Auteur : Mounir Zakriti

  • Poème 11/XI. Demain l’Aube le Soir.


    Amie demain l’Aube le Soir
    Pluviôses, Fôrmoses, Nivôses à Formanoir

    Qu’Allah bénisse la République DemocSoc
    et s’il ne le fait pas, on le fera nous-mêmes.
    Hömmes de Pluviôse et de Vendémiaire
    Réunis en l’An III dans le Cloître de quelque Temple
    Glorifiant dans quelques planches amples
    Ornez-vous coupoles pour l’Humanité
    Quelques belles jupes elles seront amples
    Enfants terribles de la Rue d’Ulm
    Croix, Bandeaux et quelques bannières
    Nous sommes le Prôduit de ce dont nous Sômmes
    Nous n’avons connu ni Verdun ni la Somme
    Et pourtant nos saintes-communions
    Reviennent toujours vers leurs sources
    Dire Je Dire Nous
    Beckett fuyant le puritanisme
    Que dirais-je demain de mes vieux idéalismes
    A quelles sources irons-nous boire
    Amis demain l’Aube le Soir
    Lorsque dans tes bras je te lirai mes Grimoires
    Quelles divinités viendront nous visiter
    Quelles visages la République nous fera voir
    La Passion la Boussole
    La Pulsion la Litanie
    Paris capitale de la douleur
    Où j’irai peut-être un jour clamer ces ardeurs
    Arabe, Rifain et Européen à la fois
    Et que le seigneur nous protège de Léon Bloy
    Et je marque encore ici Poësie
    Au cas où ton esprit s’obscurcit

    La République Mondiale des Lettres
    Bôrdeaux Capitale Européenne
    Paris et nos Mélancolies
    Sillons et Soleils noirs de l’Oubli
    Il était vieux ce daron mounir zakriti
    A-t-il crever ou pas encore merde il est toujours ici

    MZ, in « Allègres Métamorphoses ». Recueil de Prôésies et de Mélancolies. Bordeaux-Paris, 2015-2025.


  • Poème X. Quelques progroms et autres tragicomédies.

    Le chemin passera 

    Sur lequel trébuchera 

    Le macadam ramdam des calomnies

    Il se drogue et se masturbe et parfois boit et prie

    Le satan blasphémateur que jamais l’on ne dit 

    Parfois parfois on te dit 

    Ah tiens toi que l’on oublie 

    De quoi voulez-vous m’oublier 

    De quel acheminement voulez-vous parler 

    Ce que tu as fait hier samedi 

    Ou bien de tes mycoses psychoses et maladies

    Est-ce que tu souffres est-ce que tu baises 

    Ou bien as-tu faim comme un chien pardi

    N’as-tu pas peur de l’enfer 

    Des musulmans qui ont voulu te mettre dans les fers

    Et ne veux-tu pas avoir droit au paradis 

    Quelques chattes quelques culs 

    Une vulve au navet ravioli ? 

    Baisse-toi couche-toi soumets-toi salsifis

    Pour avoir la gestuelle qu’il faut Manon te dit 

    Tu aimerais bien avoir le droit 

    Hein n’est-ce pas mon petit 

    Elle n’est pas faite pour toi te dit Eloi 

    Elle a de jolis yeux et toi tu es une sale plaisanterie

  • Poème 9.

    Ouverture au monde et esquisse. La Passion La Boussole. Résistances aux néolibéralismes et aux langages des fascismes

