Auteur : Mounir&Joelle

  • Dieu, PEGASUS, PALANTIR, les Algorithmes et les Superstitions. Ou comment contrôler les masses.

    La capacité de discernement. En quoi « contrôler la vie d’un écrivain » sauverait le cul du Palais Royal Marocain ou relèverait de la Sécurité Nationale de la DGED ou de la DST Marocaine ?

    Beaucoup de “croyants”, chrétiens comme musulmans, à Bordeaux, pensent que les Services Marocains (DGED) ou Services Locaux (RT, donc DNRT, donc DGSI), parviennent à prédire de manière statistique nos comportements grâce à “Dieu et aux Esprits”. 

    Si par “Dieu” on désigne PALANTIR ou GOOGLE ou PEGASUS, ou GOTHAM, alors oui. Et il est probable que des Agences comme la CIA, le MI6, la DGSE, le BND et le MOSSAD disposent déjà de technologies surpassant ce que nous pouvons apprendre en “OSINT” sur PALANTIR, GOTHAM ou PEGASUS. 

    PALANTIR date de 2003-2004. PEGASUS date de, au moins, 2010-2015. Donc imaginez les capacités dont doivent disposer des Services Spéciaux tels que la NSA/CIA ou la DGSI/DGSE ou le MI5/MI6. Il ne s’agit pas non plus de dire que les Services “Occidentaux” sont des “Dieux”, ce que je veux dire par là, c’est que si la DGSI/DGSE ou la NSA/CIA décidait “de s’y mettre vraiment” et de “surveiller/cibler” un simple écrivain, j’imagine que ce serait quasiment “un jeu d’enfants” pour des mathématiciens ou des ingénieurs de haut niveau de construire un “profil” et de prédire “statistiquement”, avec du Machine Learning ou des Réseaux de Neurones, ou du calcul bayésien suffisamment poussé, où je vais aller boire des coups le samedi soir, une fois que je prends le Tramway B, voire même avec qui je vais matcher sur Tinder. 

    Rien qu’en lisant des livres et des articles sur PALANTIR et PEGASUS, on se rend compte que n’importe quelle “grosse agence technique de renseignement” ou n’importe quelle “grosse agence de renseignements techniques”, peut aisément avoir accès à mes recherches sur GOOGLE, à mon GMAIL, à mon clavier et à mes vidéos porno sur mon Smartphone. 

    Pourquoi avoir “besoin de Dieu et des Esprits” ? La dernière fois que j’ai lu la Bible et le Coran je n’y ai pas trouvé de physique quantique ni de neurosciences cognitives, ni d’algorithmes, ni de techniques de cybersécurité poussées. Sauf peut-être de la mythologie qui pourrait “renseigner sur la psycho-sociologie” ou la philosophie de l’esprit, ou notre besoin de croire en des mythes et des fictions. 

    Prédire / Prévoir les comportements d’un individu qui n’a pas de compétences spécifiques en cybersécurité relève tout simplement de calculs mathématiques suffisamment poussés et élaborés. Rien qu’en examinant le langage utilisé, les publications et les “likes” sur internet, on peut essayer de prédire/prévoir le “schéma de pensée” d’un individu ( même si cela peut mener à de grossières erreurs, car toute prévision statistique est une approximation et ne renseigne nullement sur le “sens” ). 

    Ce n’est pas, par exemple, parce que j’évoque “le Seigneur”, ou “le Ciel”, dans des textes de nature littéraire ou poétique, que je suis “avec les croyants” ou “avec les chrétiens” ou que mon “Profil PALANTIR doit prendre la couleur d’un chrétien”. 

    Et est-ce que le “Profil PALANTIR” est un “Personnage” qui correspond réellement à la complexité de ma subjectivité d’individu et d’écrivain ? 

    Bref. Je ne vois pas ce que “DIEU” vient faire dans des calculs mathématiques appliqués à des simulations de neurosciences cognitives. J’ai fait suffisamment de mathématiques pour savoir que des calculs poussés ont permis à des physiciens des années 1920-1930 de poser des hypothèses sur l’expansion de l’univers, les trous noirs et même le Boson de Higgs, ainsi que sur l’existence de particules subatomiques. 

    En 1920-1930 personne n’avait vu d’atomes, personne n’avait vu “l’Univers en expansion”, personne n’avait vu de trous noirs, personne n’avait vu de Bosons ou de Quark ou de Protons ou de Fermions, donc par analogie, si des mathématiciens de génie (Einstein était mathématicien avant d’être physicien) ont pu prédire des phénomènes cosmiques ou quantiques il y a 100 ans, je suppose, toujours par “homologie” ou par “analogie”, que les mathématiciens de génie actuels, dont ceux de notre chère DGSE et de notre satanée CIA, pourraient parfaitement prédire quel type de vidéos érotiques ou pornographiques je pourrais regarder ce soir, et si je suis “plutôt excité, calme ou énervé”, en se basant par exemple….. sur mon fil YouTube. Oui, étant donné que j’utilise YOUTUBE depuis 2010 et que je passe beaucoup de temps sur YOUTUBE, n’importe quelle agence occidentale pourrait s’amuser à faire des… statistiques sur ce que j’écoute et ce que je regarde. 

    Personnellement, avant 2021-2022 je n’en voyais pas l’intérêt. J’écoute beaucoup de chansons américaines et canadiennes. Et alors ? Je mange souvent des Sushis et des Kebabs et des Bobuns. Et alors ? Probablement que sur Tinder mes yeux doivent être attirés plus souvent par les blondes que par les brunes, probablement que je dois être plus “excité” par l’accent américain que par l’accent indien ou chinois, mais je ne voyais pas quelle “utilité” cela pouvait bien avoir… 

    Jusqu’au jour où je me suis souvenu, en 2023-2024, qu’il existe aussi de l’ingénierie sociale à la NSA/CIA et probablement à la DGSI/DGSE. On peut chercher à “entraver” quelqu’un en allant dire “qu’il n’aime pas avoir des relations sexuelles avec les femmes noires en général”, ou dire à des gauchistes surexcités qu’il “préfère sexuellement les femmes blanches au style américain”, etc, etc. 

    Simplement je ne vois pas pourquoi la DGSI ou la DGSE irait dévoiler ma vie privée aux étudiants de l’Université Bordeaux Montaigne, voire de m’entraver par une toile d’araignée ? 

    Même si j’ai pu être un “gauchiste turbulent et véhément” avec mes textes délirants sur Facebook entre 2016 et 2018, je ne vois pas en quoi je serais “un ennemi de la République Française”. Je me suis toujours identifié à des INTELLECTUELS et à des ÉCRIVAINS Français, surtout à l’ENS de Paris, surtout Jean-Paul Sartre. La moitié de la France est de Gauche, plus de 5 Millions de Français votent et défendent Jean-Luc Mélenchon, en quoi m’identifier à Sartre, à Bergson, à Bachelard, à Baudelaire, à Apollinaire, ou aux Résistants Français communistes ou socialistes ou Républicains de Gauche, serait “une menace pour la République Française” ? 

    DONC. Je ne vois pas de raison RATIONNELLE pour que la DGSI et/ou la DGSE décident de me “persécuter”. Bien au contraire. J’avais envoyé des CV à la DGSI et à la DGSE en 2015-2016 quand je suis rentré à l’Ecole Normale Supérieure de Paris et que j’ai commencé à ressentir un sentiment d’identification à la “France des Artistes et des Intellectuels”. Je voyais surtout que je pouvais être utile à la SDAT, Sous-Divisions Anti-Terroristes. Car mon “analyse socio-économique de gauche” pourrait équilibrer les délires sur les “Frères Musulmans” qui viendraient “envahir la France”. 

    Il est plus probable que nous soyions envahis par des “agents/soldats” monitorés par les Services Russes/Chinois que par des “fantômes de Frères Musulmans” financés par le Qatar. 

    A ce moment-là il faudrait aussi appeler tous les conférenciers payés par le Qatar et/ou l’Arabie Saoudite comme “Frères Musulmans”. 

    Bref, si la communauté marocaine et la communauté algérienne et la communauté tunisienne se tournent de plus en plus vers la pratique religieuse musulmane, c’est plus pour des raisons socio-économiques longues et difficiles à détailler en quelques pages ( la religiosité des maghrébins en France serait l’objet d’une thèse de Doctorat et a déjà fait l’objet de plusieurs livres, en dehors des délires alarmistes sur les “frères musulmans” ) que pour de mystérieuses raisons idéologiques. 

    La frange radicale et violente de ce qu’il faudrait appeler les salafistes djihadistes et les salafistes Takfiri est déjà sous surveillance. Et ce n’est sûrement pas les services marocains ou algériens qui sont “la solution” à la “gestion” des communautés musulmanes. 

    Les services marocains et algériens sont plutôt le problème que la solution. Ils n’ont ni la même manière de fonctionner, ni la même histoire, ni les mêmes intérêts que la DGSI et la DGSE. Par ailleurs, sous-traiter la lutte contre les actions violentes aux Services Marocains et Algériens serait suicidaire. 

    La DGED Marocaine est infiniment plus retorse et dangereuse que les “Frères Musulmans”. 

    1000 ou 2000 salafistes potentiellement violents c’est une chose. Des organisations tentaculaires ayant des fonds relevant de fonds spéciaux militaires comme la DGED, dotés de logiciels comme PEGASUS, sont infiniment plus dangereuses que quelques tarés qui pensent que la fin des temps arrive bientôt. Par ailleurs, il suffit de relire l’Histoire des relations troubles entre RG/DST et Services Algériens pour se rendre compte que chercher à manipuler ou à instrumentaliser le FIS ou le GIA peut mener à des catastrophes, et que le fait de compter aveuglément sur les Services Algériens ou Marocains pour être des intermédiaires avec des groupes violents est une entreprise à double tranchant. 

