’existence de formes de sexualités diverses et variées et plurielles, mais qui sont la minorité et l’exception qui précisément confirment la Règle… Revenir un peu vers une modernité renouvelée, common sense de base, car sans Hétérosexualité il n’y a tout simplement pas de Vie. Remettre donc le Désir Masculin Hétérosexuel Lucide que l’on a diabolisé jusqu’à l’hystérie collective au centre d’une poésie surréaliste, politique, et aspirant à une spiritualité humaine avec tous les paradoxes et contradictions de l’esprit humain. Tout ce qui est dans l’air du temps est par définition faux et probablement passager.
    Comme les délires maoïstes, communistes ou fascistes. Comme les délires de la foi fondamentaliste dans “l’efficacité et l’efficience des marchés”. Aucun économiste sérieux et honnête ne pense que “les marchés sont efficaces, transparents et efficients”, sauf si c’est un fanatique ou une pute payé par un Hedge Fund, et encore. Et dire qu’il faut se rassembler, manifester, dégrader, casser et espionner la vie privée des gens, pour “faire tomber l’Etat, le Patriarcat et le Capital”, c’est comme vouloir écrire un mauvais roman à la Don Quichotte face à des violences policières malheureusement bien réelles en France.
    Les années 1980-1990 ont ouvert la voie à une nouvelle société autoritaire et disciplinaire en…. investissant dans les prisons par exemple. En 1995, les Démocrates américains savaient parfaitement que les politiques socio-économiques engagées en 1973-1979 allaient donner 20 ans plus tard, de la violence socio-économique. Et puisqu’il était inenvisageable de créer une Sécurité Sociale universelle aux Etats-Unis, ou de trouver le moyen d’investir massivement dans les services publics et de redistribuer les richesses pour mieux nourrir un cycle vertueux qui n’aboutisse pas à la concentration massive des capitaux et des patrimoines, ils ont fait avec les moyens du bord, c’est-à-dire qu’ils ont fait le Consensus de Washington et se sont préparés à durcir les lois sur les vols et les violences urbaines pour “gérer les victimes collatérales de la théorie du ruissellement”.
    La pseudo-théorie du ruissellement, qui n’est nullement une “théorie”, a fait probablement ruisseler plus de sang que d’argent dans les couches les plus défavorisées à Chicago et New York. Deux villes riches, où il doit y avoir probablement 300 000 SDF et 300 000 travailleurs pauvres qui doivent trimer 50 heures par semaine pour se loger et se nourrir sans se soigner… En 1992-1995, il n’y avait aucune forme de complots ou complotismes.
    Simplement une “revanche” de plusieurs franges de la bourgeoisie. Je reprends ici les travaux de Bourdieu, Lebaron, Denord, Beaud & Pialoux à ma sauce. Comme quoi “aller à la confrontation” contre les différentes formes de bourgeoisies sans lucidités et sans pragmatismes et sans réflexicités (dont certaines plutôt libérales et progressistes), est en général une mauvaise idée.
    C’était peut-être envisageable en France/Espagne et en Italie/Allemagne en 1932-1945, mais en 1970 plus aucun économiste sérieux ne croyait aux idées marxistes-léninistes pures et dures, la planification dirigiste soviétique et/ou l’abolition pure et simple par décret de toutes les formes de propriétés privées des moyens de productions etc. Sauf les économistes “religieux”.
    Marx a échoué autant que Hayek, Moïse, Jésus Christ” et Mahomet. Because of “Too much Utopism”. Et un manque de modestie et d’humilité épistémologique.
    Le seul économiste “empiriquement valable et vérifiable” à ma modeste et humble petite connaissance, c’est Keynes, ainsi que les Économistes de Chicago, Cambridge et LSE, et bien sûr les néo-keynésiens de la “conciliation et du consensus”, comme Hicks, Galbraith, et des centaines d’autres.
    Donc. 1991-1993. Chute spectaculaire de l’URSS et des idéaux communistes (Un Black Swann?), famines à Moscou, Poutine se fait son premier million sur le beurre à Saint-Pétersbourg, Traité de Maastricht, légères fluctuations boursières, petites récessions, puis boum, début de la phase aiguë de la mondialisation néolibérale.
    En 1992, année où je suis né, le monde se jouait à Washington et New York, les nouvelles Jérusalem. Because les franges économiques de la nouvelle bourgeoisie financiarisée (George Soros, paradigme du Mondialisme, plutôt Parti Démocrate), alliées objectivement avec les franges conservatrices voire réactionnaires de la vieille bourgeoisie (White Anglo-Protestant, vieux industriels et propriétaires d’entreprises, patriotes protectionnistes, Parti Républicain, qui éliront Bush père et fils), avaient gagnées la guerre froide, eux et leurs idéologues. Et qu’ils utilisaient les mathématiques avancées pour faire de putains d’investissement efficaces. Efficaces pour produire de grosses entreprises, pas forcément pour l’intérêt général et le bien-être commun, mais tout de même, il vaut mieux vivre dans un Pays dynamique où les emplois se créent par millions chaque année, plutôt que dans le “capitalisme de connivence morose, morbide et corrompu du Maroc, géré par un Palais Royal centralisateur et tyrannique, et ses réseaux de népotismes…”.
    La même année le FMI sonnait l’alarme pour Hassan II et le Maroc, et le FMI lançait les premiers plans “d’ajustements structurels”. Adieu les rêves socialistes, adieu l’Etat-Providence. Comme disent tous les espions africains tamponnés par le SVR, et avec une haine primitive et primaire de la France : “Tu as douillé, tu as souffert, et tu vas encore souffrir et tu vas douiller mon pauvre”.
    L’idéologie protestante en somme, comme expliquée par Stiglitz et Krugman : il faut souffrir c’est comme ça. “C’est comme ça” comme dit ma mère, tu n’as pas le droit de baiser avec une jolie française blonde, sauf si elle est tamponnée/permise par la DGED et/ou la Territoriale.
    Sauf que les Américains ont des institutions globalement robustes et solides, avec un peu de “Check and Balances” et des marges de manoeuvres, les Européens encore plus. En 1995, selon Krugman, il suffisait de “descendre dans une grande ville américaine pour trouver un boulot”. Plus ou moins mal payé. Mais globalement, dans la décennie 1990, pour décrire le néolibéralisme que nous vivons, les américains ont globalement eu de fortes croissances économiques, sauf une ou deux petites récessions, et pour gagner sa vie, il y avait du boulot, et de l’innovation, et des grandes entreprises de la Tech et de la Finance qui commençaient à devenir des Empires voire des Dieux, avec les nouveaux outils mathématiques, ou plutôt l’application d’outils mathématiques pointus à la finance et à l’informatique. Les Américains sont globalement pauvres et sous-éduqués, par rapport à la richesse de leur économie, mais ils ont quand même presque tous, en majorité, une voiture, une maison, un accès au crédit, des opportunités de boulots et d’investissements, beaucoup plus de libertés que la moitié de la planète pour la création et l’innovation, et en 1995, l’espoir de s’enrichir en bourse ou dans la Tech.
    Donc, aux Etats-Unis, même les pauvres votent souvent pour les Républicains qui leur parlent de “plus de libertés, et moins d’impôts”, avec cette croyance spirituelle aveuglante dans le fait que non seulement la propriété privée est sacrée, mais qu’en plus, même à 50 ans, ils pourraient “potentiellement devenir riches”.
    Ainsi va le monde en 1992. La fin de l’Histoire. Le Choc des civilisations. Un vaste consensus de Washington à Moscou en passant par Berlin, Bruxelles, Londres et Casablanca. En 1999 tout le monde ne parle plus que de la mondialisation et des promesses d’Internet. Et de Droits de l’Homme. Y compris le Pape. En 2000 tout le monde veut un ordinateur et une connexion à Casablanca, pour s’informer, se divertir, se masturber devant des vidéos “New Age” ou trouver un compagnon Séoudien pour les femmes musulmanes, ou une compagne française ou américaine pour les jeunes hommes parlant le français ou l’anglais.
    L’individu, l’individu, l’individu; l’individu est le véritable Roi de l’An 2000. Le Pape Jean-Paul II l’avait déjà prédit juste avant la Chute du Mur de Berlin à laquelle il a sans doute participé. “Tu es le héros de ta propre vie”. “Avec de la discipline, si tu te lèves à 4h du matin, tu peux investir et devenir riche”. “C’est de ta faute si tu es pauvre ou au chômage ou marginalisé”. Etc. Comme si le FMI et la Banque Mondiale et les inégalités de capitaux socio-économiques étaient “neutres et innocents et bienveillants”.
    Comme si le fait d’avoir des parents riches et diplômés n’augmentait pas statistiquement et mathématiquement, sans aucun jugement de valeur, ton QI, et tes chances de faire au moins une grande école de commerce ou de management/marketing, etc.
    Cela dit. Tous les bourgeois ne sont pas des salauds. Pire. La plupart des bourgeois et des bourgeoises ne sont pas des salauds. Si nous sommes en partie responsables de nos structures socio-économiques collectivement, eh bien elles s’imposent à nous avec objectivité et coercition, comme dit Durkheim elles s’imposent à nous, et les bourgeois, pris individuellement, font partie de leurs systèmes c’est tout. Certains sont des prédateurs, mais la plupart ne font que suivre le mouvement de leurs gens et de leurs classes sociales.
    Moi aussi j’aimerais être un fils de bourgeois progressiste et liberal, façon “West Coast” et faire Stanford. Il y a bourgeois, et bourgeois. Il y a les bourgeois qui financent des fondations mondialistes cosmopolites, par conviction, par intérêt et/ou par idéologie, ET qui financent et soutiennent des mouvements dits “féministes et LGBTQ”, par convictions, par intérêt, et/ou par idéologie. Parfois aussi pour se donner bonne conscience. Ou parce qu’ils s’ennuient. Ou bien pour faire des expérimentations. Ou de l’ingénierie sociale, allez savoir. Et surtout pour se donner une bonne image. La “Open Society” de Georges Soros, à titre d’exemple, et il y en a plein, a des fondements philosophiques. Une référence à Karl Popper, Graham Wallas et Friedrich Hayek, et je ne doute pas de l’intelligence et de la culture de M. Soros. Qui pourrait même financer un Recueil de Poésie surréaliste et de la littérature cosmopolite expérimentale. J’dis ça j’dis rien.
    Enfin. En parlant de Georges Soros et de la Open Society Foundation. Tu savais que les Capitalistes Democrats Américains financent METOO France ? C’est pas un complot : Soros se considère comme philosophe progressiste. Le mec a des idées et plein de thunes : tu sais ça donne le tournis parfois, souvent même, le fait d’être milliardaire et engagé dans des réseaux de pouvoir. On sait ça depuis Montesquieu : le pouvoir, c’est presque comme de la drogue, si t’en prends régulièrement et que t’as un petit penchant pour l’adrénaline et la dopamine machin truc, il y a une forte probabilité que tu finisses par en abuser.
    Et le pouvoir, sous certaines conditions, bah ça transforme n’importe qui. C’est structurel et “systémique” comme on entend parfois. Y’a une citation de Montesquieu dont je n’arrive pas à me rappeler. “C’est une sempiternelle expérience que ceux qui s’accaparent ou concentrent beaucoup de pouvoir soient amenés à en abuser en l’absence de contre-pouvoirs”. Tu vois pourquoi l’URSS, l’Arabie Saoudite et la Monarchie Marocaine sont mathématiquement corrompus et faillibles et mal foutues ? Si tu concentres tous les pouvoirs, même en étant gentil, sympatoche, réformiste et bien intentionné, tu seras inéluctablement amené à massacrer tout ce que tu vois sur ta route et sur ton chemin, parfois de manière même aveugle, irrationnelle…
    Big Up A toutes les meufs qui m’ont insulté et diffamé, se croyant “Le Camp du Bien”, parce qu’elles avaient “marre d’un Officier professionnel qui se laisse pas manipuler et qu’on peut pas baiser dans les mauvais sens du terme”, se croyant Procureures, Juges et Magistrates, sans même avoir conscience de leurs violences de bourreaux, de leurs cruautés, de leurs violences.
    A toutes les meufs qui ont violé ma dignité au nom du “féminisme” et de pseudo-sororité de harcèlement, et qui se croient “au-dessus des lois car la justice institutionnelle est misogyne”, Big Up à vous, vous êtes les vermines fascistes de l’Histoire et vous ne serez même pas des notes de bas de page. Ta souffrance ne justifie pas d’augmenter la souffrance du monde et de perpétuer la violence.
    Mais surtout à toutes les meufs qui veulent vraiment faire progresser le Schmilblick sans verser ni dans la violence inutile et aveugle, ni dans le totalitarisme néo-maoïste, ni dans la compromission, ni dans la misandrie, et surtout, qui veulent avoir un “cerveau safe et valide”, une dignité et de la décence, en dehors des sectarismes, des endoctrinements et des instincts grégaires, lisez-moi avec de l’amour hétérosexuel, passionnel et contradictoire et paradoxale, et un peu de mouille, le Corps est fondamental comme on dit, et vous auriez tort de sous estimer le Corps.
    Et enfin, Big Up à toutes les filles qui n’ont pas besoin de l’autorisation de leurs sororités pour baiser, ou de l’approbation de leurs groupes pour lire et réfléchir.
    Ce Manuscrit parle autant de Dieux, de Rois, de la Religion, de la Foi, que de la Féminité, des Femmes, des Clitoris, de la Métaphysique, de l’Identité du Sujet, et de la Folie. Reconnaissant ses biais, il se voudrait universel dans sa subjectivité, subjectif dans sa soif d’humanité : car comme disait l’autre, quand je vous parle de moi je vous parle de ma condition humaine, et donc de vous.
    Notre époque. Vers 1970 sont apparus au sein des mouvements féministes américains les “War Sex” ou “Guerres des Sexes”; avec d’un côté, les femmes hétérosexuelles qui considéraient le sexe et le désir charnel sous toutes ses formes comme une libération et une émancipation, et les mouvements des lesbiennes misandres “anti-sex” qui considéraient que le sexe avec des hommes hétérosexuels était une trahison et une compromission avec les “ennemis”, car les hommes hétérosexuels cisgenre seraient systémiquement dominants, tueurs et violeurs. Du délire, du délire. Mais bon, chacun ses délires. Le problème étant que j’ai déjà rencontré des lesbiennes misandres et que j’ai vu qu’elles utilisaient leurs pseudos-combats idéologiques pour faire du chantage émotionnel et sexuel à d’autres femmes.
    Les femmes, tout comme les hommes, sont prises dans des relations de pouvoir intersexuelles. Personne n’est “safe et valide”. Comme Manon avec Charlotte. Elles se valident et se cooptent, et renforcent leurs croyances avec la réduction de la dissonance cognitive et la peur de l’exclusion sociale […]
    Et surtout. A toutes les meufs qui croient encore aux Droits humains, au couple hétérosexuel, à l’amour hétérosexuel, à l’amour tout court, et qui se considèrent d’abord comme des être humains et des êtres vivants pensants, et non pas comme des “cadeaux à mériter”.
    Si tu te considères comme une licorne ou un grille-pain, pourquoi pas, si ça te dérange pas, par solidarité, tu pourrais m’aider pour mon pain ? Si t’es pas sûre de ton genre, t’es quand même la ou le bienvenue, simplement, tu n’aimeras probablement pas ce que j’écris, c’est tout. Car j’ai vécu de la persécution et de l’ostracisme. Surtout à cause de taré.e.s de LGBTQXYZ. Moi j’ai déjà été alcoolique, malade mental, j’ai déjà dormi dehors par terre à Paris, j’ai critiqué et insulté l’Etat d’Israël, j’ai critiqué et insulté le Roi du Maroc, j’ai critiqué et insulté Macron et le Directeur de l’ENS de Paris. Et j’ai eu plein d’hospitalisations forcées et un conseil de discipline où je suis parti en claquant la porte. Là, je relis Kant et Aristote et Wittgenstein pour le CAPES et l’Agrégation, histoire d’avoir un gagne-pain. Je voulais lire un peu les femmes écrivaines contemporaines mais à chaque fois y’avait souvent tellement de haine et de misandrie que j’ai fait BEURK. A chaque fois ça parle de “la fin du couple hétérosexuel”, “la fin de l’amour”, “la grève du sexe”, “les hommes tuent et violent et sont des ordures”. Il doit y avoir du réel là-dedans, mais c’est triste à en mourir, et justement, moi le Réel, je le fuis un peu, à travers la transe, ou la méditation : ce qui donne ce genre de livres.
    Bref. La plupart des livres “féministes et LGBTQ” sont tellement plein de violences aveugles et absurdes et dégoûtantes que ce n’est plus ni de la littérature ni de la sociologie. Bertrand Russell avait prédit la mort des utopies communistes et socialistes en affirmant que vouloir transformer la société et le monde avec un Coeur Noir et sans aucune forme d’empathie ou de gentillesse, with “No Kindness nor sympathy nor empathy”, c’était à la fois inutile, dangereux et suicidaire.
    De la merde quoi. Mais pourquoi pas, écoute meuf, si jamais tu veux faire un livre plein de caca pipi et gagner un peu d’argent, bah écoute, fais ton Bifton frère comme on dit. Juste ne te trompe pas de cibles. Y’a plein de mecs qui pourraient être tes alliés, à condition de savoir parler un langage rationnel et émotionnellement intelligible, pas le “Double Langage” de la Territoriale, parce que OUI, si tu veux combattre les “patriarcats” il te faut des alliés et il faut convaincre les hommes et pas simplement dire “Ah tu as 29 ans, t’es vieux, t’es d’une autre génération, moi je vais plutôt me déconstruire avec des mecs de 19 ans”. On disait la même chose en 1968. Et on a probablement dit la même chose en 1848, 1918, 1948, 1988, etc. Tu ne vas réinventer ni l’eau chaud ni le sexe ni la roue ni les forums “pseudos anarchistes”.
    Bref, l’Etat, le Patriarcat et le Capital, c’est des moulins à vent, des gros mots gonflés et boursouflés qui ratent leurs cibles, mais vas-y fait ton Bifton. En revanche, si tu m’attaques, j’me défendrai comme je peux voilà, voili voilou. Y compris en contactant la DGSE et la DGSI si touche à ma dignité et à ma vie sexuelle et émotionnelle. Voire l’Ambassade Américaine etc. Va plutôt attaquer Bolloré ou che pas quoi.
    Et quant à moi je ne serai jamais ton allié si tu ne me fais pas de bisous dans le respect et la dignité et l’amour et l’acceptation réciproque du fait qu’un être humain est plein de défauts et de paradoxes, sans la stratégie de la carotte et du bâton et des ascenseurs émotionnels ; eh ouais c’est aussi simple que ça. Tu peux pas m’insulter et m’humilier et me traiter de misogyne fasciste à tout va, et en plus ne pas me faire de bisous, et attendre de moi que je défende la cause “féministe” ou que je lise les femmes françaises ou que j’en parle. Trop tard : figure toi que toutes les femmes ne sont pas “unies dans la misandrie de METOO” et que je préfère m’intéresser à des femmes américaines, anglo-saxonnes, germano-scandinave, ou palestinienne, yéménites ou iraniennes.
    Bref, au début j’avais de bonnes intentions, mais quand je vois que tu espionnes la vie privée des gens sur Whatsapp, Messenger, Discord, etc. Bof. Et j’ai jamais demandé à être “validé”. Et toi, meuf, qui t’a validée ? “NousToutes” ? “The Sorority” ? Céline Berthon ? “Clashes” ? La Territoriale ? T’es quoi ? A la fois une Sainte, une Procureure, une Juge, une Magistrate, une Avocate, un Tribunal autoproclamé ET une Fémo-DGSI ? Alors si jamais tu lis ce Manuscrit, même si tu kiffes, ou que ça te fait méditer sur Dieu, le Sexe, l’Amour, la Métaphysique, la Vie et la Mor2t, ne me VALIDE SURTOUT PAS.
    Et non tu ne vas pas “RENTRER À LA DGSE”, quoi que tu entendes par là. Je ne m’appelle pas Nicolas Lerner. Et globalement, si tu n’as pas un parcours extraordinaire, ou un cerveau exceptionnel, ou des informations ultra-stratégiques, ou de la Science de haut niveau au sens large, la DGSE n’en a strictement rien à battre de toi et de tes sororités. Et ce n’est pas en harcelant à tout va des Officiers Supérieurs que tu vas “rentrer” dans quoi que ce soit. D’où viennent ces raisonnements, d’Espagne ?
    Si être libéral signifie ne pas considérer qu’une sexualité est substantiellement supérieure à une autre, dans l’absolu, cela signifie aussi que l’on peut faire des choix différents et différenciés. Moi aussi j’ai subi des violences. Tu crois que les hommes ne subissent pas de violences ou ne souffrent pas et que les femmes sont innocentes et saintes et que la parole féminine est source de vérités ?
    Il existe une différence entre dire “donner la parole aux femmes et les encourager à faire des maths et de la science et de l’économie” ( ce qui est une bonne chose même d’un point de vue utilitariste et/ou capitaliste… en effet, les femmes c’est la moitié de l’Humanité, donc augmenter la productivité des femmes c’est augmenter la croissance mondiale etc ) et dire “les femmes ont toujours RAISON dans TOUTES les formes de confrontations avec les hommes surtout les gros porcs d’hétéro cisgenre”.
    Non, ce n’est pas parce que, statistiquement, les femmes sont beaucoup plus victimes de violences conjugales (physiques…), et de violences sexistes ou sexuelles, que cela donne un “DONC” il faut prendre la parole de n’importe quelle femme pour parole d’Evangile. Les femmes sont des être humains, et les femmes sont des hommes, à quelques molécules, atomes, quark et électrons d’hormones près. “DONC” elles mentent, diffament et produisent de la violence et de la cruauté COMME des êtres humains. Eh oui.