    ///

    La Passion La Boussole

    Le Surréalisme et la Folie en héritages

    Le langage des esprits par-delà les âges

    Dans l’urgence d’une spiritualité

    J’ai convoqué d’anciens mouvements

    Je parle de ce que je vois poindre à l’horizon

    L’intuition rectrice et la métaphysique prophétique

    Un écrivain ne peut jamais être ni safe ni valide

    Débarrassons-nous des paroles vides

    Fausses monnaies des tribus avides

    J’écris contre le langage de la perversion

    Penser la spiritualité et la communion

    Au temps des néolibéralismes et des divisions

    Contre les fascismes et les communautarismes

    Contre les jugements de l’air du temps

    Ce verbe vois-tu se veut surréaliste car las de la Raison

    J’essaie ainsi le temps d’une phrase

    De congédier ces catégories de mon entendement

    Suspendre tous les jugements

    L’Épochè pour suspendre la temporalité qui écrase

    Penser l’Ailleurs, l’Ailleurs et l’Autre de l’espace et du temps

    C’est en ce sens que mon Surréalisme est forcément et en même temps

    Réactionnaire revisitant

    de vieux recoins de l’écriture

    Et Libertaire ne reconnaissant

    aucune autorité en cette matière

    Si ce n’est celle de l’Esthétique de la Beauté

    Fières et altières

    ///

    Allez comprendre n’est-ce pas ?

    Suis-je de gauche ou de droite dans ces manuscrits ?

    Et demandez-vous qui est exactement celui qui écrit

    Ce ne sont pas là les catégories

    de l’Esthétique et du Beau

    En dehors de ma plume,

    je suis ce Rationaliste aux idées libérales

    Mais dès lors que j’écris c’est autre chose que je convoque

    Je suis cette éternité que l’on évoque

    L’inconscient que l’on provoque

    Une altérité qui s’ouvre

    Ouverture que j’appelle à laquelle j’assiste

    Spectateur ou contempteur de réalité faiseur

    Autant qu’un Autre un observateur

    Qui creuse s’émeut et persiste

    Entre craintes et tremblements

    L’angoisse me guette au firmament

    Une écriture sans cesse renaissante

    Entre babil et effroi

    Mon écriture est politique et pour qu’elle soit vraie

    Qu’elle se déploie par son énergie propre

    Ici et là parfois surgissent

    Les intuitions rectrices

    Qui secouent mon être

    L’être des interstices

    Surréalisme et Surrationalisme

    Poétique de la rêverie comme Augures et Auspices »

    MZ, in « Allègres Métamorphoses », 2015-2025

  • Essai sur la question de l’universalité des Droits Humains. Une lecture hérétique de Amartya Sen.

    L’année dernière une étudiante et sa soeur jumelle, que l’on appellera Mawffaq me disent « C’est le fait que tu fasses du Droit constitutionnel et de la Philosophie du Droit dans ta thèse qui nous fait chier ». Elles aiment bien dire « Nous », pour dire « Nous, la communauté s’identifiant ou se reconnaissant comme Musulmans Marocains Conservateurs du Makhzen ». C’est aussi une manière d’exister : faire partie d’un groupe, d’une communauté, d’une Eglise, se sentir comme investie par les pouvoirs tentaculaires de services comme la DGED à Bordeaux.

    Donc « Le Droit Constitutionnel et la Philosophie du Droit » créent de la peur, de l’angoisse et un sentiment de menace chez les Musulmans Conservateurs, notamment proches du Régime Marocain ou se sentant proches du Régime Marocain. Cela signifie plusieurs choses: si étudier « Le Droit Constitutionnel et la Philosophie du Droit » peut faire « chier » les réseaux Marocains à Bordeaux, surtout chez les « petits et les petites », donc les Droits humains fondamentaux existent bel et bien.

    Rien que le fait d’étudier ou de s’intéresser au « Droit Constitutionnel » et à la « Philosophie du Droit » et à la « Philosophie politique » semble poser problèmes à ceux et à celles qui pour une raison ou une autre, semblent s’identifier psychologiquement, socialement, religieusement ou politiquement à une Monarchie absolue autoritaire, de droit divin qui plus est, où il n’existe quasiment pas de séparation des pouvoirs ou de réelle liberté d’expression…

    Au moment où la petite Meriem et sa soeur jumelle, qui « se prend pour une poupée » (probablement une poupée musulmane qui se croit pure car « musulmane »… A-t-elle seulement lu le Coran, by the way, en arabe classique ? A-t-elle seulement conscience de la violence et de l’impureté et de la perversion à la fois du Coran, de la Théologie musulmane et du Régime Marocain auquel elle semble s’identifier ? J’en doute fort….), me parle de « Droit Constitutionnel », j’écrivais une Thèse de Doctorat en Philosophie politique sur la question de la Justice sociale dans le (néo)libéralisme de Friedrich Von Hayek.