    Mais là encore, on parle de groupes violents qui veulent parler en termes de violences militaires aveugles. 

    Qu’est-ce qui justifie qu’une bourgeoise marocaine de la DGED puisse se pointer à la Boulangerie de Talence-Centre Forum et dire derrière mon dos “Vous le contrôler bien pour moi n’est-ce pas ?” ou encore “Contrôler-le pour moi”. Qu’est-ce qui justifie que la DGED Marocaine et les RG Marocains aille dire à ma mère que je suis devenu “incontrôlable” ? 

    En quoi contrôler de la poésie ou de la philosophie relèverait de la “Sécurité Nationale” ? Cela est tout simplement du délire psychopathologique et mégalomane. Je ne connais qu’une seule espèce de Tarés en la matière pour dépenser des centaines de milliers d’euros pour essayer de « contrôler et/ou entraver un écrivain » : la DGED Marocaine. Certes la CIA a fait pire dans les années 1970 avec les projets MK Ultra et MKAUFEN etc, mais c’était les années 1970 : quand la CIA s’intéresse à un intellectuel à Harvard ou à Yale ou à Princeton, et je parle en connaissance de cause, ils l’invitent dans un Restaurant ou un Hôtel dédié à des « discussions approfondies », sans dépenser des centaines de milliers de dollars en ingénierie sociale, en passant par des Barbouzes pourris comme YANN MESSIAN, etc, etc….. La CIA et le KGB ne passent pas par des « intermédiaires », car ce sont…. des professionnels.

    Et le jour où la CIA décide de t’approcher, elle ne le fait pas « en toile d’araignée », avec « THE BAD WAY AND THE HARD WAY » : quel intérêt à menacer et à intimider / harceler un intellectuel ? Strictement aucun. Inutile, dangereux, futile et dispendieux. S’ils avaient payé une Mannequin Israélienne issue de Harvard 500 000 dollars, je pense que je serais déjà à Tel Aviv entrain d’écrire des Poèmes pour le Roi du Maroc. LOL. Au Mossad on sait se servir de son string et de ses nichons ( à condition d’avoir des Neurones et une Formation Militaire, Brains-Before-Boobs ).

    J’ai fait le Calcul : 5 ans minimum d’infections par PEGASUS, plus une Toile d’Araignée par les Renseignements Territoriaux, plus Yann Messian, plus des requêtes à des Agences Américaines et Françaises, plus, plus, plus…. Sachant que pour un numéro PEGASUS doit coûter au bas mot 30 000 – 50 000 dollars, sachant que j’ai changé trois fois de téléphone et de numéros de téléphones, sachant que j’ai changé deux ou trois fois d’ordinateurs, etc, etc, etc…. A moins que la finalité était précisément de « se cacher derrière Yann Messian et la Territoriale et l’Université Bordeaux Montaigne » et « d’orienter par le Nudge et l’Ingénierie sociale mon écriture et mon oeuvre », ou sinon, au pire, me détruire.

    Yann Messian ne s’est pas bougé le cul de Neuilly Sur Seine jusqu’à Bordeaux pour la beauté de mes poèmes.

    Si la DGED Marocaine est prête à dépenser 500 000 euros, je ME DEMANDE…

    Et au fait, si Le Coran est un livre « parfait » (Kamil Wa Chamil), pourquoi Allah n’a pas donné « un coup de pouce » à la DGED Marocaine et aux Services Séoudiens pour créer et inventer PEGASUS ?! Ca doit coûter cher le Schmilblick ! Et pourquoi Allah n’a pas enseigné aux Rois du Maroc comment créer PALANTIR ? PEUH PEUH PEUH HEIN ? Et pourquoi les Musulmans n’ont jamais réussi à fabriquer de F-35 ou de B-2 si « Allah est avec eux » ? Il a l’air un peu fatigué votre Allah…

    Fang l’avait déjà dit en 2021-2022 : « Quand ils savent qu’iels ne peuvent pas t’avoir, iels essaient de te ‘gérer’, ou de te détruire ».

  • Prôème 12. Page 33. Un vieux poème pour Micol.

    Poème 12. Page 33.
    Une Nuit, Paris, Panthéon, 2017
    Comment interpréter un vieux poème ?

    Les quatre-vingt-dix-neuf équations d’orfèvre et l’esprit de l’exil

    Éros, Amour, Liberté –
    et Phraséologie.
    Ce Corps cette Sainte-Icône
    Quelles pulsions pour cette civilisation
    La francophonie comme butin de guerre
    Vois-tu le Chauvinisme de l’Universel
    Une Verge Arabe et la Passion du Verbe
    Le Bougnoule qui s’approprie
    La Langue la Pensée la Culture
    J’ai taillé et creusé dans leurs vieilles sépultures
    De vastes espaces de subversions
    Mais croyez-vous que j’ai l’islam en tête ?
    Que Nenni – La Subversion est ma Théologie
    Polymorphes et protéiformes
    Dirons-nous un Jour ce que nous sommes
    Iels veulent la Civilisation, mais pour leur seul cul
    Combien de Crimes n’ont-ils pas commis
    Au nom de leur Civilisation pardi
    Je vois toujours dans tes yeux Micol, l’humanité et la passion
    Norbert Elias avant l’heure, Norbert avant-coureur
    Je ne suis ni courtois, ni civilisé
    Et pourtant !
    Je te disais, je suis ici à leurs yeux violents un sauvage
    La Civilisation et la Discipline sont les Sceptres du Colon et sa chienne la Colonne
    Et quels que soient voyez-vous les gages
    Vous viendrez encore nous ficher et nous inspecter le cul avec rage
    Où sont les atomes de l’islam et de l’islamisme ?
    A quel point vos verges sont-elles méchantes et masculines ?
    Quelle est la longueur de cette barbe ?
    Quelle est la barbarie de ces mots arabes ?
    Combien d’euros avez-vous dans l’os et l’anus?
    Prosternez-vous une, deux et trois fois !

    Devant Notre Liberté et la République – nous sommes vos Seigneurs et vos Rois !
    Qu’entendons-nous ? Voulez-vous aussi être libres ?
    Nous sommes la Norme, la Blancheur et la Loi !
    Posez front à terre ! Remerciez le Ciel, le Paradis et l’Enfer !
    Vous êtes dans la Civilisation et ses Fers !
    Voici comment on parle – si l’on vous autorise !
    Vous vous souviendrez parfois de la sauvagerie de la civilisation
    De vos cultes morbides,
    vôtre et notre et leur damnation
    Mon coeur en est certes pétri
    point pour être votre serviteur

    Je me tenais, silencieux et meurtri, aux portes de l’ineffable
    Curieuse posture, curieuse fragmentation, ah l’inexorable
    Je voyais la vie comme un Livre, un Parchemin,
    Parsemé de trous, de brèches et de diantres les chemins,
    Tu fus ainsi,
    sur les dernières pages d’un voyage,
    L’une des enluminures et des motifs ultimes
    Transgressant ainsi tant de leurs règles
    Ah, cette Société et sa pesanteur
    Leur.e.s féminisme violent.e.s et ses lourdeur.e.s
    Et au-dessus de ma tête, icônes rassurantes,
    Ta Sainte-Vierge et la Croix du Seigneur
    dans tes bras élire demeure
    Tes baisers et tes soupirs
    Dans mes bras t’entendre gémir
    Ainsi l’univers devient moins hideux et moins froid
    Emporte-moi donc
    Je m’avançais vers d’autres cieux,
    prisonnier d’insolences et épris de libertés
    Adieux, adieux, adieux
    nous nous sommes aimés et indignés
    Et mes paroles, dirait-on, rendirent la Méditerranée amoureuse
    Et pourtant les Eaux et les Mers demeurèrent silencieuses
    Monde âpre et violent,
    Entendras-tu encore ces souffles qui se rejoignent,
    Nous vécurent avec légèreté, de lourdes et pesantes questions
    joyau de mes souvenirs autour du Panthéon
    Inscrite sur une roche indélébile
    Car ton amour réside désormais dans mon être
    Ainsi que je suis, sauvage hétérodoxe
    Créature à la peau mille fois trouée
    Ainsi nos ébats nous firent quitter
    Le Réel et sa vacuité,
    Tu me fis nager sans noyade
    tendre sicile
    ces curieux conciles

    Réminiscences,
    Quelque part à Normale Sup, aux milieux de loups, de requins, et de miliciennes.

    Mounir Zakriti, in « Allègres Métamorphoses », Bordeaux-Paris, 2015-2025.
    E Pluribus Unum – Fluctuat Nec Mergitur.
    La République Mondiale des Lettres.

  • Paris, Londres et Washington.

    En hommage à Walter Benjamin et à Norbert Elias

    Poème 5. Page 20.
    Normale Sup’ – Section Lettres, 2016.