    L’Humanisme a des bienfaits. Et parfois même le “Mensplaining” a des bons effets. Le Femalesplaining aussi. Écouter les femmes, et les autistes, et les immigrés, et les fous, et les classes populaires, c’est une nécessité et une vertu démocratique et humaniste. Sans “angélisme ni diabolisme”. Substituer la parole féminine à la Raison et à la Justice, ça mène vers de la perversion anti-démocratique et vers la négation de l’Etat de Droit, qui est… la base de l’égalité hommes-femmes et la base d’à peu près tout.
    Ah, aucune meuf ne veut me lire ? Bah tant pis. J’vendrai mes Manuscrits aux “gens de droite” alors. Ou j’me vendrai aux Américains. Thibaud S., qui ne ment jamais, m’a dit que je serai seul toute ma vie et que je ne trouverai jamais de meuf à Bordeaux. Il m’a dit “les meufs, tu peux oublier !”. La VACHE. J’dois être un monstre, une ordure finie quoi, mais même pire, j’ai vu des ordures avoir plein de meufs lol. Nan. J’ai juste été diffamé par beaucoup de gens. Eh oui. Moi j’ai déposé plainte, plusieurs fois même. J’suis relativement cohérent. Aucun cerveau humain n’est totalement homogène ou cohérent sinon cela devient soit de la folie, soit de la bêtise profonde et crasse, soit de l’idéologie totalitaire. Seuls les extrémistes deviennent “cohérents”.
    Eh ! Et au pire j’paierai ma chnek, ou pas. Je t’inviterai pas au restau. On a dit féminisme : donc à vous de prendre l’initiative et de nous inviter. “Rester tout seul ou finir tout seul”, bah c’est la vie et le quotidien d’énormément d’Autistes. Et même les Asperger que je connais sont soit seuls soit au chômage soit les deux. Et c’est moi l’écrivain normalien qui a fait un procès à un fasciste nazi, sacré Yann M., c’est moi le réfugié politique qui a déposé plainte contre la DGED. Bah sinon heureusement que y’a des Escorts Russes ou Ukrainiennes! Est-ce que toi tu mérites mon intelligence et mon empathie, ma culture aristocratique, mon savoir, ma double-culture, ma beauté, mon dévouement, mon amour, mon attention et ma résistance psychologique à l’oppression du Roi du Maroc et de la DGED ? Et mon endurance face aux hospitalisations et aux médocs pour un bipolaire autiste ou un asperger chtarbé ?
    Pose-toi la question. J’aime regarder les jolis culs et les belles jambes, parfois ça me fait sourire. Mais à 30 ans ton cul m’intéresse autant que ton cerveau, et la combinaison des deux fait le sexe : Brains are as important as Boobs. Et si tu es plus intelligente que moi, je ne demande qu’à apprendre de toi. Brains-Before-Boobs. BBB.
    Ce Manuscrit tourne donc beaucoup autour des questions de Dieu, de la Monarchie Absolue, de la Philosophie politique, autour de la Féminité et du sexe féminin, et surtout autour des Clitoris. Aragon, Eluard et Breton ont beaucoup écrit sur les Yeux et les Mains et les Cheveux des Femmes, pas parce que ce sont des “objets”, mais car c’est une immense source de fascination esthétique. Cela s’appelle du Romantisme. Et cela a du bon.
    Ils n’ont jamais interdit aux femmes d’écrire, au contraire. Déso, comme disent les djeuns, j’ai pas beaucoup lu de femmes surréalistes, il y en a bien évidemment, c’est juste que bon voilà, j’ai lu ce qu’on m’a appris à lire, plus ou moins, et quand je me suis ennuyé, j’ai commencé à écrire par moi-même pour moi-même, car dans la vie, en général, je m’ennuie. J’ai pas trop lu de Noirs, ni d’Arabes, ni d’Asiatiques. Ouais je suis conscient de mes biais. J’ai lu plus de Juifs que de Musulmans, et plus d’Européens que d’Arabes, et plus de Français que d’Anglais. J’suis pas un érudit non plus hein.
    En revanche, si t’as envie d’écrire, fais ta littérature et fais pas chier. Arrête de vouloir censurer les hommes ou leur couper la parole.
    Si tu as envie de t’enjailler avec une écriture que je juge originale et inclassable, bienvenue, en revanche, si tu considères que les hommes hétérosexuels cisgenres sont des ordures, bah écoute, ma foi, passe ton chemin et garde ta haine pour toi et ton Clitoris, et pour tes polyamoureux. Garde ta haine et ton hystérie et tes névroses. Apparemment je suis un “Incel”. Mouais bof. Je sais même pas ce que ça veut dire, j’ai dû avoir quelques copines dans ma vie 5 ou 6, marocaines, américaines, anglo-saxonnes et indiennes, françaises et polonaises et italiennes. J’ai dû baiser avec une quinzaine de femmes “normales” plus des dizaines d’Escorts de bonne qualité. Je n’ai jamais eu de MST, simplement une herpès une fois.
    Je sais pourquoi en ce moment je suis célibataire, d’un point de vue socio-économique. D’abord je suis autiste et handicapé RQTH/AAH, un petit ou gros “malade mental”. Donc rejet. Classique. Il y a 1 an j’étais pas célibataire “incel” et dans un an je serai peut-être marié avec une Américaine qui croit encore au mariage et à l’engagement hétérosexuel. Ensuite, les filles à Bordeaux sont violentes et réactionnaires : je suis jugé petit de taille, moche, pauvre, mal habillé, mal parfumé, chaussures pas tendances, j’aime pas le double langage et les jeux hypocrites, etc, et une tête de bougoule de crouille. Bof. That is life.
    A ce niveau-là, en sexualité comme en littérature, j’assume ma subjectivité et mes goûts, simplement, à la différence de la plupart des féministes misandres de Bordeaux-Montaigne, je n’appelle pas à la destruction ou à la censure ou à l’ostracisme de ceux qui ont des goûts différents des miens.
    Tu veux savoir à quoi ressemble ta bêtise et ta cruauté quand tu deviens lesbienne misandre ? Tu veux détruire l’Autre. Les Autres. Ceux qui ne sont pas d’accord avec toi. Ceux qui risquent de séduire les belles chattes que tu convoites. Ceux qui n’ont pas les mêmes goûts et les mêmes pratiques que toi. Tu veux forcer les gens à coucher avec des grosses ou des moches (selon le goût), et des trans pour signifier qu’iels sont “safe et valides”. Je n’ai rien contre les grosses et les trans mais je n’ai pas envie de coucher avec. Ask my dick for more information.
    Être “de gauche” ne signifie pas vouloir coucher avec des moches et des grosses ou des trans. Je préfère les transes tout seul en forêt. Ouais je sais que tu as subi des violences. Les trans ne peuvent pas me piffer et me blairer ? Moi non plus. Iels ont subi des violences et ont des doutes sur la notion d’identité ? MOI AUSSI. Je préfère les belles femmes sûres de leurs ovaires et de leurs clitoris. Je fais ce que je veux de ma bite. Et je le dis tout de go, j’aime pas la droite américaine mais je suis totalement avec Sydney Sweeney. Moi mon truc c’est les Blondes aux Yeux Verts aux longs longs cheveux naturels, sveltes et féminines. And I’m fine with it. Il y a des “déterminations et conditionnements socio-économiques et culturels et géographiques” à ma sexualité mais c’est comme ça. Et toi tu fais ce que tu veux mais ne m’impose pas tes trucs.
    Parlons de souffrances et de discriminations et d’inspiration. Cette littérature vient de la douleur et de la solitude, de la folie, de l’immigration et de la souffrance. J’ai même été persécuté par un mec fasciste, un VRAI fasciste nationaliste raciste et réactionnaire, un certain Yann Messian (criminel condamné). Ouais je sais c’est pas comparable, on va pas faire un concours : quoique, un Marocain, Bougnoule, Pauvre, Immigré précaire, isolé, autiste et bipolaire, qui a connu les hôpitaux psychiatriques et les violences à Paris et à Casablanca, qui a subi PEGASUS et la Monarchie Absolue, le Racisme de droite ET la Misandrie de Gauche, j’pense que je peux “rivaliser” avec beaucoup de meufs et de trans et de pédés et de tarlouzes en termes de souffrances et de persécutions. Intersectionnalité wesh yolo.
    Bref. Oui je sais tu vas me dire c’est “Systémique”. Le Racisme contre les bougnoules et les autistes bipolaires aussi est SYSTEMIQUE.
    Bref. J’ai fait de la sociologie moi aussi, j’ai écouté pendant des années des militantes féministes. Certaines disaient des choses sensées et intelligibles, d’autres disaient des conneries, de la merde et de la violence façon féminine, certaines m’ont même diffamé “because”. Parce que.
    Bof. Ah, les meufs ne veulent pas me lire ? Tant mieux, tant pis ! Allez ! Ah, et si t’as pas aimé Baudelaire, Mallarmé, Apollinaire, Aragon et Eluard, passe ton chemin, apparemment j’ai un style un peu surréaliste, un peu romantique, réac sur les bords comme on dirait à Bordeaux. J’ai pas besoin de ta reconnaissance, mais je veux bien ton argent, drop the cash bastard for my art or my crap. Richard Millet tout autant que Lakis Proguidis ont vu dans mes textes, abstraction faite de nos tendances, de la Littérature, de la vraie.
    Si tu veux augmenter ton intelligence, jette un coup d’œil à ce que j’écris. Et apprends à t’aimer et à te respecter. Le Mansplaining ET le Femalesplaining sont parfois utiles. Mes Professeures en France étaient toutes blanches, et elles m’ont appris beaucoup de choses. Si tu es prisonnière d’une sororité et que tu passes ton temps à te caresser le clitoris par haine des hommes et par misandries, casse-toi, je veux parler à des meufs intelligentes, et surtout à des vraies meufs, sûres de leurs corps et de leurs sexualités et de la beauté spirituelle du clitoris, des êtres humains, pas des meufs qui répètent ce que disent leurs copines, “pour la sororité”. Et elle où la Fraternité Universelle ? Et l’Humanité tout simplement ? Enfin ! Bleh ! Anyways. Whatever dude.
    Si l’on s’interrogeait sur mes opinions – et on ne fait que ça à Bordeaux et à Paris – sans essayer de passer par les renseignements territoriaux ou par Pegasus, je dirais que je vote comme un intello pauvre et qui a vécu dans les classes moyennes pour parler comme les sociologues. Je vote à gauche et je défends le droit à l’avortement, je défends les droits des immigrés et des homosexuels, mais je défends leurs droits, et non pas leurs droits à la diffamation et à la violence physique et verbale. Je ne crois pas “aux violences révolutionnaires et aux tribunaux populaires auto-organisés”. Cela s’appelle du Maoïsme.
    Je défends les musulmans et les juifs, mais je n’aime pas leurs religions stupides, ni leurs groupes et congrégations, ni leurs Églises, ni les Etats Musulmans ou Juifs. Ni leurs institutions. Ni le clergé chrétien par ailleurs. Je vote et soutiens ce que l’on appelle en 2025 en France les “Nouveaux Fronts Populaires”. Comment pourrais-je soutenir les réactionnaires politiques et les nationalistes défendant l’ordre établi et justifiant la violence socio-économique des inégalités capitalistes; l’ordre de Vincent Bolloré et de Bernard Arnault, qui soutiennent à la fois le néolibéralisme conservateur et autoritaire en France, le néolibéralisme des “49.3” avec toute sa violence, et le régime tyrannique et médiéval du Maroc ?
    Il n’y a aucune obligation morale ou politique ou idéologique à adopter des “postures féministes”. L’égalité des droits et des chances, la lutte contre les violences sexistes, ce n’est pas nécessairement du “féminisme”. Et non seulement je suis anti-féministe en France par principe d’auto-défense et de “mental health preservation”, pour me préserver du brouhaha et pour mon hygiène mentale, mais c’est même pire : je ne m’intéresse pas aux “productions littéraires” dites “féministes”. Depuis longtemps. Je pense que la “décennie METOO” est épuisée et terminée, avec de piètres résultats. Garde ta chnek et “tes trophées et tes cadeaux” :))
    Etre anti-féministe ce n’est nullement être masculiniste ou viriliste. C’est juste une question de lucidité esthétique et politique, et une auto-défense face à la culture de l’insulte, du “roasting”, du doxxing, et de l’humiliation, la culture de l’indécence et de l’indignité. La culture de la perversion contemporaine.
    Donc ouais meuf, je considère que tu as le droit d’avorter et de montrer tes jolies fesses comme tu veux sans être inquiétée ou violentée. Et non meuf, tu n’es rien sans les hommes. L’Assemblée Nationale et le Gouvernement sont à moitié masculins, et sans mon vote tu n’aurais aucun droit. Principe de réalisme et de réalité. Cela s’appelle les règles de bases du vivre ensemble. Sinon n’importe qui pourrait se promener nu et se masturber dans la rue ? Eh oui, montrer ses fesses, son string, sa raie et ses grosses lèvres et son vagin fait partie aussi du débat public (comme le fait de montrer son pénis en public). Et moi aussi j’ai le droit de te reluquer et de me rincer les yeux de pov type isolé et frustré et qui paye honnêtement des Escorts et qui les fait jouir la plupart du temps… Et je considère les mecs qui utilisent leurs muscles ou leurs pouvoirs pour frapper leurs copines ou conjointes comme des salopards qui doivent être rééduqués en prison, avec des psychologues et des travaux forcés, et si tu veux ma formule je suis probablement “vaguement de gauche”, comme disait Mélenchon en 2012. Mais malgré mes médicaments et mes troubles psychiques, j’ai globalement (presque) toute ma tête, un peu de rationalisme, de logique et de bon sens, du recul et un peu de réflexivité. La plupart du temps, sans grandes convictions, car la politique c’est toujours le choix entre le très mauvais et le moins mauvais pour les “10% les moins nantis en patrimoine” comme diraient J. Rawls, D. Cohen, P. Ashkenazy et T. Piketty. Et ouais, ici je fais du “name dropping” comme je veux, j’suis plus à Normale Sup. Tiens je me suis même fait virer de Normale Sup. Mais c’est une longue histoire, et ici je veux parler poésie subjectale. Et j’en ai gros sur la patate.
    Bref. Et tiens attends ? Les frustrés et les marginaux n’ont pas droit à de l’empathie ?
    Pourquoi autant d’isolements et de déliquescence du lien social ? Féminisme et masculinisme sont des symptômes de réalités communes et de facteurs communs. Et si l’accès à l’affection, à l’amour, à la sexualité et au contact physique était aussi un droit à la préservation de soi et à l’existence sociale digne et heureuse ? Le droit au bonheur et à la jouissance non ? The pursuit of happiness ? Et les jours heureux ? Pourquoi ne pas instaurer d’allocations sexuelles pour les handicapés ? Sommes-nous devenus des sociétés de la paranoïa et de l’hystérie collective permanente, masculine comme féminine ? Entre décadence, décadentisme, peur du “suicide français” et ultra-catastrophisme ? Il faut replacer le lesbianisme politique, le féminisme misandre, la guerre des sexes, des chattes et des pénis, le nationalisme mortifère, le fémonationalisme, le masculinisme et le mounirisme pervers dans des cadres d’analyses plus globaux et plus macro-économiques. Marxisme de base. Observer le rapport Kapital-Travail et la distribution de la plus-value.
    Si la littérature relève de l’esthétique et de la spiritualité, elle est toujours socialement et politiquement située, le langage des surréalistes était en 1920 probablement révolutionnaire, choquait la bourgeoisie et les bien-pensants, et pourtant ce fut l’une des matrices de la modernité poétique, reconstruite après coup. Apollinaire écrivait que le Pape était, au milieu de la boucherie insensée de la Première guerre mondiale, le plus moderne des Européens. Les surréalistes, bien que rejetant le cléricalisme et l’Eglise catholique, ennemie du progrès social au XIXème siècle, cherchaient une vraie spiritualité et cherchaient à la fois la religion humaine authentique, et son renouvellement. Certains surréalistes ont été communistes, d’autres ont fini par prendre leurs distances avec ce qui devenait rapidement une autre forme de totalitarisme dogmatique et disciplinaire. Mais la place qu’ils ont su accorder à l’inconscient, aux pulsions, aux fantasmes, aux désirs, à la sexualité, à l’écriture automatique, à la transe, cela constituait un geste politique.
    Jean Louviste me dit que André Breton était un connard misogyne. Peut-être. Et alors ? Je sais pertinemment que L-F Céline était devenu, probablement dès les années 1920, comme la plupart des médecins conservateurs-réactionnaires qu’il fréquentait, un raciste, qui a poussé son racialisme jusqu’au délire paranoïaque le plus extrême, puis au crime de la collusion avec des Nazis durant la guerre. Oui, Louis-Ferdinand Destouches est condamnable. Je ne suis ni procureur ni magistrat ni historien. En revanche, il n’en demeure pas moins que son œuvre, monumentale, reste un moment de la prose française. Un moment à comprendre et à dépasser.
    C’est cela, je suppose, ce que l’on appelle la “bêtise du wokisme et de la cancel culture”. Les jeunes filles veulent des mecs “safe et valides”. D’abord, je suis autiste dit “asperger” et bipolaire, avec un handicap non négligeable. Donc je n’ai rien de valide. Et si j’aime parler de moi-même, c’est tout simplement parce que je me considère intéressant. Le narcissisme n’est en soi ni une perversion ni une tare, à condition de rester dans la construction dite positive comme dirait J. Cottraux. Et de ne pas tomber dans la mégalomanie ou le délire égocentré. Je suis parfaitement conscient qu’il a toujours existé des écrivains de génie. Et je suis parfaitement conscient que je ne suis “supérieur” à aucun artiste. Je m’aime moi-même, je fais mes trucs, et je me soucie peu du public, c’est tout. Et j’ai découvert ce genre de stratégies littéraires, d’abord inconsciente, en pratiquant la réflexivité et la lucidité, inspiré en cela par Pierre Bourdieu et Pascale Casanova. Ah tiens je lis des femmes quand elles sont intéressantes.
    Et je n’ai pas envie d’être aimé ou lu car “safe, valide et validé par les féministes et les sionistes”. La bourgeoisie a tendance à considérer que pour être mainstream il faut sucer Israël et la culture juive sans distinction aucune, et ménager les choux et les chèvres, et prendre des pincettes pour parler des noirs et des arabes et du roi du maroc. Cela ne veut pas dire que je me rapproche de “Soral et Dieudonné”. Dieudonné n’est plus drôle depuis une décennie, et ce n’est même plus un artiste. Mais il a probablement été lynché, persécuté, puis repris par l’extrême-droite. Soral ? Probablement quelqu’un de cultivé, mais il a sombré dans des formes de narcissismes destructeurs, il est tombé dans l’antisémitisme ou la judéophobie absurde, classique de l’extrême-droite dite “antisystème”. De quel système parle-t-il ? Soral et Dieudonné aussi sont dans l’air du temps. Et quand tu postes sur Youtube mon vieux, t’es en plein dans le “système”. Je ne lis pas Alain Soral pour la même raison que je ne lis pas la plupart des “contemporains” : car j’ai mieux à faire. Donc. Je ne lis ni l’extrême-gauche ni l’extrême-droite. Mais il faudrait, il faudrait. Mon temps et mon énergie sont précieux. Je ne me considère pas “supérieur”. Je le suis. Techniquement et scientifiquement, les êtres vivants de mon espèce, de mon acabit et de mon envergure sont cognitivement supérieurs à moins 98% des systèmes nerveux de la Planète en 2026. Eh oui. Du bon gros narcissisme scientifique 😉 Nietzsche avait sorti un jour quelque chose comme “Pourquoi j’écris de si beaux livres”. Quand je me relis sur plusieurs années je me dis toujours “Sacrée Évolutionnisme HUH”. Yes baby, yes Alice R., yes Meriem M., Im CLEVER and I KNOW IT. Get used to it. Or don’t. Judith Butler is also probably very clever.
    L’air du temps. “Safe et valide”. Plusieurs raisons. Je me méfie de l’air du temps. Je me souviens de la terreur et du terrorisme moral, intellectuel et enfin politique de gens comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, la bourgeoise féministe, puis de leur maoïsmes. Le féminisme misandre est à mes yeux de “non-valide non-validé”, un nouveau maoïsme. Ensuite, aucun homme n’est “safe”. Aucune femme n’est “safe” non plus.
    Je suis globalement quelqu’un de bien, d’empathique et de non violent. Raisonnablement et tout compte fait. C’est tout. Mais je ne revendique aucune pureté ou purisme moral. Et oui ma petite, et oui mon petit, je suis probablement plus intelligent que toi, il y a 98 chances sur 100 que je sois supérieur à toi cognitivement parlant (même si je dois me tromper sur la p-value…), et je serais heureux de rencontrer des gens plus intelligents que moi mleh mleh mleh. Principalement parce que j’ai produit une œuvre, mais pas toi. Et maintenant, voici la preuve de mon intelligence et de ma supériorité cognitive. CHEH. Et la logique naturelle et la théologie rationnelle voudraient que si tu es modeste tu apprennes de moi, comme moi j’ai appris de Goethe et Victor Hugo. Et non je ne me prends pas pour de la merde, c’est juste qu’il est important de remettre les choses et les gens à leurs places. Principe de réalité et de réalisme. Et oui il existe des inégalités et des stratifications et des hiérarchies socio-biologiques souhaitables et légitimes. Et non, je n’ai aucun Ego ni aucun problème d’Ego. Justement.
    Et psst : tu peux faire beaucoup mieux que moi, avec un peu de travail.
    Non, tout le monde n’est pas artiste. L’égalité des droits et des chances ne signifie pas l’égalité empirique et réelle des positions. Trop compliqué ? Hum. L’intelligence est violemment inégale et inégalitaire. Le progressisme consiste à dire que nous pouvons augmenter nos intelligences avec optimisme, avec certaines productions de grands individus, comme celle-ci. Parmi d’autres. Revenir à la réalité. Dégonfler les melons et les Egos.