    Hum. Donc les réseaux marocains à Bordeaux s’intéressent à la Philosophie du Droit, et à ma thèse de Doctorat, à mes lectures, à mes recherches, à mes écrits. Cela veut-il donc dire que je suis sur la bonne voie, à la fois en tant qu’écrivain, que chercheur et penseur qui se voudrait à la fois européen et international ?

    Revenons sur la question des Droits humains, qui est une question fondamentale pour le Régime Marocain, mais aussi une question fondamentale de manière universelle. Quand on lit (ou relit) l’ouvrage d’Amartya Sen, Prix « Nobel » d’Economie, « L’idée de justice », on voit se poser la question « Qu’est-ce que les Droits humains » au Chapitre 17, « Droits humains et impératifs mondiaux ».

    Ainsi, le Régime Marocain ne peut se soustraire à cette question, qui est une question mondiale que des économistes internationaux et internationalement reconnus posent dans tout ouvrage sérieux sur le développement économique et social, puisque le Régime Marocain revendique être un « Pays en voie de développement et en transition démocratique » ( Ce qui signifie que ce même Régime reconnaît être ou avoir été une dictature violant les Droits humains fondamentaux et universels, qui concernent TOUS les Pays et TOUS les êtres humains ).

    Je prends le cas du Régime Marocain VS Amartya Sen comme exemple, car l’une des raisons qu’avancent les réseaux marocains à Bordeaux ou ailleurs, notamment proches des ramifications de la DGED et du Makhzen dans sa branche autoritaire, c’est que la « Démocratie et les Droits Humains », c’est une question occidentale et l’affaire des européens, ou encore que cela ne concerne pas le Régime marocain dans ses « spécificités culturelles » ( comme si les Marocains étaient substantiellement incompatibles avec la Démocratie et les Droits Humains, ce qui est à la fois infantilisant, méprisant, raciste, essentialiste, rabaissant, et insultant autant pour les Marocains que pour Abdallah Ibrahim, A. El Youssefi, A. Bouaabid, Mehdi Ben Barka, qui fut président du Parlement Marocain, mais Mohmmed Bensaïd Ait Idder, etc, etc, etc… ).

    Non, la question des Droits Humains fondamentaux et de la Justice sociale sont des questions mondiale et universelles, que ce soit dans l’oeuvre de Amartya Sen ou autre. Car cela touche à quelque chose de fondamentale : l’être humain en tant qu’être humain et la dignité d’un être humain.

    Par ailleurs, quand on pose « Qu’est-ce que les droits humains » et « Existe-t-il quelque chose comme les Droits humains », la première réponse est « Oui, il existe plusieurs Déclarations Universelles des Droits Humains ainsi que des Conventions et des Chartes internationales, élaborées progressivement après les catastrophes de la Seconde Guerre Mondiale, et auxquelles le Maroc a adhéré dès les années 1990 ». Et « Oui, il existe un Droit International à respecter ».

    En reprenant la distinction classique ce « ce qui est et ce qui devrait être », Amartya Sen va plus loin en nous rappelant que l’existence de législations défaillantes, ou encore l’existence de violations des Droits humains, ne signifient pas que ces derniers n’existent pas ou ne peuvent pas exister, mais bien au contraire, qu’ils sont l’impératif moral catégorique qui indique ce qui *devrait et doit être*, et ce qui *doit inspirer la législation*.

    En effet, un des combats des franges autoritaires du Régime Marocain c’est de convaincre ou de laisser croire que « La Démocratie et les Droits humains » sont l’apanage de l’Europe et des puissances coloniales, notamment la France. Comme si les Marocains n’étaient pas des êtres humains possédant une dignité universelle, inaliénable, tout comme des citoyens Indiens, Américains, Français, Malgaches, Australiens, Chinois ou Hongrois, ou que sais-je encore.