    Ne ressemblons-nous pas, ah ce Siècle maudit

    • Génération qui autour de Bachofen et Iéna se réunit
      Aux querelles panthéistes de Spinoza et Jacobi ?
      Le Capital nauséabond qui la Chair humaine pervertit
      Ne rassemblons-nous pas aux années proto-fascisantes
      Romantisme et Symbolisme comme diantre voix résistantes
      Somewhere between the Aufklarung and the SturmUndDrang
      1899, 1919, 1929, 1939, 2009
      Cycles et Fluctuations
      Kondratieff ou Léontieff
      Structures et homologies frappantes
      L’ombre de Benjamin lisant Baudelaire
      Norbert Elias disait
      l’Ordre de la civilisation meurtrière
      Lyrisme Symbolisme à l’âge du néolibéralisme
      La Poésie fractale à ses balbutiements
      Observe, Ami, cette obscure exigence
      Observe avec nous le Perspectivisme et la Dialectique des croyances
      Par-delà Croire et Savoir
      Par-delà le Sacré et l’Encensoir
      Par-delà le lien et la coutume
      Nous ressemblons à ceux de Birkenau à qui on dit :
       » Le Travail libère le corps et l’esprit « 
      Et souviens-toi de Benjamin
      Et de l’humaine impuissance
      Ceux-ci et ceux-là sont les brèches d’incendies
      Quarante années déjà que l’on nourrit
      Les incendies à venir
      Déréguler – Déréglementer – Décloisonner
      Voici la Loi et les Prophètes
      Et moi qui ne suis qu’un poète-nomothète
      L’Humanité est devenue sale
      A chaque époque le Capital nous veut son Vassal
      Ouvrez donc les Vannes des Profits
      Je suis les yeux sans orbites qui psalmodient
      Les mèches qui depuis 40 ans l’on nourrit
      A couper il était déjà 39′
      Mais à quoi penses-tu Esprit des Absentes
      Ces Maîtres allés chercher aux Styxs des Roses
      Ajoutons-y nos propres Triangles : Rouges Blancs et Noirs
      Nos Paroles ne sont que psalmodies au bord d’un encensoir
      Je porte une soutane et un grimoire
      Allant ainsi porter ma griffe et ma signature
      Chez les grandes nations les sépultures
      Toujours amères comme le sourire de Gorki
      La Parole comme Ailleurs
      La Parole pour de belles jeunes filles en Fleurs
      La Parole comme balafre d’une mystique douleur
      La Pulsion La Prière
      Ah, tu ignores ami ces lucidités mortifères
      Qui viennent au bout de la phrase et oblitèrent
      Tout ce qu’il reste de mon génie damné
      Une Noblesse altière
      A qui Seigneur tu enseigneras le Silence Monastique
      Les Sept Sceaux Sceptres de la Silencieuse Ascension
      Ailleurs – Ailleurs – Ailleurs
      Mon coeur est un radeau qui suffoque et se noie
      L’Exil Seigneur de ce gouffre en moi
      Un Exil intérieur
      Mon âme ne vit que dans l’Exil
      Les Renseignements te disent un fugitif de crayons
      Mais entends-tu ces puissantes réverbérations
      Ces arborescences subtiles ?
      La Poésie comme Sacerdoce Universel,
      Mais mon coeur n’a que Paris pour Capitale éternelle.

    – Enfants Terribles de la Rue d’Ulm –

    Mounir Zakriti
    E Pluribus Unum – Fluctuat Nec Mergitur
    in « Allègres Métamorphoses », Bordeaux-Paris, 2015-2025.
    La République Mondiale des Lettres.


  • Prôème 15. Méditations : la Foi contre les Dogmes et les Tables de Loi. Jésus contre Allah et Yahvé.

    Poème 10. Page 31.

    Méditations :  la Foi, les Dogmes et les Lois

               Formons quelques fermentations nouvelles

    Une île de fragments et d’éclats

    L’Idée se meut et je m’en vais rattraper 

    Cette pensée en mouvement 

    Car je veux, corps et tempérament

     Un Stylet sans pareil 

    Dépasser l’individu, vers la collective effervescence 

    Mais toujours sur mes gardes, des communautés méfiance 

    Que nous veut donc Seigneur

    L’éclat du Réel vengeur

    Du Réel une approche spirituelle

    Et pourtant loin de toute Église

    Point d’État ou d’Institution idéelle

    Vivre sur de vielles Croix, Spleen & Ideal

     Revisiter le Monde en effroi, Aurores Boréales

    Et pourtant les mots se tiendront. Malgré tout. Les choses, prises dans leur être propre, se maintiendront dans leur indifférence et leur hostile silence. Encore et toujours. Ami, je cherche à passer sous de glorieux portiques. Et lorsque le solstice viendra, tu me trouveras, dans l’alcôve.

    M.Z, in « Allègres Métamorphoses », Bordeaux-Paris, 2015-2025.

  • Dieu, la Morale, la Religion et la torture éternelle : Dante, Kafka et Norbert Elias jugent Allah et Yahvé.

    Le procès des monothéismes : être athée ou irréligieux ou tout simplement non-religieux signifie-t-il nécessairement, par implication mathématique, être « amoral » ou « immoral » ou « mauvais » ? ( A supposer qu’il puisse exister des catégories universelles et atemporelles sur « Le Bien et le Mal » ).

    Pascal Boyer lecteur de Baruch Spinoza. L’Anthropologie cognitive contre le Coran ou comment faire le Procès d’Allah et de ses « Livres ».
    « Pourquoi existe-t-il des religions dans le monde ? Ont-elles une origine commune ? Pourquoi les gens sont-ils croyants ? Nous sommes ici face aux interrogations les plus fondamentales, les plus intemporelles et peut-être les plus cruciales pour l’avenir des hommes sur la terre.
    Dans cet ouvrage novateur, Pascal Boyer apporte des réponses concrètes en s’appuyant sur des recherches en sciences du cerveau, en anthropologie en psychologie et en biologie de l’évolution. Cette approche croisée permet non seulement de comprendre enfin pourquoi la religion existe, mais aussi pourquoi la force de ces croyances peut pousser les hommes au don de soi mais aussi à l’intolérance et au fanatisme.
    Bouleversé par cet essai qui a changé son regard sur les croyants, Joseph Béhé en livre une adaptation remarquable qui permet, par l’image, de rendre accessible au plus grand nombre ces questions essentielles ».
    https://www.futuropolis.fr/9782754809368/et-l-homme-crea-les-dieux.html

    « Pascal Boyer a étudié la philosophie et l’anthropologie à l’Université de Paris et à Cambridge, où il a effectué ses travaux de doctorat avec le professeur Jack Goody, sur les contraintes mémorielles posées par la transmission de la littérature orale. Il a effectué des recherches anthropologiques de terrain au Cameroun sur la transmission des épopées orales fang et sur la religion traditionnelle fang. Depuis, il a surtout travaillé sur l’étude expérimentale des capacités cognitives qui sous-tendent la transmission culturelle. L’objectif est de rassembler des preuves comportementales, développementales et neuro-cognitives de capacités spécifiques à un domaine dans l’esprit humain. Une application anthropologique de ces résultats a été une série d’études sur les concepts religieux et leur mémorisation, ainsi qu’une description plus générale des processus cognitifs impliqués dans la transmission des concepts religieux. Après avoir enseigné à Cambridge, San Diego, Lyon et Santa Barbara, Pascal Boyer a rejoint son poste actuel dans les départements d’anthropologie et de psychologie de l’université de Washington, à Saint-Louis. Il est l’auteur, entre autres, de Religion Explained (Basic Books, 2001) et Minds make societies (Yale UP, 2018) ».
    https://www.paris-iea.fr/fr/liste-des-residents/pascal-boyer

    Pour moi qui suis un simple lecteur des grands philosophes, je ne vois aucun lien entre religions, surtout religions monothéistes, au sens institué et institutionnel du terme, et moralité ou « sens moral » des choses, devrions-nous dire. Si tu veux « être quelqu’un de bon » ou plutôt devrions-nous dire, te comporter avec les autres êtres humains ou encore les êtres vivants « avec bonté et âme charitable », il faudrait déjà regarder si les conditions socio-économiques te le permettent, et si tu agis de manière intentionnelle et libre, et surtout, si la visée de ton intention est le fait  » d’essayer de faire du bien autour de toi  » ou bien si tu « fais le bien en échange de quelques bons points que te donneront les Anges d’Allah postés sur tes épaules ».
    Comme le dit Kant, si tu fais le bien en espérant avoir « des cadeaux d’Allah » et « aller au Paradis », ou par « crainte de la torture éternelle », c’est qu’il est fort probable que tu aies « un petit côté mauvais et pervers », si la seule chose qui t’empêche de « faire du mal à autrui » c’est la crainte d’Allah et l’espoir d’aller au Paradis.

    Même du point de vue de l’anthropologie culturelle ou de l’anthropologie cognitive, et surtout du point de vue de l’anthropologie, nous avons, nous Homo Sapiens, développé un « sens moral » et « des codes sociaux », sous formes de « codes moraux » (c’est-à-dire ce qu’il est bon de faire ou mauvais de faire), bien avant la naissance des « nouveaux venus » dans le règne animal et la vie de l’esprit, que sont les clercs et les Églises monothéistes, avec des Tables de Lois ou un Coran qui serait la « pure parole de Dieu prononcée pour l’éternité à la lettre près, parole lettrée de lettrés littéralistes qui serait plus sacré que la vie humaine ». Sachant que cette parole pourrait conduire à la « torture infernale et éternelle dans un lieu démoniaque après la mort de l’individu et la dissolution de nos cadavres ».

    Pour parler du Coran, un livre que j’ai lu et relu, ce tableau d’un Dieu omniscient, transcendant et omnipotent, qui parlerait à certains hommes élus par ses mystérieux soins, pour nous prévenir que si jamais on ne croyait pas en lui et qu’on n’exécutait pas ses ordres et sa volonté; notamment ne pas manger n’importe comment et ne pas forniquer avec n’importe qui, on serait torturés pour l’éternité dans un lieu shakespearien ou dantesque, ou encore Kafkaïen, après la disparition de nos cadavres; cela me semble être une « histoire pour faire peur aux enfants » ( ce qui est littéralement le cas ), ou encore une mauvaise pièce de théâtre, ou encore un roman d’horreur avec quelques passages pornographiques.

    Quand on lit le Coran avec un regard critique ou universitaire on y voit tout simplement un de ces nombreux récits à qui l’on a conféré une forme de sacralité par la Langue et par la Tradition, que l’on nomme d’un point de vue technique et universitaire des « Mythes » ou encore de la « Mythologie » (en Arabe « Khourafates »).

    Sur la question de la nature des Mythes voir « P. Veyne. Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ? Essai sur l’imagination constituante. »

    Pour moi qui ai lu « Le Coran des Historiens », je ne vois dans le Coran qu’un livre qui veut avoir l’absolu monopole sur la langue, la littérature et la poésie Arabe, ainsi que l’absolu monopole mégalomaniaque sur les Mythes et la Mythologie que Homo Sapiens a pu produire ces quelques milliers d’années, ou plutôt depuis que Homo Sapiens a inventé l’écriture puis la pensée abstraite et symbolique.