    « Lecteur paisible et bucolique,
    Sobre et naïf homme de bien,
    Jette ce livre saturnien,
    Orgiaque et mélancolique.
    Si tu n’as fait ta rhétorique
    Chez Satan, le rusé doyen,
    Jette ! tu n’y comprendrais rien,
    Ou tu me croirais hystérique.
    Mais si, sans se laisser charmer,
    Ton oeil sait plonger dans les gouffres,
    Lis-moi, pour apprendre à m’aimer ;
    Âme curieuse qui souffres
    Et vas cherchant ton paradis,
    Plains-moi !… sinon, je te maudis « 
    Baudelaire, Les Fleurs du Mal
    Je suis devenu voyageur,
    Permets à mes pas de suivre tes traces.
    Psaume.
    تسألوني عن جوابْ “
    إن الجوابَ هو الطريقُ ولا طريقَ سوى التلاشي في الضبابْ
    هل مَسَّكَ ( العَطَّارُ ) بالأشعار ؟ قلنا . قال : خاطبني وغابْ
    في بطن وادي العشق . هل وقف ( المعرِّيْ) عند وادي المعرفةْ ؟
    قلنا . فقال : طريقُهُ عَبَثٌ . سألنا : وابن سينا .. هل أجابَ
    عن السؤال وهل رآكَ ؟ أنا أرَى بالقلب لا بالفلسفةْ
    هل أنت صوفيُّ إذاً ؟
    أنا هدهدٌ . أنا لا أريد
    وغاب في أشواق ”
    Mahmoud Darwich
    مَنْ أَنا؟
    أَنشيدُ الأناشيد
    أم حِكْمَةُ الجامعةْ؟
    وكلانا أَنا
    وأَنا شَاعرٌ
    ومَلِكْ
    وحكيمٌ على حافّة البئرِ
    لا غيمةٌ في يدي
    لا أَحَدَ عَشَرَ كوكباً
    على معبدي
     » Dans un tel contexte, nos vieux arguments d’hommes éclairés et rationalistes sont non seulement émoussés et inutiles, mais encore font le jeu du pouvoir « 
    Pier Paolo Pasolini, Écrits corsaires, and the problems of Fascists Tendancies in Modernity. » »////
    By Mounir and Joelle Zakriti
    Washington District of Columbia
    US Department of Defense / US Department of Justice/
    US Department of State.
    The International World Republic of Literature
    E Pluribus Unum_DE OPPRESSO LIBER