    1– L’approche utilitariste et instrumentale des Droits Humains : sans une forme ou une autre de Droits Humains Constitutionnels, aucune économie de marché ne peut fonctionner ni prospérer. Si l’on veut vraiment « le développement », il faut accepter que l’Economie d’un Pays ne soit pas monopolisée par un capitalisme de connivence qui use à la fois de l’Autorité Etatique, de l’Autorité Judiciaire et des Services de Renseignements pour s’approprier des richesses ou pour écraser la concurrence. Friedrich Von Hayek, pur libéral, que l’on ne peut pas qualifier de « gauchiste ou islamogauchiste », démontre ce caractère fondamental de la Liberté individuelle dans sa « Constitution de la Liberté » (The Constitution of Liberty, 1960), qui semblait tant « gêner et faire chier » la petite « poupée » Meriem….

    Sans Droits Humains Fondamentaux, points de Libertés, sans Libertés ( et capabilités ), point de productivité, point de progrès économique, point d’innovation, point de création d’entreprises, point d’investissement, donc chômage, autoritarisme et stagnation, et adieu « Le Pays en Voie de Développement ».

    Economie de Marché réellement Libérale est incompatible avec l’usage de la DGED, de la DST, des RG et de PEGASUS pour contrôler et réprimer les journalistes, les activistes, les dissidents, les hérétiques ou les opposants, etc, qui sont les forces vives d’une Nation, puisqu’ils jouent le rôle de contre-pouvoirs et de dénonciations de la corruption et de la perversion. A ceux qui m’ont traité de « pervers » car je défends les Droits Humains Fondamentaux et le Libéralisme Social-Démocrate, et bien évidemment la liberté d’expression pleine et entière, je réponds que je ne connais point de plus grande perversion que l’usage de PEGASUS, outil militaire, comme outil pour cibler des journalistes ou des voix dissidente. (Je tiens à préciser que l’Affaire PEGASUS, ainsi que les abus du pouvoir marocain sont documentés là encore par des Instances internationales, y compris les Alliés de Rabat, comme Washington, Londres, Paris, Bruxelles, etc, qui pointe un point mathématique important : sans libéralisation REELLE du Régime, il n’y aura jamais ni « développement » ni « progrès »).

    La libéralisation d’un Régime nécessite toujours des pressions extérieures et intérieures. C’est ainsi que se fondent les mouvements sociaux et la géopolitique. Le Marché des Idées est international. Telle est la République Mondiale des Lettres, née avec la Modernité. On peut soit accepter de « marcher avec la Modernité », soit se faire marcher dessus par la Modernité, qui est un mouvement de l’Histoire autant qu’un mouvement de l’Esprit Humain, par essence et par définition universel.
    […]
    L’approche utilitariste et instrumentale peut se formuler en ces termes : sans droits humains fondamentaux, inviolables, constitutionnels, irrévocables, peu importe le régime politique, le gouvernement ou même les Assemblées populaires, aucune Economie de Marché ne peut fonctionner.

    Prenons un exemple concret, tiré de la lecture de « L’économie de marché » par R. Guesnerie et de l’expérience de la dictature soviétique à travers le KGB : si un service de renseignement ou un Cabinet Royal Tout-Puissant peut s’immiscer même dans les Universités, dans le champ intellectuel et artistique, il ne faut pas s’étonner que la Recherche, l’Innovation, le Progrès, et les Investissements, soient quasi-nuls ou inexistants ou inefficaces ou insignifiants.

    Prenons plus précisément l’exemple historique de la liberté d’expression et de la liberté d’opinion, intimement liées. Généralement, d’un point de vue « objectif », nous pourrions aisément dire en quelques mots que la ligne de démarcation entre « Dictature » et « Démocratie », toujours fluctuante, c’est lorsque des Appareils Etatiques se mettent à s’intéresser de manière perverse, c’est-à-dire à s’immiscer, dans la vie privée des individus, leurs sexualités, leurs pensées, leurs croyances réelles ou supposées, leurs prises de positions, leurs productions littéraires ou scientifiques, au nom d’une Idéologie suprême que personne ne peut questionner. Cela peut être l’Islam comme Biopouvoir, ou encore le Communisme Soviétique, ou encore le Capitalisme sauvage et barbare, ou encore la Misandrie féministe, ou de manière encore plus caricatural et patente le Maoïsme et les Tribunaux Populaires où l’on massacrait des Professeurs en les faisant lyncher publiquement par des étudiant/étudiantes littéralement enragés et hystériques car ils auraient osé enseigné des « sciences occidentales bourgeoises » comme « La Relativité générale », « La physique quantique », ou encore les textes du « Bourgeois Bergson » ou encore les théories économiques du « Bourgeois Marshall ».