    Sur la question des mythes, des langages mythologiques, et du « sens symbolique », voir Ernest Cassirer, Langage et mythe, À propos des noms de Dieux. Traduit de l’allemand par Ole Hansen-Love. Si Allah se met en colère contre nous, ça risque de mal tourner pour nous, comme un père fouettard qui nous aimerait malgré nous ? Ou bien « Allah » désigne en réalité des Structures Sociales ou Socio-Economiques – et toute structure humaine est anthropologique par définition et par substance – trop complexes à décrire en quelques mots ?

    Allah est une extrême simplification pour les grandes questions que se posent les Homo Sapiens depuis qu’iels ont inventé l’écriture, la pensée abstraite, et surtout depuis qu’iels pensent au passé, au futur, au destin, aux morts, aux disparus, aux choses abstraites et aux questions absurdes et mal formulées comme « D’où vient l’Univers et est-ce que quelqu’un a créé l’Univers ? Quel est le sens de la vie ? Et pourquoi existons-nous ? Et mon groupe de signification cognitive a-t-il raison ou plus raison que les autres groupes et les autres communautés ? »
    […]///

  • Poème 14. Dieu, la religion, la morale, la moralité et Dante : qui es-tu pour me « valider » ?

    Un écrivain ne peut être « ni safe ni valide ».
    Ceci étant, on reconnaît les gens bêtes au fait qu’iels ont beaucoup de certitudes, et le malheur de l’intelligence est qu’elle est faite de doutes et d’incertitudes, car connaissant le Réel et la Raison, faite par le Réel et la Raison, l’Intelligence se veut ainsi pointe de Diamant….

    Ouverture au monde et esquisse au lecteur.
    La Passion La Boussole. Résistances aux néolibéralismes et aux langages des fascismes

    La Passion La Boussole
    Le Surréalisme et la Folie en héritages
    Le langage des esprits par-delà les âges
    Dans l’urgence d’une spiritualité
    J’ai convoqué d’anciens mouvements
    Je parle de ce que je vois poindre à l’horizon
    L’intuition rectrice et la métaphysique prophétique

    Un écrivain ne peut jamais être ni safe ni valide
    Débarrassons-nous des paroles vides
    Fausses monnaies des tribus avides
    J’écris contre le langage de la perversion
    Penser la spiritualité et la communion
    Au temps des néolibéralismes et des divisions
    Contre les fascismes et les communautarismes

    Contre les jugements de l’air du temps
    Ce verbe vois-tu se veut surréaliste car las de la Raison
    J’essaie ainsi le temps d’une phrase
    De congédier ces catégories de mon entendement
    Suspendre tous les jugements
    L’Épochè pour suspendre la temporalité qui écrase
    Penser l’Ailleurs, l’Ailleurs et l’Autre de l’espace et du temps
    C’est en ce sens que mon Surréalisme est forcément et en même temps
    Réactionnaire revisitant
    de vieux recoins de l’écriture
    Et Libertaire ne reconnaissant
    aucune autorité en cette matière
    Si ce n’est celle de l’Esthétique de la Beauté
    Fières et altières

    Allez comprendre n’est-ce pas ?
    Suis-je de gauche ou de droite dans ces manuscrits ?
    Et demandez-vous qui est exactement celui qui écrit
    Ce ne sont pas là les catégories
    de l’Esthétique et du Beau
    En dehors de ma plume,
    je suis ce Rationaliste aux idées libérales
    Mais dès lors que j’écris c’est autre chose que je convoque
    Je suis cette éternité que l’on évoque
    L’inconscient que l’on provoque
    Une altérité qui s’ouvre
    Ouverture que j’appelle à laquelle j’assiste
    Spectateur ou contempteur de réalité faiseur

    Autant qu’un Autre un observateur
    Qui creuse s’émeut et persiste
    Entre craintes et tremblements
    L’angoisse me guette au firmament
    Une écriture sans cesse renaissante
    Entre babil et effroi
    Mon écriture est politique et pour qu’elle soit vraie
    Qu’elle se déploie par son énergie propre
    Ici et là parfois surgissent
    Les intuitions rectrices
    Qui secouent mon être
    L’être des interstices
    Surréalisme et Surrationalisme
    Poétique de la rêverie comme Augures et Auspices

    M.Z, in « Allègres Métamorphoses ». Bordeaux-Paris, 2015-2025.

  • Mystères des islamistes et des tentacules de la DGED : le cas Raphaëlle et le cas Hamza Esmili, ou la haine de l’intelligence

    Et ceci étant

    De vieilles inspirations

    Mystères du réel et leurs complexions

    Pourquoi accumuler les phrases et les verbes

    Hamza, Montassir et Ryan te disent être avec les gens

    Populismes et Islamismes

    Les sociologues hébétés

    Voulant combattre les dominations

    Usant de l’autorité des religions

    Raphaëlle te dit à Sciences Po

    Etre orthodoxe

    Pour échapper à la dépression

    Pour verser des libations

    Justifier les persécutions

    Détournant les questions

    Minimiser les crimes

    Des sangsues face à un être des cimes

  • Poème 13. Prôème XIII

    A Lady Fang

    La Nuit
    A travers tes rideaux
    Une lumière luit
    Comme diantre la chair resplendit
    Tu me fais explorer et derechef
    Le Moi-Monde et tous ses méandres
    La Nuit vient et nous enveloppe
    Tes bras tes cheveux un diadème
    Et tandis que moi je prie et je blasphème
    Voici la sagesse de l’Ecclésiaste
    On lira Shakespeare avant de dormir
    Al-Chaykh al Kabir
    D’où vient donc toute cette sagesse
    Vois-tu je connais quelques prêtresses
    Qui de par le monde de par l’Europe
    Nous enseigne la trame le tissu des Nations européennes
    Nous ferons toujours pour que l’Esprit en sa Raison souveraine
    Demeure en nous vivant comme une vieille antienne
    The ölder ichtar
    Your Aültër Ichtar
    Vénus anadyomène Vénus callipyge
    Voici devoir venir
    La République Mondiale des Lettres mon avenir

    MZ, in « Allègres Métamorphoses ». Recueil de Poésie, de Fragments et de Mélancolies vivantes ou endormies.
    Bordeaux-Paris, 2015-2025


  • Poème 12. Prôème XII

    Hardi lecteur dans ces obscures clartés
    A toutes littératures devenues sourds ?

    Hardi Lecteur dans cet obscure clarté
    Et je te redis et te somme
    Caute ! Ne t’approche guère
    sans te munir d’une grammatologie lourde ou légère
    de fragments faits de soufre et de pulsions altières
    je ne crois qu’aux voix intérieures et à la Chair
    Seuls les Juifs de Prague et de Varsovie
    connaissent les Écrits leurs valeurs-
    ask Charles University
    Lorsque diantre cette Poësie d’Invocations
    se tient dans l’abnégation
    aux côtés de l’Innommable
    recherche métaphysique de l’Ineffable
    Dieux effacés absences et présences
    lorsqu’elle approche du Saint des Saints
    et ressent dans sa Chair l’Ineffable
    Les notions de Mort et de Vie perdent le sens
    qu’ils ont aux yeux des Mortels
    Pour Dieu a voulu nous faire souffrir
    Et moi me masturber sur cette feuille pour te nourrir
    C’est ainsi que mes Manuscrits
    feront de moi un Immortel
    Vaincre la Mort face à l’Éternel

    Allons donc visiter Yale Boston et Washington

    contrées qui aiment les Individualités Immenses
    les rêves et aspirations des grands hommes
    Puis quelques Paradigmes Irlandais et l’Oxbridge
    Noblesses obligent
    où l’on pénètre comme en Dardant des Yeux de Hiboux
    Passer ensuite vers les Lieux de Bachöfen
    Générations qui se retrouvent autour d’Iéna
    Vagues et vaguent les Romantiks sur qui je divague
    L’Oeuvre L’Oeuvre and a Home
    Shelter and some Beautiness Brighter
    Et ce Crâne saturé qui en ton Corps-ceint se Déverse
    Dirons-nous de cette Ivresse
    qu’elle est cheminement vers Dieu la Femme-Déesse
    toute Idée est chute et rechute souviens-toi !
    Braises Ardentes disais-je Buisson de l’Ineffable
    A travers ma voix sous une soutane résonne
    Crucifié pour avoir Vécu-en-Dieu
    Comme Hallaj le christ-musulman
    Viendront un Jour des Filleules les Siècles prochains
    Cherchant en moi comme je fouinais dans les Archives des Devins
    Sous un saule pleureur
    En lisant ces Psalmodies ces Palimpsestes
    Nus et forniquant en toutes ardeurs
    Puretés contre les puritains féministes ou identitaires
    Le Sexe est Dieu Eros vous êtes les Réactionnaires
    Ils diront voilà les Manuscrits d’un GodFätther
    Your Ôlder Ichtar – ô Etoile du Matin
    ayyouha Attarik moi ton Lucien
    Viendront un jour peut-être des Adeptes
    autour d’un Club ou d’une coupole
    Le Bozon a déjà promis des Ornements et des Libations
    Avec de longs doigts de mathématicien dessinant quelque Fractale
    Une Equation Trinityenne
    Une ôtre merdasserie si Subjectale
    Autour de mon Tombeau on dira
    A travers son Herméneutique il Vivra;
    Lui, chez qui le Politique réclamait d’abord une Herméneutique
    Lui, que Spinoza rendit un jour aveugle par sa Lumière
    On oublia son nom
    Mais on se souvient de ses Signatures
    Et de certaines Balafres, qui les Yeux Noirs il Nommait sa Haute-Couture.