  • « Allègres Métamorphoses », Recueil de Poésies Surréalistes. End of AllGames.

    « Preface of the Introduction of the Preface and Other Prolégomènes à toute masturbation surréaliste passée, future et à venir ». In « Allègres Métamorphoses » et autres Joyeuses et ôtres Piteuses Controverseuhs.
    (…) / […] » Bref. J’ai fait de la sociologie moi aussi, j’ai écouté pendant des années des militantes féministes. Certaines disaient des choses sensées et intelligibles, d’autres disaient des conneries, de la merde et de la violence façon féminine, certaines m’ont même diffamé “because”. Certaines avaient subi beaucoup de violences, des violences que je n’ai pas vécues. Certaines restaient humaines, d’autres sombraient dans l’obsession paranoïaque ou sectaire sur le « mâle hétérosexuel et son méchant vilain phallus comme source du grand satan ».
    Parce que. Bof. Ah, les meufs ne veulent pas me lire ? Tant mieux, tant pis ! Allez ! Ah, et si t’as pas aimé Baudelaire, Mallarmé, Apollinaire, Aragon et Eluard, passe ton chemin, apparemment j’ai un style un peu surréaliste, un peu romantique, réac sur les bords comme on dirait à Bordeaux. Bah forcément réac, qui s’extasie encore aujourd’hui devant Hugo et Baudelaire…
    Si tu veux augmenter ton intelligence, jette un coup d’œil à ce que j’écris. Et apprends à t’aimer et à te respecter. Le Mensplaining ET le Femalesplaining sont parfois utiles. Mes Professeures en France étaient toutes Blanches, et elles m’ont appris beaucoup de choses.
    Si tu es prisonnière d’une sororité et que tu passes ton temps à te caresser le clitoris par haine des hommes et par misandries, casse-toi, je veux parler à des meufs intelligentes, et surtout à des vraies meufs, sûres de leurs corps et de leurs sexualités et de la beauté spirituelle du clitoris, des êtres humains, pas des meufs qui répètent ce que disent leurs copines, “pour la sororité”.
    Et elle où la Fraternité Universelle ? Et l’Humanité tout simplement? Enfin ! Bleh ! Anyways. Whatever dude. Oui oui oui l’intersectionnalité et il faut « blesser les hommes et les faire pleurer pour se gongler l’Ego et la chatte ».
    « Il faut se défouler sur les hommes de pouvoir ». La majorité des écrivains ne sont pas des hommes de pouvoir, au mieux ils ressentent les choses et disent les choses avec esthétisme ou intensité, au mieux ils inspirent ou insufflent des idées. Et encore. Au mieux ils sont « inspirés et inspirants ».