    Je pense que les étudiants/étudiantes maoïstes devaient probablement considérer en 1965-1970 que Alfred Marshall, Léon Walras, Stanley Jevons, Gérard Debreu, Keneth Arrow, J-M Keynes, et la moitié des plus brillants esprits du monde comme « DE GROS PORCS BOURGEOIS ».

    La question à poser est simple, même pour un étudiant de 21 ans : si Keynes était un « Aristocrate et Bourgeois déviant, riche et privilégié, anti-communiste voire méprisant le Prolétariat, bref un gros porc », même dans cette supposition d’attaque ad hominem, est-ce que cela signifie que toutes ses analyses économiques proprement révolutionnaires ( mais non-socialistes et non-communistes ) sont fausses et erronées ?

    Imaginez : vous devez gérer l’économie d’un Pays voire fonder une Banque Centrale régulatrice, une Banque Publique d’investissements, etc, bref, autant de problématique macro-économiques, mais il ne faudrait pas lire la « Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie » de Keynes car ce serait un « gros porc de bourgeois capitaliste anglais aristocrate et bisexuel déviant qui plus est » ?

    Voilà il me semble une démonstration historique simple de l’absurdité des idéologies dictatoriales et de la valeur technique, pragmatique, mathématique, instrumentale de la liberté, surtout de la liberté de pensée et d’EXPRIMER ses pensées sans entrave. Si les Anglais ont dominé le Monde au XIXème siècle (avec toutes les horreurs que cela a pu produire en Asie et en Afrique bien évidemment) c’est que les Penseurs avaient de larges marges de manoeuvre et que le Palais Royal Britannique ne persécutait que très peu des penseurs dissidents ( et à l’époque J-S Mill pouvait parfaitement être considéré comme « déviant », tout comme J. Bentham auparavant).

    Le KGB soviétique avait un problème qui a conduit, partiellement, à la disparition de l’URSS comme Système Totalitaire : à chaque fois qu’un Economiste voulait enseigner l’Economie ou encore l’Economie politique tout particulièrement, il fallait que le « Palais Royal du Kremlin » vérifie que ses cours, ses articles, ses livres, ses paroles, ses dires, ses opinions, etc, étaient « conformes à la science prolétarienne sous sa forme marxiste-léniniste et Jdanovienne ».

    Même l’Agriculture n’y échappait pas. Il paraît que Staline vérifiait lui-même, probablement tout comme Mao ZéDong, que les légumes étaient « conformes à la doctrine marxiste ».
    Cela ne vous rappelle rien ?

    Tu veux dire que Keynes pourrait avoir raison sur certains points contre Marx ? GROS PORC VA. Tu penses que l’Agriculture bourgeoise est mieux que l’Agriculture prolétarienne ? GROS PORC VA.

    2– Le caractère ontologique, éthique et déontologique des Droits Humains fondamentaux : la question de la dignité humaine et son caractère naturel-universel irréfragable. Comme Rousseau tout comme chez Hobbes, il existe des notions fondamentales incontournables : la nature même de l’Humain et de l’Humanité donne à chaque individu des droits NATURELS inaliénables qu’il peut défendre les armes à la main s’il le faut et qu’il ne peut en aucun cas céder, même après l’établissement d’un Contrat.

    […]

  • Réalité et phénoménologie : exister et vivre malgré la persécution.

    Observer la réalité peut être déroutant, surtout la réalité sociale. Lorsque l’on observe par ailleurs le réel tel qu’il nous apparaît et se donne à nous, quand on se trouve, pour des raisons politiques ou religieuses ou idéologiques, dans une posture marginale dans la société, on voit certaines choses que la plupart des gens ne voient pas et n’expérimentent pas.
    Le fascime se caractérise par sa perversion, ou peut-être que la perversion et la cruauté sont une des caractéristiques des fascismes : par exemple, réduire ce qui relève de la persécution à simplement « un manque de respect ». Ou essayer de justifier du harcèlement moral, des violences physiques et psychologiques par le fait qu’un autiste asperger est « relou et chiant ».