     » L’ouverture-au-monde et l’être-pour-la-mort »
    MZ, in « Allègres Métamorphoses ». Recueil de Poésies, de Fragments et de Mélancolies. Bordeaux-Paris, 2015-2025.

  • Poème 11/XI. Demain l’Aube le Soir.


    Amie demain l’Aube le Soir
    Pluviôses, Fôrmoses, Nivôses à Formanoir

    Qu’Allah bénisse la République DemocSoc
    et s’il ne le fait pas, on le fera nous-mêmes.
    Hömmes de Pluviôse et de Vendémiaire
    Réunis en l’An III dans le Cloître de quelque Temple
    Glorifiant dans quelques planches amples
    Ornez-vous coupoles pour l’Humanité
    Quelques belles jupes elles seront amples
    Enfants terribles de la Rue d’Ulm
    Croix, Bandeaux et quelques bannières
    Nous sommes le Prôduit de ce dont nous Sômmes
    Nous n’avons connu ni Verdun ni la Somme
    Et pourtant nos saintes-communions
    Reviennent toujours vers leurs sources
    Dire Je Dire Nous
    Beckett fuyant le puritanisme
    Que dirais-je demain de mes vieux idéalismes
    A quelles sources irons-nous boire
    Amis demain l’Aube le Soir
    Lorsque dans tes bras je te lirai mes Grimoires
    Quelles divinités viendront nous visiter
    Quelles visages la République nous fera voir
    La Passion la Boussole
    La Pulsion la Litanie
    Paris capitale de la douleur
    Où j’irai peut-être un jour clamer ces ardeurs
    Arabe, Rifain et Européen à la fois
    Et que le seigneur nous protège de Léon Bloy
    Et je marque encore ici Poësie
    Au cas où ton esprit s’obscurcit

    La République Mondiale des Lettres
    Bôrdeaux Capitale Européenne
    Paris et nos Mélancolies
    Sillons et Soleils noirs de l’Oubli
    Il était vieux ce daron mounir zakriti
    A-t-il crever ou pas encore merde il est toujours ici

    MZ, in « Allègres Métamorphoses ». Recueil de Prôésies et de Mélancolies. Bordeaux-Paris, 2015-2025.


  • Poème X. Quelques progroms et autres tragicomédies.

    Le chemin passera 

    Sur lequel trébuchera 

    Le macadam ramdam des calomnies

    Il se drogue et se masturbe et parfois boit et prie

    Le satan blasphémateur que jamais l’on ne dit 

    Parfois parfois on te dit 

    Ah tiens toi que l’on oublie 

    De quoi voulez-vous m’oublier 

    De quel acheminement voulez-vous parler 

    Ce que tu as fait hier samedi 

    Ou bien de tes mycoses psychoses et maladies

    Est-ce que tu souffres est-ce que tu baises 

    Ou bien as-tu faim comme un chien pardi

    N’as-tu pas peur de l’enfer 

    Des musulmans qui ont voulu te mettre dans les fers

    Et ne veux-tu pas avoir droit au paradis 

    Quelques chattes quelques culs 

    Une vulve au navet ravioli ? 

    Baisse-toi couche-toi soumets-toi salsifis

    Pour avoir la gestuelle qu’il faut Manon te dit 

    Tu aimerais bien avoir le droit 

    Hein n’est-ce pas mon petit 

    Elle n’est pas faite pour toi te dit Eloi 

    Elle a de jolis yeux et toi tu es une sale plaisanterie

  • Poème 9.

    Ouverture au monde et esquisse. La Passion La Boussole. Résistances aux néolibéralismes et aux langages des fascismes

    ///

    La Passion La Boussole

    Le Surréalisme et la Folie en héritages

    Le langage des esprits par-delà les âges

    Dans l’urgence d’une spiritualité

    J’ai convoqué d’anciens mouvements

    Je parle de ce que je vois poindre à l’horizon

    L’intuition rectrice et la métaphysique prophétique

    Un écrivain ne peut jamais être ni safe ni valide

    Débarrassons-nous des paroles vides

    Fausses monnaies des tribus avides

    J’écris contre le langage de la perversion

    Penser la spiritualité et la communion

    Au temps des néolibéralismes et des divisions

    Contre les fascismes et les communautarismes

    Contre les jugements de l’air du temps

    Ce verbe vois-tu se veut surréaliste car las de la Raison

    J’essaie ainsi le temps d’une phrase

    De congédier ces catégories de mon entendement

    Suspendre tous les jugements

    L’Épochè pour suspendre la temporalité qui écrase

    Penser l’Ailleurs, l’Ailleurs et l’Autre de l’espace et du temps

    C’est en ce sens que mon Surréalisme est forcément et en même temps

    Réactionnaire revisitant

    de vieux recoins de l’écriture

    Et Libertaire ne reconnaissant

    aucune autorité en cette matière

    Si ce n’est celle de l’Esthétique de la Beauté

    Fières et altières

    ///

    Allez comprendre n’est-ce pas ?

    Suis-je de gauche ou de droite dans ces manuscrits ?

    Et demandez-vous qui est exactement celui qui écrit

    Ce ne sont pas là les catégories

    de l’Esthétique et du Beau

    En dehors de ma plume,

    je suis ce Rationaliste aux idées libérales

    Mais dès lors que j’écris c’est autre chose que je convoque

    Je suis cette éternité que l’on évoque

    L’inconscient que l’on provoque

    Une altérité qui s’ouvre

    Ouverture que j’appelle à laquelle j’assiste

    Spectateur ou contempteur de réalité faiseur

    Autant qu’un Autre un observateur

    Qui creuse s’émeut et persiste

    Entre craintes et tremblements

    L’angoisse me guette au firmament

    Une écriture sans cesse renaissante

    Entre babil et effroi

    Mon écriture est politique et pour qu’elle soit vraie

    Qu’elle se déploie par son énergie propre

    Ici et là parfois surgissent

    Les intuitions rectrices

    Qui secouent mon être

    L’être des interstices

    Surréalisme et Surrationalisme

    Poétique de la rêverie comme Augures et Auspices »

    MZ, in « Allègres Métamorphoses », 2015-2025

  • Essai sur la question de l’universalité des Droits Humains. Une lecture hérétique de Amartya Sen.

    L’année dernière une étudiante et sa soeur jumelle, que l’on appellera Mawffaq me disent « C’est le fait que tu fasses du Droit constitutionnel et de la Philosophie du Droit dans ta thèse qui nous fait chier ». Elles aiment bien dire « Nous », pour dire « Nous, la communauté s’identifiant ou se reconnaissant comme Musulmans Marocains Conservateurs du Makhzen ». C’est aussi une manière d’exister : faire partie d’un groupe, d’une communauté, d’une Eglise, se sentir comme investie par les pouvoirs tentaculaires de services comme la DGED à Bordeaux.

    Donc « Le Droit Constitutionnel et la Philosophie du Droit » créent de la peur, de l’angoisse et un sentiment de menace chez les Musulmans Conservateurs, notamment proches du Régime Marocain ou se sentant proches du Régime Marocain. Cela signifie plusieurs choses: si étudier « Le Droit Constitutionnel et la Philosophie du Droit » peut faire « chier » les réseaux Marocains à Bordeaux, surtout chez les « petits et les petites », donc les Droits humains fondamentaux existent bel et bien.

    Rien que le fait d’étudier ou de s’intéresser au « Droit Constitutionnel » et à la « Philosophie du Droit » et à la « Philosophie politique » semble poser problèmes à ceux et à celles qui pour une raison ou une autre, semblent s’identifier psychologiquement, socialement, religieusement ou politiquement à une Monarchie absolue autoritaire, de droit divin qui plus est, où il n’existe quasiment pas de séparation des pouvoirs ou de réelle liberté d’expression…

    Au moment où la petite Meriem et sa soeur jumelle, qui « se prend pour une poupée » (probablement une poupée musulmane qui se croit pure car « musulmane »… A-t-elle seulement lu le Coran, by the way, en arabe classique ? A-t-elle seulement conscience de la violence et de l’impureté et de la perversion à la fois du Coran, de la Théologie musulmane et du Régime Marocain auquel elle semble s’identifier ? J’en doute fort….), me parle de « Droit Constitutionnel », j’écrivais une Thèse de Doctorat en Philosophie politique sur la question de la Justice sociale dans le (néo)libéralisme de Friedrich Von Hayek.

    Hum. Donc les réseaux marocains à Bordeaux s’intéressent à la Philosophie du Droit, et à ma thèse de Doctorat, à mes lectures, à mes recherches, à mes écrits. Cela veut-il donc dire que je suis sur la bonne voie, à la fois en tant qu’écrivain, que chercheur et penseur qui se voudrait à la fois européen et international ?

    Revenons sur la question des Droits humains, qui est une question fondamentale pour le Régime Marocain, mais aussi une question fondamentale de manière universelle. Quand on lit (ou relit) l’ouvrage d’Amartya Sen, Prix « Nobel » d’Economie, « L’idée de justice », on voit se poser la question « Qu’est-ce que les Droits humains » au Chapitre 17, « Droits humains et impératifs mondiaux ».

    Ainsi, le Régime Marocain ne peut se soustraire à cette question, qui est une question mondiale que des économistes internationaux et internationalement reconnus posent dans tout ouvrage sérieux sur le développement économique et social, puisque le Régime Marocain revendique être un « Pays en voie de développement et en transition démocratique » ( Ce qui signifie que ce même Régime reconnaît être ou avoir été une dictature violant les Droits humains fondamentaux et universels, qui concernent TOUS les Pays et TOUS les êtres humains ).