    Si l’on s’interrogeait sur mes opinions – et on ne fait que ça à Bordeaux et à Paris – sans essayer de passer par les renseignements territoriaux ou par Pegasus, je dirais que je vote comme un intello pauvre et qui a vécu dans les classes moyennes pour parler comme les sociologues. Je vote à gauche et je défends le droit à l’avortement, je défends les immigrés et les homosexuels, mais je défends leurs droits, et non pas leurs droits à la diffamation et à la violence physique et verbale. Je ne crois pas “aux violences révolutionnaires et aux tribunaux populaires auto-organisés”. Cela s’appelle du Maoïsme.
    Je défends les musulmans et les juifs, mais je n’aime pas leurs religions stupides, ni leurs groupes et congrégations, ni leurs Églises, ni les Etats Musulmans ou Juifs. Ni leurs institutions. Ni le clergé chrétien par ailleurs. Je vote et soutiens ce que l’on appelle en 2025 en France les “Nouveaux Fronts Populaires”. Comment pourrais-je soutenir les réactionnaires politiques et les nationalistes défendant l’ordre établi et justifiant la violence socio-économique des inégalités capitalistes; l’ordre de Vincent Bolloré et de Bernard Arnault, qui soutiennent à la fois le néolibéralisme conservateur et autoritaire en France, le néolibéralisme des “49.3” avec toute sa violence, et le régime tyrannique et médiéval du Maroc ? Et on ose dire « on est avec yann messian ! casse toi ! » ou encore « c’est toujours nous les féministes les cibles… ». L’Ego féminin plus galbé et gonflé et pulpleux et bulbeux qu’un Clitoris Texan.