    C’est aussi prendre la conséquence pour la cause. Vivre une situation de harcèlements moraux prolongés et répétés, d’ostracisme et d’isolement social, des menaces et des injures, des insultes et des discriminations, cela a forcément un impact physique et psychologique, surtout si cela dure des années, même lorsque l’on est armé de philosophie, de psychologie et de sociologie…. Les exemples qui me viennent en tête sont les figures de Walter Benjamin, de Norbert Elias, ou encore de Spinoza, tous ciblés d’une manière ou d’une autre par les violences sociales, politiques, religieuses et idéologiques de leurs époques….

    On ne peut fuir le réel, tout ce que l’on peut faire, c’est l’analyser avec acuité. Mieux comprendre, afin de mieux supporter.

    Et que le Ciel nous donne la force de changer ce que l’on ne peut supporter, et de supporter ce que l’on ne peut changer : quand des doctorantes ou des étudiantes en philosophie décident de t’ostraciser en te diffamant parce que « tu lis et tu analyses beaucoup de choses », cela veut probablement dire qu’elles ont des choses à cacher ou à se reprocher, dans leurs délires de « chercher à abattre l’Etat, le Capital et le Patriarcat », comme des Sectes maoïstes ou islamistes ou autres. Quand on devient ciblé et persécuté par des diffamations délirantes et contradictoires, parce qu’en réalité on est neuroatypique, « différent », et « un peu plus intelligent que la moyenne », c’est qu’il y a un grave problème : cela est similaire à des Pogroms, toutes proportions gardées, comme l’a si bien dit le Docteure Rvl.

    Qui aurait pu penser qu’en France, en 2021-2025, on assisterait au retour des FAFS, du fascisme décomplexé, de la perversion érigée comme « mode sociale », de la « fascination pour les comportements mafieux ou sectaires ou cruels », du culte de la domination et de la compétition, et à des « Pogroms », qui ciblent quelqu’un pour « la forme et la structure de son cerveau ou de sa pensée ».

    40 années de Néolibéralismes ont-elles données de nouvelles formes d’illibéralismes mais aussi de Néo-Fascismes ? A l’extrême-gauche comme à l’extrême-droite ?

  • Pay Hommage. Nass El Ghiwane.


    Pour GILLES PERRAULT, qui sauva des vies, et pour les Martyrs Bourequate…

    « « C’était presque aussi incroyable que si vous aviez tiré un obus de trois cent soixante-quinze kilos sur un morceau de papier de soie et qu’il était revenu vous frapper ! » » Rutherford.

    Ô toi qui est faucon tout orgueilleux
    Ô toi qui es coq sur la dunes et développes tes ailes

    « Je n’ai jamais vu une gazelle marcher parce que les éperons le commande

    Il n’est pas dans l’humeur des chevaux racés de courber le cou

    Et non plus le fier palmier donner ses dattes sucrées trop tôt

    Et si on s’impatiente contre son gré seul un fruit amer en ressort
    Ô toi, qui es t loup dans les bois et qui remplis la nuit de ses hurlements
    Ô mon temps pourquoi tu n’es pas droit, et de quelle raison tu es devenu boiteux

    Moi tous les humains je les aime, je les aime
    Mais ceux qui me suffoquent ne me laissent pas m’exprimer

    Où m’emmène tu frère Où m’emmène tu?
    Coup après coup qui arrêtera le massacre

    Ne nous reprochez pas alors notre exil
    Ne me reprochez pas l’amour de la femme occidentale
    ce n’est point une passion passagère

    Je n’ai pas oublié le bandir
    (1) sorte de tambour
    Je n’ai pas oublié la kasbah
    Je n’ai pas oublié le moussem
    (2)foire dans les souks
    Je n’ai pas oublié que toute rencontre est une possibilité d’amitié
    Je n’ai pas oublié quand les religieux chantent le coran
    Je n’ai pas oublié mon douar
    Je n’ai oublié pas ma tribu
    Ni le temps des moissons
    Je n’ai pas oublié ma vie
    Ni les gens remplis d’amour
    Ni mes gens pleins de détresse »

    Devises de Casablanca et Chants de Derb Moulay Cherif
    Les Crimes contre l’humanité de HASSAN II, de sa DST et de sa DGED… BEN BARKA et AHMAD AGOULIZ hanteront vos Palais qui n’ont jamais rien eu de majestueux….