    Je prends le cas du Régime Marocain VS Amartya Sen comme exemple, car l’une des raisons qu’avancent les réseaux marocains à Bordeaux ou ailleurs, notamment proches des ramifications de la DGED et du Makhzen dans sa branche autoritaire, c’est que la « Démocratie et les Droits Humains », c’est une question occidentale et l’affaire des européens, ou encore que cela ne concerne pas le Régime marocain dans ses « spécificités culturelles » ( comme si les Marocains étaient substantiellement incompatibles avec la Démocratie et les Droits Humains, ce qui est à la fois infantilisant, méprisant, raciste, essentialiste, rabaissant, et insultant autant pour les Marocains que pour Abdallah Ibrahim, A. El Youssefi, A. Bouaabid, Mehdi Ben Barka, qui fut président du Parlement Marocain, mais Mohmmed Bensaïd Ait Idder, etc, etc, etc… ).

    Non, la question des Droits Humains fondamentaux et de la Justice sociale sont des questions mondiale et universelles, que ce soit dans l’oeuvre de Amartya Sen ou autre. Car cela touche à quelque chose de fondamentale : l’être humain en tant qu’être humain et la dignité d’un être humain.

    Par ailleurs, quand on pose « Qu’est-ce que les droits humains » et « Existe-t-il quelque chose comme les Droits humains », la première réponse est « Oui, il existe plusieurs Déclarations Universelles des Droits Humains ainsi que des Conventions et des Chartes internationales, élaborées progressivement après les catastrophes de la Seconde Guerre Mondiale, et auxquelles le Maroc a adhéré dès les années 1990 ». Et « Oui, il existe un Droit International à respecter ».

    En reprenant la distinction classique ce « ce qui est et ce qui devrait être », Amartya Sen va plus loin en nous rappelant que l’existence de législations défaillantes, ou encore l’existence de violations des Droits humains, ne signifient pas que ces derniers n’existent pas ou ne peuvent pas exister, mais bien au contraire, qu’ils sont l’impératif moral catégorique qui indique ce qui *devrait et doit être*, et ce qui *doit inspirer la législation*.

    En effet, un des combats des franges autoritaires du Régime Marocain c’est de convaincre ou de laisser croire que « La Démocratie et les Droits humains » sont l’apanage de l’Europe et des puissances coloniales, notamment la France. Comme si les Marocains n’étaient pas des êtres humains possédant une dignité universelle, inaliénable, tout comme des citoyens Indiens, Américains, Français, Malgaches, Australiens, Chinois ou Hongrois, ou que sais-je encore.

    1– L’approche utilitariste et instrumentale des Droits Humains : sans une forme ou une autre de Droits Humains Constitutionnels, aucune économie de marché ne peut fonctionner ni prospérer. Si l’on veut vraiment « le développement », il faut accepter que l’Economie d’un Pays ne soit pas monopolisée par un capitalisme de connivence qui use à la fois de l’Autorité Etatique, de l’Autorité Judiciaire et des Services de Renseignements pour s’approprier des richesses ou pour écraser la concurrence. Friedrich Von Hayek, pur libéral, que l’on ne peut pas qualifier de « gauchiste ou islamogauchiste », démontre ce caractère fondamental de la Liberté individuelle dans sa « Constitution de la Liberté » (The Constitution of Liberty, 1960), qui semblait tant « gêner et faire chier » la petite « poupée » Meriem….

    Sans Droits Humains Fondamentaux, points de Libertés, sans Libertés ( et capabilités ), point de productivité, point de progrès économique, point d’innovation, point de création d’entreprises, point d’investissement, donc chômage, autoritarisme et stagnation, et adieu « Le Pays en Voie de Développement ».

    Economie de Marché réellement Libérale est incompatible avec l’usage de la DGED, de la DST, des RG et de PEGASUS pour contrôler et réprimer les journalistes, les activistes, les dissidents, les hérétiques ou les opposants, etc, qui sont les forces vives d’une Nation, puisqu’ils jouent le rôle de contre-pouvoirs et de dénonciations de la corruption et de la perversion. A ceux qui m’ont traité de « pervers » car je défends les Droits Humains Fondamentaux et le Libéralisme Social-Démocrate, et bien évidemment la liberté d’expression pleine et entière, je réponds que je ne connais point de plus grande perversion que l’usage de PEGASUS, outil militaire, comme outil pour cibler des journalistes ou des voix dissidente. (Je tiens à préciser que l’Affaire PEGASUS, ainsi que les abus du pouvoir marocain sont documentés là encore par des Instances internationales, y compris les Alliés de Rabat, comme Washington, Londres, Paris, Bruxelles, etc, qui pointe un point mathématique important : sans libéralisation REELLE du Régime, il n’y aura jamais ni « développement » ni « progrès »).

    La libéralisation d’un Régime nécessite toujours des pressions extérieures et intérieures. C’est ainsi que se fondent les mouvements sociaux et la géopolitique. Le Marché des Idées est international. Telle est la République Mondiale des Lettres, née avec la Modernité. On peut soit accepter de « marcher avec la Modernité », soit se faire marcher dessus par la Modernité, qui est un mouvement de l’Histoire autant qu’un mouvement de l’Esprit Humain, par essence et par définition universel.
    […]
    L’approche utilitariste et instrumentale peut se formuler en ces termes : sans droits humains fondamentaux, inviolables, constitutionnels, irrévocables, peu importe le régime politique, le gouvernement ou même les Assemblées populaires, aucune Economie de Marché ne peut fonctionner.

    Prenons un exemple concret, tiré de la lecture de « L’économie de marché » par R. Guesnerie et de l’expérience de la dictature soviétique à travers le KGB : si un service de renseignement ou un Cabinet Royal Tout-Puissant peut s’immiscer même dans les Universités, dans le champ intellectuel et artistique, il ne faut pas s’étonner que la Recherche, l’Innovation, le Progrès, et les Investissements, soient quasi-nuls ou inexistants ou inefficaces ou insignifiants.

    Prenons plus précisément l’exemple historique de la liberté d’expression et de la liberté d’opinion, intimement liées. Généralement, d’un point de vue « objectif », nous pourrions aisément dire en quelques mots que la ligne de démarcation entre « Dictature » et « Démocratie », toujours fluctuante, c’est lorsque des Appareils Etatiques se mettent à s’intéresser de manière perverse, c’est-à-dire à s’immiscer, dans la vie privée des individus, leurs sexualités, leurs pensées, leurs croyances réelles ou supposées, leurs prises de positions, leurs productions littéraires ou scientifiques, au nom d’une Idéologie suprême que personne ne peut questionner. Cela peut être l’Islam comme Biopouvoir, ou encore le Communisme Soviétique, ou encore le Capitalisme sauvage et barbare, ou encore la Misandrie féministe, ou de manière encore plus caricatural et patente le Maoïsme et les Tribunaux Populaires où l’on massacrait des Professeurs en les faisant lyncher publiquement par des étudiant/étudiantes littéralement enragés et hystériques car ils auraient osé enseigné des « sciences occidentales bourgeoises » comme « La Relativité générale », « La physique quantique », ou encore les textes du « Bourgeois Bergson » ou encore les théories économiques du « Bourgeois Marshall ».


    Je pense que les étudiants/étudiantes maoïstes devaient probablement considérer en 1965-1970 que Alfred Marshall, Léon Walras, Stanley Jevons, Gérard Debreu, Keneth Arrow, J-M Keynes, et la moitié des plus brillants esprits du monde comme « DE GROS PORCS BOURGEOIS ».

    La question à poser est simple, même pour un étudiant de 21 ans : si Keynes était un « Aristocrate et Bourgeois déviant, riche et privilégié, anti-communiste voire méprisant le Prolétariat, bref un gros porc », même dans cette supposition d’attaque ad hominem, est-ce que cela signifie que toutes ses analyses économiques proprement révolutionnaires ( mais non-socialistes et non-communistes ) sont fausses et erronées ?

    Imaginez : vous devez gérer l’économie d’un Pays voire fonder une Banque Centrale régulatrice, une Banque Publique d’investissements, etc, bref, autant de problématique macro-économiques, mais il ne faudrait pas lire la « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie » de Keynes car ce serait un « gros porc de bourgeois capitaliste anglais aristocrate et bisexuel déviant qui plus est » ?

    Voilà il me semble une démonstration historique simple de l’absurdité des idéologies dictatoriales et de la valeur technique, pragmatique, mathématique, instrumentale de la liberté, surtout de la liberté de pensée et d’EXPRIMER ses pensées sans entrave. Si les Anglais ont dominé le Monde au XIXème siècle (avec toutes les horreurs que cela a pu produire en Asie et en Afrique bien évidemment) c’est que les Penseurs avaient de larges marges de manoeuvre et que le Palais Royal Britannique ne persécutait que très peu des penseurs dissidents ( et à l’époque J-S Mill pouvait parfaitement être considéré comme « déviant », tout comme J. Bentham auparavant).

    Le KGB soviétique avait un problème qui a conduit, partiellement, à la disparition de l’URSS comme Système Totalitaire : à chaque fois qu’un Economiste voulait enseigner l’Economie ou encore l’Economie politique tout particulièrement, il fallait que le « Palais Royal du Kremlin » vérifie que ses cours, ses articles, ses livres, ses paroles, ses dires, ses opinions, etc, étaient « conformes à la science prolétarienne sous sa forme marxiste-léniniste et Jdanovienne ».

    Même l’Agriculture n’y échappait pas. Il paraît que Staline vérifiait lui-même, probablement tout comme Mao ZéDong, que les légumes étaient « conformes à la doctrine marxiste ».
    Cela ne vous rappelle rien ?

    Tu veux dire que Keynes pourrait avoir raison sur certains points contre Marx ? GROS PORC VA. Tu penses que l’Agriculture bourgeoise est mieux que l’Agriculture prolétarienne ? GROS PORC VA.

    2– Le caractère ontologique, éthique et déontologique des Droits Humains fondamentaux : la question de la dignité humaine et son caractère naturel-universel irréfragable. Comme Rousseau tout comme chez Hobbes, il existe des notions fondamentales incontournables : la nature même de l’Humain et de l’Humanité donne à chaque individu des droits NATURELS inaliénables qu’il peut défendre les armes à la main s’il le faut et qu’il ne peut en aucun cas céder, même après l’établissement d’un Contrat.