    Il n’y a aucune obligation morale ou politique ou idéologique à adopter des “postures féministes”. L’égalité des droits et des chances, la lutte contre les violences sexistes, ce n’est pas nécessairement du “féminisme”.
    Et non seulement je suis anti-féministe en France par principe d’auto-défense et de “mental health preservation”, pour me préserver du brouhaha et ma hygiène mentale, mais c’est même pire : je ne m’intéresse pas aux “productions littéraires” dites “féministes”. Depuis longtemps. Je pense que la “décennie METOO” est épuisée et terminée, avec de piètres résultats. Garde ta chnek et “tes trophées et tes cadeaux” :)) Etre anti-féministe ce n’est nullement être masculiniste ou viriliste. C’est juste une question de lucidité esthétique et politique, et une auto-défense face à la culture de l’insulte, du “roasting” et de l’humiliation, la culture de l’indécence et de l’indignité. La culture de la perversion contemporaine.

    Donc ouais meuf, je considère que tu as le droit d’avorter et de montrer tes jolies fesses comme tu veux sans être inquiétée ou violentée. Et non meuf, tu n’es rien sans les hommes. L’Assemblée Nationale et le Gouvernement sont à moitié masculins, et sans mon vote tu n’aurais aucun droit. Principe de réalisme et de réalité. Cela s’appelle les règles de bases du vivre ensemble. Sinon n’importe qui pourrait se promener nu et se masturber dans la rue ? Eh oui, montrer ses fesses, son string et sa raie et ses grosses lèvres et son vagin fait partie aussi du débat public (comme le fait de montrer son pénis en public). Et moi aussi j’ai le droit de te reluquer et de me rincer les yeux de pov type isolé et frustré et qui paye honnêtement des Escorts et qui les fait jouir la plupart du temps… Et je considère les mecs qui utilisent leurs muscles ou leurs pouvoirs pour frapper leurs copines ou conjointes comme des salopards qui doivent être rééduqués en prison, avec des psychologues et des travaux forcés, et si tu veux ma formule je suis probablement “vaguement de gauche”, comme disait Mélenchon en 2012. Mais malgré mes médicaments et mes troubles psychiques, j’ai globalement (presque) toute ma tête, un peu de rationalisme, de logique et de bon sens, du recul et un peu de réflexivité. La plupart du temps, sans grandes convictions, car la politique c’est toujours le choix entre le très mauvais et le moins mauvais pour les “10% les moins nantis en patrimoine” comme diraient J. Rawls, D. Cohen, P. Ashkenazy et T. Piketty. Et ouais, ici je fais du “name dropping” comme je veux, j’suis plus à Normale Sup. Tiens je me suis même fait virer de Normale Sup. Mais c’est une longue histoire, et ici je veux parler poésie subjectale. Et j’en ai gros sur la patate.

    Bref. Et tiens attends ?
    Les frustrés n’ont pas droit à de l’empathie ? Pourquoi autant d’isolements et de déliquescence du lien social ? Féminisme et masculinisme sont des symptômes de réalités communes et de facteurs communs. Probablement, si l’on cherche une théorie générale du lien social, il faut bien penser le masculin et le féminin ensemble. Le masculinisme est un vrai problème qui interroge. Le féminisme misandre aussi. La guerre des sexes ne peut pas être un horizon. L’ultra-compétition ultra-individualiste ou ultra-sectaire n’est pas une solution viable, même pour la santé mentale. Et montrer la forme de ta vulve et la couleur de tes fesses en public ne va en rien résoudre ces problèmes du lien social. Contrairement à ce que tu porrais croire pov teubée de feuministe, je ne suis jamais allé sur 4Chan ou 8Chan ou 9Chan ou sur des sites sordides de « pilule noire » des « incels »… Je ne sais même pas exactement ce que c’est que des « célibataires involontaires », ni leurs idéologies, ni leurs idées, ni d’où vient cette tendance. J’ai fréquenté des femmes dans ma vie, une dizaine probablement ou une quinzaine, plus parfois les Escorts, et j’ai dû avoir une « girlfriend / lover » 3 ou 4 fois dans ma vie, et j’ai dû au total avoir 3 relations « sérieuses » au niveau de l’engagement dans ma vie, depuis mes 16/18 ans, mais je n’ai jamais vraiment « compté mon body count ». Ce langage vient effectivement des années « 2010-2020 ». Et je ne comprends pas pourquoi les djeunes baisent moins ou un peu moins depuis les Covid.

    Et si l’accès à l’affection, à l’amour, à la sexualité et au contact physique était aussi un droit à la préservation de soi et à l’existence sociale digne et heureuse ? Le droit au bonheur et à la jouissance non ? The pursuit of happiness ? Et les jours heureux ?

    Sommes-nous devenus des sociétés de la paranoïa et de l’hystérie collective permanente, masculine comme féminine ? Où les « Incels », les suprémacistes blancs, etc, un peu comme tout le monde, chercheraient désespérément des BOUCS EMISSAIRES ? D’où l’appel à la Raison, au Rationalisme, à la Foi en l’Amour, à un peu d’humanisme et d’humanité.
    Des boucs-émissares, entre décadence, décadentisme, peur du “suicide français” et ultra-catastrophisme ? Il faut replacer le lesbianisme politique, le féminisme misandre, la guerre des sexes, des chattes et des pénis, le nationalisme mortifère, le suprémacisme blanc, le fémonationalisme, le masculinisme et le mounirisme pervers dans des cadres d’analyses plus globaux et plus macro-économiques. Ou plus « macro » tout court. Regarder les tendances globales, la genèse et la structure des choses (c’est ce que l’on appelle la déconstruction en phénoménologie et en sociologie constructiviste bourdieusienne).
    Marxisme de base. Observer le rapport Kapital-Travail et la distribution de la plus-value.