    MZ, « Allègres Métamorphoses »,
    Bordeaux-Paris, 2015-2025.

  • Fragment 12. La force des faibles.

    A mon instituteur Kamal Zerdoumi et à tous les juifs séfarades qui ont refusé l’ignominie du sionisme israélien et la perversion israélienne du Mossad et du Shin Beth.
    En Hommage à Abraham Serfaty, à ceux d’Ilal Amam, et à ceux de l’UTM. A tous les Héros sans gloire, et à tous ceux qui croient fermement en la Paix idéelle réelle.
    Mounir & Kamal, Paris, 2024-2025, 13EME

    La transfusion des mots
    dans les veines d’une jeunesse libre
    où rien ne sonne faux
    Dans cette joie du savoir ivre
    Ivres de gai savoir laissez-nous vivre
    Nous Autres, esprits habités par les Maîtres du Livre
    D’Antiques divinités gouvernent nos âmes
    Abreuvés par les Cidres
    Abreuvés de mots qui nous consument
    tels de célèstes flammes
    Voyez-vous le Poëte marche et pleure
    Sous certains de vos yeux perfides
    Vous autres qui vous nourissez des douleurs
    Hermétiques aux passions nos couleurs

    Nos fardeaux spirituels sont sourds et étrangers
    aux foules parfois hystériques parfois déchaînées
    étrangers aux groupes aux sectes et aux hordes
    leurs clameurs
    Nous sommes toujours ouvriers maçons et chômeurs
    Nous voici nous revoilà donc légers
    Défis défiants les pesanteurs
    Témoins du monde orfèvres de l’inconscient
    En éclaireurs nous traversons ponts entre les mondes
    Theatrum Mundi, tragicomédies, farces pour les Egos
    de certains et certaines histrions immondes…
    Nous sommes l’envers des idéologies
    Des mégalomanies les parodies
    Un jour on a dit, la Foi en la Paix perpétuelle
    Peut-être quelques mots pour cet élan idéel…

    Mounir Zakriti et Kamal Zerdoumi
    La République Mondiale des Lettres
    –Fluctuat Nec Mergitur

  • Poème 8. L’Allusion et la Collusion.

    A double ellipse, l’allusion et la collusion
    Le regard oblique flotte et mort à la rime
    Où viennent s’abstraire ces illusions
    Quelques épaves de corps échoués
    Où phrase qui diverge sur ces asphaltes
    J’ai pourtant jeté quelques crachats
    Sur une maison de l’ontologie et de l’être
    Et pourtant reviennent dans ces méandres
    Le langage tant maudit
    Qui hardi le jour où je l’affronte
    Et la nuit où il revient me hanter
    Car le démon négateur aime la dialectique
    Autant que le Seigneur la Sagesse
    Qui fonde l’esprit salvateur
    Mais je disais un jour je reviens
    Parmi ceux que j’ai dit miens
    Ces vieux esprits temples des anciens
    Et double et triples languages où je me tiens
    Je me réfugie derechef
    dans une incertaine sonorité maudite
    mais telle est peut-être
    Cette destinée des interstices de mon être
    Je me souviens encore de tel bloc hanté
    De tel délire ma folie déchaînée
    La viande d’un dîner que nous avons partagé
    Et une autre parole jetée dans l’obscurité de l’ailleurs

    Rémanences Under Influence

    MZ, in « Allègres Métamorphoses »,

    2015-2025

  • Litanies, Galanteries et Blasons : le Culte d’Eros

    Mélange de beauté altière et pénétrante, ô douce flamme
    Elégance qui égaie tendrement mes yeux et mon âme
    Refaisons derechef le tour de ton Corps et de ses Paysages
    Immense océan dont je ne cerne guère tous les rivages
    Epris d’élan et d’azur où je me perds, permets à mes mots de s’extraire
    Mer où je voudrais plonger pour me sauver de l’existence amère.