    […]

  • Réalité et phénoménologie : exister et vivre malgré la persécution.

    Observer la réalité peut être déroutant, surtout la réalité sociale. Lorsque l’on observe par ailleurs le réel tel qu’il nous apparaît et se donne à nous, quand on se trouve, pour des raisons politiques ou religieuses ou idéologiques, dans une posture marginale dans la société, on voit certaines choses que la plupart des gens ne voient pas et n’expérimentent pas.
    Le fascime se caractérise par sa perversion, ou peut-être que la perversion et la cruauté sont une des caractéristiques des fascismes : par exemple, réduire ce qui relève de la persécution à simplement « un manque de respect ». Ou essayer de justifier du harcèlement moral, des violences physiques et psychologiques par le fait qu’un autiste asperger est « relou et chiant ».

    C’est aussi prendre la conséquence pour la cause. Vivre une situation de harcèlements moraux prolongés et répétés, d’ostracisme et d’isolement social, des menaces et des injures, des insultes et des discriminations, cela a forcément un impact physique et psychologique, surtout si cela dure des années, même lorsque l’on est armé de philosophie, de psychologie et de sociologie…. Les exemples qui me viennent en tête sont les figures de Walter Benjamin, de Norbert Elias, ou encore de Spinoza, tous ciblés d’une manière ou d’une autre par les violences sociales, politiques, religieuses et idéologiques de leurs époques….

    On ne peut fuir le réel, tout ce que l’on peut faire, c’est l’analyser avec acuité. Mieux comprendre, afin de mieux supporter.

    Et que le Ciel nous donne la force de changer ce que l’on ne peut supporter, et de supporter ce que l’on ne peut changer : quand des doctorantes ou des étudiantes en philosophie décident de t’ostraciser en te diffamant parce que « tu lis et tu analyses beaucoup de choses », cela veut probablement dire qu’elles ont des choses à cacher ou à se reprocher, dans leurs délires de « chercher à abattre l’Etat, le Capital et le Patriarcat », comme des Sectes maoïstes ou islamistes ou autres. Quand on devient ciblé et persécuté par des diffamations délirantes et contradictoires, parce qu’en réalité on est neuroatypique, « différent », et « un peu plus intelligent que la moyenne », c’est qu’il y a un grave problème : cela est similaire à des Pogroms, toutes proportions gardées, comme l’a si bien dit le Docteure Rvl.

    Qui aurait pu penser qu’en France, en 2021-2025, on assisterait au retour des FAFS, du fascisme décomplexé, de la perversion érigée comme « mode sociale », de la « fascination pour les comportements mafieux ou sectaires ou cruels », du culte de la domination et de la compétition, et à des « Pogroms », qui ciblent quelqu’un pour « la forme et la structure de son cerveau ou de sa pensée ».

    40 années de Néolibéralismes ont-elles données de nouvelles formes d’illibéralismes mais aussi de Néo-Fascismes ? A l’extrême-gauche comme à l’extrême-droite ?

  • Pay Hommage. Nass El Ghiwane.


    Pour GILLES PERRAULT, qui sauva des vies, et pour les Martyrs Bourequate…

    « « C’était presque aussi incroyable que si vous aviez tiré un obus de trois cent soixante-quinze kilos sur un morceau de papier de soie et qu’il était revenu vous frapper ! » » Rutherford.

    Ô toi qui est faucon tout orgueilleux
    Ô toi qui es coq sur la dunes et développes tes ailes

    « Je n’ai jamais vu une gazelle marcher parce que les éperons le commande

    Il n’est pas dans l’humeur des chevaux racés de courber le cou

    Et non plus le fier palmier donner ses dattes sucrées trop tôt

    Et si on s’impatiente contre son gré seul un fruit amer en ressort
    Ô toi, qui es t loup dans les bois et qui remplis la nuit de ses hurlements
    Ô mon temps pourquoi tu n’es pas droit, et de quelle raison tu es devenu boiteux

    Moi tous les humains je les aime, je les aime
    Mais ceux qui me suffoquent ne me laissent pas m’exprimer

    Où m’emmène tu frère Où m’emmène tu?
    Coup après coup qui arrêtera le massacre

    Ne nous reprochez pas alors notre exil
    Ne me reprochez pas l’amour de la femme occidentale
    ce n’est point une passion passagère

    Je n’ai pas oublié le bandir
    (1) sorte de tambour
    Je n’ai pas oublié la kasbah
    Je n’ai pas oublié le moussem
    (2)foire dans les souks
    Je n’ai pas oublié que toute rencontre est une possibilité d’amitié
    Je n’ai pas oublié quand les religieux chantent le coran
    Je n’ai pas oublié mon douar
    Je n’ai oublié pas ma tribu
    Ni le temps des moissons
    Je n’ai pas oublié ma vie
    Ni les gens remplis d’amour
    Ni mes gens pleins de détresse »

    Devises de Casablanca et Chants de Derb Moulay Cherif
    Les Crimes contre l’humanité de HASSAN II, de sa DST et de sa DGED… BEN BARKA et AHMAD AGOULIZ hanteront vos Palais qui n’ont jamais rien eu de majestueux….

    MZ, « Allègres Métamorphoses »,
    Bordeaux-Paris, 2015-2025.

  • Fragment 12. La force des faibles.

    A mon instituteur Kamal Zerdoumi et à tous les juifs séfarades qui ont refusé l’ignominie du sionisme israélien et la perversion israélienne du Mossad et du Shin Beth.
    En Hommage à Abraham Serfaty, à ceux d’Ilal Amam, et à ceux de l’UTM. A tous les Héros sans gloire, et à tous ceux qui croient fermement en la Paix idéelle réelle.
    Mounir & Kamal, Paris, 2024-2025, 13EME

    La transfusion des mots
    dans les veines d’une jeunesse libre
    où rien ne sonne faux
    Dans cette joie du savoir ivre
    Ivres de gai savoir laissez-nous vivre
    Nous Autres, esprits habités par les Maîtres du Livre
    D’Antiques divinités gouvernent nos âmes
    Abreuvés par les Cidres
    Abreuvés de mots qui nous consument
    tels de célèstes flammes
    Voyez-vous le Poëte marche et pleure
    Sous certains de vos yeux perfides
    Vous autres qui vous nourissez des douleurs
    Hermétiques aux passions nos couleurs

    Nos fardeaux spirituels sont sourds et étrangers
    aux foules parfois hystériques parfois déchaînées
    étrangers aux groupes aux sectes et aux hordes
    leurs clameurs
    Nous sommes toujours ouvriers maçons et chômeurs
    Nous voici nous revoilà donc légers
    Défis défiants les pesanteurs
    Témoins du monde orfèvres de l’inconscient
    En éclaireurs nous traversons ponts entre les mondes
    Theatrum Mundi, tragicomédies, farces pour les Egos
    de certains et certaines histrions immondes…
    Nous sommes l’envers des idéologies
    Des mégalomanies les parodies
    Un jour on a dit, la Foi en la Paix perpétuelle
    Peut-être quelques mots pour cet élan idéel…

    Mounir Zakriti et Kamal Zerdoumi
    La République Mondiale des Lettres
    –Fluctuat Nec Mergitur

  • Poème 8. L’Allusion et la Collusion.

    A double ellipse, l’allusion et la collusion
    Le regard oblique flotte et mort à la rime
    Où viennent s’abstraire ces illusions
    Quelques épaves de corps échoués
    Où phrase qui diverge sur ces asphaltes
    J’ai pourtant jeté quelques crachats
    Sur une maison de l’ontologie et de l’être
    Et pourtant reviennent dans ces méandres
    Le langage tant maudit
    Qui hardi le jour où je l’affronte
    Et la nuit où il revient me hanter
    Car le démon négateur aime la dialectique
    Autant que le Seigneur la Sagesse
    Qui fonde l’esprit salvateur
    Mais je disais un jour je reviens
    Parmi ceux que j’ai dit miens
    Ces vieux esprits temples des anciens
    Et double et triples languages où je me tiens
    Je me réfugie derechef
    dans une incertaine sonorité maudite
    mais telle est peut-être
    Cette destinée des interstices de mon être
    Je me souviens encore de tel bloc hanté
    De tel délire ma folie déchaînée
    La viande d’un dîner que nous avons partagé
    Et une autre parole jetée dans l’obscurité de l’ailleurs

    Rémanences Under Influence

    MZ, in « Allègres Métamorphoses »,

    2015-2025

  • Litanies, Galanteries et Blasons : le Culte d’Eros

    Mélange de beauté altière et pénétrante, ô douce flamme
    Elégance qui égaie tendrement mes yeux et mon âme
    Refaisons derechef le tour de ton Corps et de ses Paysages
    Immense océan dont je ne cerne guère tous les rivages
    Epris d’élan et d’azur où je me perds, permets à mes mots de s’extraire
    Mer où je voudrais plonger pour me sauver de l’existence amère.

    Chimère aphrodisiaque qui hante mon esprit, curieuse étreinte,
    Halo que ton visage créée comme le visage d’une sainte,
    Aimant qui subjugue mon regard et mon être par une tendre astreinte,
    Irrigue donc mon coeur d’amour, ô divine absinthe,
    Montre donc à mon âme la chaleur de ton enceinte…!
    Aamoureusement je psalmodie tant de litanies obscures,
    Engageant mon être entier dans une curieuse torture.

    Lumière étincelante qui envoûte mon être,
    Enlaçant mon coeur par ta voix et ta douceur,
    Y créant les germes du désir dans toute sa candeur,
    Lame enivrante qui par le bercement de la voix perce toute forteresse,
    A aimons-nous de nouveau et fusionnons dans nos érotique ivresses !