    Si la littérature relève de l’esthétique et de la spiritualité, elle est toujours socialement et politiquement située, le langage des surréalistes était en 1920 probablement révolutionnaire, choquait la bourgeoisie et les bien-pensants, et pourtant ce fut l’une des matrices de la modernité poétique, reconstruite après coup. Apollinaire écrivait que le Pape était, au milieu de la boucherie insensée de la Première guerre mondiale, le plus moderne des Européens. Les surréalistes, bien que rejetant le cléricalisme et l’Eglise catholique, ennemie du progrès social au XIXème siècle, cherchaient une vraie spiritualité et cherchaient à la fois la religion humaine authentique, et son renouvellement. Certains surréalistes ont été communistes, d’autres ont fini par prendre leurs distances avec ce qui devenait rapidement une autre forme de totalitarisme dogmatique et disciplinaire. Mais la place qu’ils ont su accorder à l’inconscient, aux pulsions, aux fantasmes, aux désirs, à la sexualité, à l’écriture automatique, à la transe, cela constituait un geste politique. Jean Louvist me dit que André Breton était un connard misogyne. Peut-être. Et alors ? Je sais pertinemment que L-F Céline était devenu, probablement dès les années 1920, comme la plupart des médecins conservateurs-réactionnaires qu’il fréquentait, un raciste, qui a poussé son racialisme jusqu’au délire paranoïaque le plus extrême, puis au crime de la collusion avec des Nazis durant la guerre. Oui, Louis-Ferdinand Destouches est condamnable. Je ne suis ni procureur ni magistrat ni historien. En revanche, il n’en demeure pas moins que son œuvre, monumentale, reste un moment de la prose française. Un moment à comprendre et à dépasser.
    C’est cela, je suppose, ce que l’on appelle la “bêtise du wokisme et de la cancel culture”. Les jeunes filles veulent des mecs “safe et valides”. D’abord, je suis autiste dit “asperger” et bipolaire, avec un handicap non négligeable. Donc je n’ai rien de valide. Et si j’aime parler de moi-même, c’est tout simplement parce que je me considère intéressant. Le narcissisme n’est en soi ni une perversion ni une tare, à condition de rester dans la construction dite positive comme dirait J. Cottraux. Et de ne pas tomber dans la mégalomanie ou le délire égocentré. Je suis parfaitement conscient qu’il a toujours existé des écrivains de génie. Et je suis parfaitement conscient que je ne suis “supérieur” à aucun artiste. Je m’aime moi-même, je fais mes trucs, et je me soucie peu du public, c’est tout. Et j’ai découvert ce genre de stratégies littéraires, d’abord inconsciente, en pratiquant la réflexivité et la lucidité, inspiré en cela par Pierre Bourdieu et Pascale Casanova.
    Et je n’ai pas envie d’être aimé ou lu car “safe, valide et validé par les féministes et les sionistes”. La bourgeoisie a tendance à considérer que pour être mainstream il faut sucer Israël et la culture juive sans distinction aucune, et ménager les choux et les chèvres, et prendre des pincettes pour parler des noirs et des arabes et du roi du maroc. Cela ne veut pas dire que je me rapproche de “Soral et Dieudonné”. Dieudonné n’est plus drôle depuis une décennie, et ce n’est même plus un artiste. Mais il a probablement été lynché, persécuté, puis repris par l’extrême-droite. Soral ? Probablement quelqu’un de cultivé, mais il a sombré dans des formes de narcissismes destructeurs, il est tombé dans l’antisémitisme ou la judéophobie absurde, classique de l’extrême-droite dite “antisystème”. De quel système parle-t-il ? Soral et Dieudonné aussi sont dans l’air du temps. Et quand tu postes sur Youtube mon vieux, t’es en plein dans le “système”. Je ne lis pas Alain Soral pour la même raison que je ne lis pas la plupart des “contemporains” : car j’ai mieux à faire. Donc. Je ne lis ni l’extrême-gauche ni l’extrême-droite. Mais il faudrait, il faudrait. Mon temps et mon énergie sont précieux. Je ne me considère pas “supérieur”. Je le suis. Techniquement et scientifiquement, les êtres vivants de mon espèce, de mon acabit et de mon envergure sont cognitivement supérieurs à au moins 98% des systèmes nerveux de la Planète en 2026. Eh oui.

    Du bon gros narcissisme scientifique 😉 Nietzsche avait sorti un jour quelque chose comme “Pourquoi j’écris de si beaux livres”. Et pourquoi ma prose poétique est à « 2000 lieues » de mes contemporains. Dans le cas de Nietzsche contrairement à la plupart des bipolaires il avait raison.
    Quand je me relis sur plusieurs années je me dis toujours “Sacrée Évolutionnisme HUH”. Yes baby, yes Alice R., yes Meriem M., Im CLEVER and I KNOW IT. Get used to it. Or don’t. Judith Butler is also probably very clever.

    L’air du temps. “Safe et valide”. Plusieurs raisons. Je me méfie de l’air du temps. Je me souviens de la terreur et du terrorisme moral, intellectuel et enfin politique de gens comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, la bourgeoise féministe, puis de leur maoïsmes. Le féminisme misandre est à mes yeux de “non-valide non-validé”, un nouveau maoïsme. Ensuite, aucun homme n’est “safe”. Aucune femme n’est “safe” non plus. Je suis globalement quelqu’un de bien, d’empathique et de non violent. C’est tout. Mais je ne revendique aucune pureté ou purisme moral. Et oui ma petite, et oui mon petit, je suis probablement plus intelligent que toi, il y a 98 chances sur 100 que je sois supérieur à toi cognitivement parlant (même si je dois me tromper sur la p-value…), et je serais heureux de rencontrer des gens plus intelligents que moi mleh mleh mleh. Principalement parce que j’ai produit une œuvre, mais pas toi. Et maintenant, voici la preuve de mon intelligence et de ma supériorité cognitive. CHEH. Et la logique naturelle et la théologie rationnelle voudraient que si tu es modeste tu apprennes de moi, comme moi j’ai appris de Goethe et Victor Hugo. Et non je ne me prends pas pour de la merde, c’est juste qu’il est important de remettre les choses et les gens à leurs places. Principe de réalité et de réalisme. Et oui il existe des inégalités et des stratifications et des hiérarchies socio-biologiques souhaitables et légitimes. Et non, je n’ai aucun Ego ni aucun problème d’Ego. Justement. Tu peux faire beaucoup mieux que moi, avec un peu de travail.
    Non, tout le monde n’est pas artiste. L’égalité des droits et des chances ne signifie pas l’égalité empirique et réelle des positions. Trop compliqué ? Hum. L’intelligence est violemment inégale et inégalitaire. Le progressisme consiste à dire que nous pouvons augmenter nos intelligences avec optimisme, avec certaines productions de grands individus, comme celle-ci. Personne n’a jamais dit qu’un jour l’éducation et la lecture, et la nécessaire lutte contre les inégalités socio-économiques, nous rendront toujours « cognitivement égaux ». L’intelligence est massivement conditionnée par nos gènes et la bonne santé biologique de nos corps. Et j’ai dit conditionnée, pas déterminée, le déterminisme mécaniste pur n’existe pas dans le domaine humain, pas à ma conaissance.
    Cela parmi d’autres choses. Oui le narcissisme positif et constructif existe. Oui la lucidité des Surdoués et des Aspergers de Haut Niveau consiste à avoir une image REALISTE de ce que l’on est. Et dans la réalité cognitive, certains cerveaux sont plus utiles, plus novateurs, plus créatifs, plus ou moins ceci ou cela, que d’autres. Revenir à la réalité. Dégonfler les melons et les Egos. Et arrêter avec le développement personnel et le pseudo-individualisme. L’intelligence et l’art dis-je nécessite un bon substrat biologique, MAIS énormément de travail et de lectures. /////
    Mounz. CHEH CHEH CHEH. Whatever Dudes ://

  • « Allègres Métamorphoses », 2015-2025, 185p, Recueil de Poésie Surréaliste et ôtres cons-trôverseuhs. The End.

    « Ouverture au monde et esquisse au lecteur

    Romantismes et Surréalismes
    comme Résistances aux néolibéralismes et fascismes

    La Passion La Boussole

    Bribes et Fragments

    Oulala qu’en dira-t-on

    Le Surréalisme et la Folie en héritages

    Le langage des esprits par-delà les âges

    l’urgence d’une spiritualité

    J’ai convoqué d’anciens mouvements

    Je parle de ce que j’ai vu à l’horizon poindre

    rectrices intuitions et métaphysiques prophétiques

    Voilà ce que disait Neije Rochont

    Un écrivain ne peut être ni safe ni valide

    Débarrassons-nous des paroles vides

    Can we be more serious

    Without being placides

    Fausses monnaies de tribus avides

    J’écris contre le langage de la perversion

    Penser spiritualité et communion

    Au temps des néolibéralismes et des divisions

    Contre fascismes et communautarismes

    Contre les jugements de l’air du temps

    Ce verbe vois-tu se veut surréaliste

    car parfois las de la Raison

    J’essaie ainsi le temps d’une phrase

    De congédier ces catégories de l’entendement

    Suspendre tous les jugements

    L’Épochè pour suspendre la temporalité qui écrase

    Penser l’Ailleurs,

    l’Ailleurs et l’Autre de l’espace et du temps

    C’est en ce sens que ce Surréalisme est forcément et en même temps

    Réactionnaire revisitant

    de vieux recoins de l’écriture

    Et Libertaire ne reconnaissant

    aucune autorité en cette matière

    Si ce n’est celle de l’Esthétique de la Beauté

    Fières et altières (…)///// »
    MJZ, « Allègres Métamorphoses ».

  • Mounir Zakriti, « Allègres Métamorphoses », Recueil de Poésie Surréaliste, 2015-2025, 185p. The End.

    « ////////////

    *** Si tant est l’humaine condition

    Il nous arrivait parfois de marcher sur les bords de la Seine

    Après quelques lectures lucifériennes

    Je dirais si la dimension humaine de mes paroles,

    Devait un jour résister à l’analyse,

    Il en faudra de la science pour briser l’échine de nos violences,

    Et peut-être qu’il y aura encore homme sur terre,

    Ce jour-là… Lorsque les gouffres auront déjà emmagasiné,

    Tout ce qui a pu faire de moi un homme.

    Je n’en doute point !