    L‘appel de l’amour se fait sentir,
    Evoûte-moi pour faire mon âme fleurir,
    Y plantant les graines de l’éros et du plaisir,
    L ignes d’horizon, rayons et faisceaux des ébats à venir,
    Alanguissant je te regarde comme une belle Muse en devenir.

    Lions nos coeurs et nos corps comme nos langoureux soupirs,
    Enchantons nos existences et faisons la Passion advenir,
    Y trouverons-nous peut-être la paix de l’âme et le Souverain Bien,
    Leyla déesse Aphrodite passagère de mon Destin,
    Ambroisie qui transforme le Corps en savoureux festin !

    MZ, in « Allègres Métamorphoses »

  • Poème 7. Les Murs La Fusion La Chair.

    Veux-tu Ami.e
    Cet hiver haletant
    Par ces bras si tendres à Varsovie
    Ces tendres bras comme un infini diadème
    Où la Nuit coule comme un manteau amène
    Où le Danube la Vistule congruent la Seine
    A flots Varsovie et Moscou nous ont marqué à vie
    Les Murs La Fusion La Chair
    Ainsi est née des Tatouages la Diplomatie
    -From Vauxhall once and for all
    Never Complain Never Explain
    Ménageons et Londres et Moscou –
    Chaque vers une balafre que j’assène
    Dans ma Chair les Pulsions de la Seine
    Chaque vers est une crucifixion de plus
    Nous ne connaissons ni Ascension ni Rédemption
    La Pulsion La Litanie
    La Passion La Boussole
    Lorsque l’abîme vient et te fixe
    Lorsque dans l’abîme tu frissonnes
    Lorsque de siècles lointains te parviennent
    Les voix et les prophéties hugoliennes
    Lorsque le Verbe s’abat sur ton Corps
    Lorsque la Nuit sans remords
    Vient te commander
    A mort la Littérature à mort les écrivain.e.s
    Demeure l’Humanité infinie souveraine
    Comme le Châtiment de Dieu
    Homme qui arpente le Domaine de ton Seigneur
    Le Verbe vient récompenser
    Le Verbe pour compenser
    La Déréliction
    et payer ton irrémédiable Malédiction
    Nous errons le Coeur nu et en bandoulière
    Les mains qui ont inscrits sur notre peau
    Les Signes et les Sigles indélébiles
    Dans une encre qu’Elles seules peuvent voir
    Nous offrons ainsi
    Passagers qui traversent à toute allure
    Les grimoires leurs usages et à fleur de peau les enluminures
    Nous déposons nos Manuscrits et nos Libations
    Eternal Dreamer as they call Us in Oxford
    Nous confions tantôt to Nathalie or to Youlia
    Le soin de conserver aux quatre coins de l’Europe
    Les Traces de notre Esprit
    Nous qui voulons vivre Inconnu aux Orbites vides
    Le dos et la poitrine décorés
    Vers le Ciel tourné Homme d’Ovide
    Nous sommes la Spiritualité de la Modernité et ses Défenseurs
    Gardiens de Paris, Londres, Dublin et Prague
    D’un côté notre Amoure pour la Troisième Rome et les Slaves
    Et de quelques autres le Paradigme irlandais
    Et l’Ombre de Berlin
    Nous sommes Vieux et c’est ainsi que nous sommes Arabes et Européens
    La République Mondiale des Lettres n’admet ni Frontières ni Idéologies
    La Passion La Boussole
    Vient la Nuit vient le Matin
    Je n’ai de Religion que les Yeux de la Femme avec qui je me réveillerai demain
    Je n’ai de Religion que mes Litanies et mes Psalmodies
    A la Mosquée à la Synagogue à la Cathédrale je m’agenouille hérétique je prie
    Et je rédige moi-même Palimpsestes et Manuscrits
    L’Homme qui viendra me dicter ma Foi n’est pas prêt de naître
    Paris m’a fait Poète et bien d’autre choses
    Dites-moi ce que la France et Paris ont d’autre que Nous ?
    Qui sauvera la Littérature européenne et tiendra le Rang
    Noblesse oblige – histoires d’Aristocrates
    Qui s’adressera à Goethe, Eliot et Hugo ?
    Plus vieux qu’un De Profundis
    Encore une Crucifixion pour les murs du Panthéon
    Encore une Crucifixion pour la Mémoire
    Et encore une pour la route
    Paris vaut bien quelques balafres
    Translater en Haute Couture
    Seul le Barbare Romanisé comprend vraiment Rome
    Ménageons Londres et Berlin ô tempétueuse Moscou qui t’abats sur la Haute-Savoie
    Laisse-nous donc porter quelques couleurs Slaves sans pulvériser le gravat
    Dans chaque Capitale qui sait rendre hommage
    Aux vrais esprits libres de ce Monde
    Je dépose mes Offrandes et mes Manuscrits au milieu des paysages
    La Griffe tissée avec quelque saint esprit
    Benjoin Encens et Lavandes
    Nous rasons les Murs de saint étienne du Mont à la Recherche de quelques Parfumns
    Le Carnet pour maintenir Molloy en vie lui qui hume
    La pierre à la Recherche de quelque vitale fragrance
    Anna me regarda de Saint-Pétersbourg avec ce regard si perçant
    Dans quel chapitre veux-tu donc me mettre
    Ou la Poésie me permettre
    Je me dis ma Foi voici donc le génie russe et slave incarné
    La jeune linguiste en quelques heures comprit
    Que mon seul véritable souci
    Que tout ce qui m’importe dans cette vie
    Est de finir un jour un Livre
    De faire converger tous les Fragments
    Le Monde disait Mallarmé est fait
    Pour finir en Livre
    L’oeuvre l’oeuvre l’oeuvre, construire
    Tu es pressé d’écrire disais-tu René
    Pressé de produire contre la littérature surannée
    Revisiter Goethe et Blake
    Pour tutoyer mes Aînés
    Architecte d’une invisible géométrie
    La jeune linguiste me fit comprendre et admettre en quelques heures
    Ce que j’aurais mis toute une vie à comprendre
    Voilà ce que je cherche moi votre Voyageur
    Comprendre de quoi est faite ma Substance
    Faire de vos Archives une Poésie
    Je n’ai jamais vraiment eu ni camp ni idéologies
    Seule mon Humanité me préoccupe
    Trouver quelque authenticité humaine,
    Dans tes baisers Alitza,
    La Vistule enlace telle une sirène
    La Vistule et le Danube les Soupirs de la Fée ou de quelque Reine
    Je ne cherche que Matière et Substance pour mon Alchimie absconse
    Je veux entendre résonner à mes oreilles
    Les voix de Berlin Londres et Dublin
    Protéiformes je ne suis que ce j’écris
    Et je cracherai encore demain sur les soleils noirs de l’oubli
    Ecrire ou Mourir : telle est la Sentence du Ciel
    J’arrache ainsi au Monde le Matériau
    Pour produire dans mon Antre
    Entouré de 200 ans de Messes Noires
    Forger ainsi pour la poésie pure les purs Déboires
    Je renvoie ainsi dans chaque phrase
    A pas aveugles de par l’Europe
    la verbale et la nominale s’allongent
    Le fragment commence et se prolonge
    Jamais je ne finis de Proposition ni d’Assertion
    Prédiquer est déjà une atteinte à la Liberté du Monde
    Si tu comprenais ce que j’écrivais lecteur niais
    Tu irais te réfugier pour éviter tous ces Fleuves d’humaine sauvagerie
    J’ai le verbe tantôt dionysiaque tantôt mélancolique
    Quelques litanies sataniques
    Quelques palimpsestes romantiques
    Quelques effacements obliques
    Quelques psalmodies mélancoliques
    Quelques planches théologiques
    Je tire je tire sur un matériau jusqu’au délire et jusqu’à l’ivresse
    La transe que le prêtre tanse
    Ne vois-tu donc pas pâlir les Surréalistes
    Desnos himself revenir
    C’est ainsi que la poésie de l’absence
    Le Verbe de la Présence
    Accepte le Monde mais avec Abnégation

    Rémanences Under Influence.
    MZ, in « Allègres Métamorphoses »,
    2015-2025


  • Poème 6. Un Hiver à Varsovie.

    Seigneur comme l’être se dissipe
    Je vois encore, tendres matins le soleil se lever sur Varsovie
    Quelques rayons dessiner le contours de nos Corps
    Et dans l’infini de nos baisers devant moi un somptueux décor
    Vivre l’ineffable à l’orée du sens
    curieux cadeau du Sort
    Où toutes les considérations deviennent incolores
    Conatus Elan Vital et Transports
    Car les Mots déchus perdaient leur sens
    Lorsque dans l’étreinte amoureuse fusionnaient nos sens
    Ta nudité m’habitait comme une plume sanguinaire
    Dormir entre tes bras, Alitza,
    l’infini dans l’éphémère
    Il y avait dans ton Corps – allègres diadèmes
    Mille et une sensations qui dans mon âme essaiment
    Ton amour m’ornant tel Chapelet christique
    Je découvris dans l’érotisme le vrai chemin mystique
    L’infini qui m’entourait, tel le murmure des forêts de Varsovie
    S’emparait de mon être, ô divine symphonie
    Coule donc en moi
    Coule et redonne à ce corps Foi
    Coule Vistule des Sens confondus
    Tu fus une céleste grâce éperdue
    Nos ébats et nos étreintes étaient de véritables prières
    Hors de l’érotisme point de salut;
    Eros divinité de tous les mystères
    Car si demain mon souffle
    A jamais nourri du tien
    Informait les phrases d’une quelconque signification
    Je me retirerai encore du langage des Hommes
    Pour ne parler que le langage de ton Corps.

    Bribes et Fragments Amoureux –  » Un hiver à Varsovie « .
    Varsovie, janvier-février 2018
    M.Z in « Allègres Métamorphoses »
    2015-2025