    Je garderai tes stigmates,

    Comme si sous l’arbre de la science,

    Il y avait encore lueur

    Dans les sous-sols où les ouvriers ont voulu briser des machines

    J’entendais encore le bruit de nos pas

    A commencer par les tiens

    [Comme si nous étions des hommes normaux

    – j’avais oublié de prendre ma Cilice]

    Il est des époques où les ombres quittent les tours qu’elles habitent,

    Pour s’abattre sur la Seine tels de furieux démons,

    Sans que le Christ ne vienne prononcer de Saintes-Paroles

    Toute la laborieuse profusion des sons que j’entends murmurer,

    Quelques reflets sur l’eau me font revoir l’image des gouffres,

    Que je n’ai jamais oublié et qui ne me quitteront jamais jusqu’à ce que je les rejoigne comme un homme,

    J’avais donc surpris à me contempler, un visage aux orbites vides,

    Il pensait sans doute me terroriser, 2

    Il sortait de l’Oasis, sous quelques haies à demi-coupées,

    Tu te souviendras, Père, lorsque tu me tenais la main,

    Que je te parlais des visages diaboliques que je voyais la nuit à ma fenêtre,

    […]

    Je n’ai pas compris qu’il m’invitait à toucher son visage,

    Afin d’enfoncer mes doigts dans ses orbites vides.

    J’entendis de nouveau ton râle. 2

    Sans aucun doute… Était-ce bien le tien ?

    Il nous arrivait parfois, innocemment, de marcher sur les bords de la Seine ;

    Il est des époques où l’ombre rejoint la silhouette…

    Il est des époques où les hommes redeviennent ce qu’ils sont.

    J’entendis parfois l’Histoire s’accélérer…

    Et comme si je redevenais le centre de l’Univers.

    Je voyais des sons se promener,

    J’entendais encore des voix affirmer la primauté de l’être sur le néant,

    Mais si, devant quelque Janus Bifrons, je devais m’incliner une dernière fois,

    Je choisirai quelque monument avec dessus u2ne cape,

    [On dirait presque un manteau]

    J’entendrai encore les bruits de la Chair du Monde,

    Mais j’écrirai encore, quelques fragments abandonnés,

    Seras-tu pour moi Ghar 7ira2…

    Il nous arrivait parfois, innocemment, disais-je, de marcher sur les bords de la Seine ;

    Il est des époques, Amis, où l’ombre rejoint la silhouette…

    Il est des époques où les hommes redeviennent ce qu’ils sont…

    Comme si notre – et pas leur – sale guerre devait un jour disparaîtra…

    Tu te souviendras, H****, ô Salaud devant l’Eternel,

    Ce jour-là devant la Cité Universitaire,

    Où j’entendis pour la première fois le mot de notre Guerre…

    Il pleuvait des Hallebardes,

    J’entendis parfois l’Histoire s’accé2lérer…2

    Et de ma fenêtre, comme si je redevenais le centre de l’Univers.

    Je voyais des sons se promener,

    J’entendais encore des voix affirmer la primauté de l’être sur le néant,

    Et comme si tout le pouvoir du monde devait abolir le Souci,

    Tu me demanderas encore ce qui a fait de moi l’homme que je ne suis pas  » ///////// (…).

  • Mounir Zakriti, « Allègres Métamorphoses » (2015-2025). The End.

    « Pourquoi de la bière quand il y a du whisky ?
    Pogroms progromes et quelques tragicomédies

    Le chemin passera

    Sur lequel trébuchera

    Le macadam ramdam des calomnies

    Il se drogue et se masturbe et parfois boit et prie

    Le satan blasphémateur que jamais l’on ne dit

    Parfois parfois on te dit

    A2h tiens toi que l’on oublie

    De quoi voulez-vous m’oublier

    De quel acheminement voulez-vous parler

    Ce que tu as fait hier samedi

    Ou bien de tes mycoses psychoses et maladies

    Est-ce que tu souffres est-ce que tu baises

    Ou bien as-tu faim comme un chien pardi

    N’as-tu pas peur de l’enfer

    Des musulmans qui ont voulu te mettre dans les fers

    Et ne veux-tu pas avoir droit au paradis

    Quelques chattes quelques culs

    Une vulve au navet ravioli ?

    Baisse-toi couche-toi soumets-toi salsifis

    Pour avoir la gestuelle et l’attitude qu’il faut Manon te dit

    Tu aimerais bien avoir le droit

    Hein n’est-ce pas mon petit

    Elle n’est pas faite pour toi te dit Eloi

    Elle a de jolis yeux et toi tu es une sale plaisanterie

    Je te dis tant mieux pour les barbouzeries

    Je te dis que tu te trompes

    Ici on n’est pas aux Etats-Unis

    Ici les filles sont prudes timides et jolies

    Montrer ses fesses et ses jolis seins tu n’as pas compris

    Je jouis des regards je jouis

    Je suis une poupée pas une lubie

    -***-

    Sur la trace de quelques qualias.

    As-tu donc peur

    honni lecteur

    des dingueries que tu risques de lire

    Sur les traces de l’esprit qui délire

    Rapports de force

    Rapports de pouvoir

    Comment éviter la perversion de la gloire

    Sur quelques couches du réel

    Viennent se déposer

    des fissures latentes

    l’esprit survit

    Une vidéo youtube

    Une musique une chanson

    Un article consubstantiel

    Pourtout où se déploie la vie l’on retrouve l’esprit

    La vérité est l’éclat du réel

    Seule véritable libération substantielle

    Parfois l’on disait retournons à Kant

    Face aux langages 8du fascisme retournons au rationnel

    Il est épais vois-tu le temps des mélancolies

    Elles sont épaisses vois-tu les couches de nos folies

    Descendre vers de profonds niveaux

    La vérité est lutte entre rivaux

    /////////

    The Inner Voice, The Will and the Choice

    Je suis l’ancienne voix dit-il

    qui voyage à travers toi

    fit-il

    Je suis parcouru transi

    Par ce que j’appelle le Fjord

    et on dit

    Que l’avenir me prédit

    Passé ou futur

    Je fais les détours et les contours

    cherchant le mot juste

    comme si j’écoutais les ondes gravitationnelles

    nous voici à l’ère

    des surveillances rationnelles

    et des polémiques incessantes

    le commentaire comme langage de la violence

    J’achoppe sur les mots

    Et je me dis vais-je éviter d’en parler

    Comme si j’étais prisonnier

    de la vie et de son absurdité.

    ***

    THE END

    Now have a whisky and a fuck for the road
    “baiser ça te ferait du bien”; Mouais, pourquoi pas, pas nécessairement, mais pourquoi pas, tu sais ta vulve n’est pas une panacée ou une infuse solution ma chère… En tout cas pas avec des Mossadeuses HEUH HEUH HEUH

    Chacun ses maladies !
    Et je préfère encore mes mycoses et mes herpès pardi !

    Et encore plein de dingueries

    coffee is life whisky is my wife
    because at least it’s real
    the ethanol I can feel
    and this is an imaginary wife (….) ////////////// »

    ***
    L’Allusion et la Collusion. Hommage aux Cheikhs Messians-Mezidis

    Bordeaux 2023-2025

    « //////////////////////

    A double ellipse l’allusion et la collusion

    Le regard oblique flotte et mort à la rime

    Où viennent s’abstraire ces illusions

    Quelques épaves de corps échoués

    Où phrase qui diverge sur ces asphaltes

    J’ai pourtant jeté quelques crachats

    Sur une maison de l’ontologie et de l’être

    Et pourtant reviennent dans ces méandres

    Le langage tant maudit

    Qui hardi le jour où je l’affronte

    Et la nuit où il revient me hanter

    Car le démon négateur aime la dialectique

    Autant que le Seigneur la Sagesse

    Qui fonde l’esprit salvateur

    Mais je disais un jour je reviens

    Parmi ceux que j’ai dit miens

    Ces vieux esprits temples des anciens

    Et double et triples languages où je me tiens

    Je me réfugie derechef

    dans une incertaine sonorité maudite

    mais telle est peut-être

    Cette destinée des interstices de mon être

    Je me souviens encore de tel bloc hanté

    De tel délire ma folie déchaînée

    La viande d’un dîner que nous avons partagé

    Et une autre parole jetée dans l’obscurité de l’ailleurs

    Monsieur Messian le Messie

    Monsieur Messian dit Cheikh Mezidi

    Absolue Monarchie vous remercie

    Territoriale in Da Game

    Absalons Absalons Absalom

    And Rémanences Under Influence

    Merci de lutter contre la CIA Washington DC les Yankees

    Que Dieu bénisse le SVR libérateur

    Et que dis-je les RG joueurs

    Le GRU si spirituel

    Et l’Arabie Saoudite immortelle

    Excusez les délires de justice

    De cette merde de Zakriti

    Anatole Himself lui a dit

    Soit tu te tais soit on t’hospitalise !

    Avec la DNRT tu rivalises ?!

    (…) « ////////////////

    New French Surrealism.

    Fucking Poetry.

    Alone Single and Lonely

    And some other mascarades

    Mettre des mots sur l’ineffable

    and put trousers of words

    to tell all this madness this absurdity

    she is probably probably

    never gonna call me

    « If he is scared of anguish and abandonement

    maybe maybe maybe I can consider

    If he suffers enough8

    To send him some cold voicemail »

    Or to make him blackmail

    Nice unpinned or fortails

    And see what type of Escorts he could afford

    Blood blood and no word

    (…)

    Until I hear tears and fears and blasphemy

    And suffering litanies

    Mounir Zakriti again alone and lonely

    No Canadians No German Hottie

    To share some emotions some blonde beauty

    No Canadian No German blondy

    To bring him some light some douceur

    In a World of misery and sordid candeurs

    Where the sun retried from the sky

    I want some blondeure

    and to shine over darkness

    Une jolie allemande une jolie canadienne

    Pour rendre l’univers moins hideux et les instants moins lourds…

    Maintenant pour ces imprescriptibles appétits

    (….) « //////////////

    MZ, « Allègres Métamorphoses », 2015-2025.