    Chimère aphrodisiaque qui hante mon esprit, curieuse étreinte,
    Halo que ton visage créée comme le visage d’une sainte,
    Aimant qui subjugue mon regard et mon être par une tendre astreinte,
    Irrigue donc mon coeur d’amour, ô divine absinthe,
    Montre donc à mon âme la chaleur de ton enceinte…!
    Aamoureusement je psalmodie tant de litanies obscures,
    Engageant mon être entier dans une curieuse torture.

    Lumière étincelante qui envoûte mon être,
    Enlaçant mon coeur par ta voix et ta douceur,
    Y créant les germes du désir dans toute sa candeur,
    Lame enivrante qui par le bercement de la voix perce toute forteresse,
    A aimons-nous de nouveau et fusionnons dans nos érotique ivresses !

    L‘appel de l’amour se fait sentir,
    Evoûte-moi pour faire mon âme fleurir,
    Y plantant les graines de l’éros et du plaisir,
    L ignes d’horizon, rayons et faisceaux des ébats à venir,
    Alanguissant je te regarde comme une belle Muse en devenir.

    Lions nos coeurs et nos corps comme nos langoureux soupirs,
    Enchantons nos existences et faisons la Passion advenir,
    Y trouverons-nous peut-être la paix de l’âme et le Souverain Bien,
    Leyla déesse Aphrodite passagère de mon Destin,
    Ambroisie qui transforme le Corps en savoureux festin !

    MZ, in « Allègres Métamorphoses »

  • Poème 7. Les Murs La Fusion La Chair.

    Veux-tu Ami.e
    Cet hiver haletant
    Par ces bras si tendres à Varsovie
    Ces tendres bras comme un infini diadème
    Où la Nuit coule comme un manteau amène
    Où le Danube la Vistule congruent la Seine
    A flots Varsovie et Moscou nous ont marqué à vie
    Les Murs La Fusion La Chair
    Ainsi est née des Tatouages la Diplomatie
    -From Vauxhall once and for all
    Never Complain Never Explain
    Ménageons et Londres et Moscou –
    Chaque vers une balafre que j’assène
    Dans ma Chair les Pulsions de la Seine
    Chaque vers est une crucifixion de plus
    Nous ne connaissons ni Ascension ni Rédemption
    La Pulsion La Litanie
    La Passion La Boussole
    Lorsque l’abîme vient et te fixe
    Lorsque dans l’abîme tu frissonnes
    Lorsque de siècles lointains te parviennent
    Les voix et les prophéties hugoliennes
    Lorsque le Verbe s’abat sur ton Corps
    Lorsque la Nuit sans remords
    Vient te commander
    A mort la Littérature à mort les écrivain.e.s
    Demeure l’Humanité infinie souveraine
    Comme le Châtiment de Dieu
    Homme qui arpente le Domaine de ton Seigneur
    Le Verbe vient récompenser
    Le Verbe pour compenser
    La Déréliction
    et payer ton irrémédiable Malédiction
    Nous errons le Coeur nu et en bandoulière
    Les mains qui ont inscrits sur notre peau
    Les Signes et les Sigles indélébiles
    Dans une encre qu’Elles seules peuvent voir
    Nous offrons ainsi
    Passagers qui traversent à toute allure
    Les grimoires leurs usages et à fleur de peau les enluminures
    Nous déposons nos Manuscrits et nos Libations
    Eternal Dreamer as they call Us in Oxford
    Nous confions tantôt to Nathalie or to Youlia
    Le soin de conserver aux quatre coins de l’Europe
    Les Traces de notre Esprit
    Nous qui voulons vivre Inconnu aux Orbites vides
    Le dos et la poitrine décorés
    Vers le Ciel tourné Homme d’Ovide
    Nous sommes la Spiritualité de la Modernité et ses Défenseurs
    Gardiens de Paris, Londres, Dublin et Prague
    D’un côté notre Amoure pour la Troisième Rome et les Slaves
    Et de quelques autres le Paradigme irlandais
    Et l’Ombre de Berlin
    Nous sommes Vieux et c’est ainsi que nous sommes Arabes et Européens
    La République Mondiale des Lettres n’admet ni Frontières ni Idéologies
    La Passion La Boussole
    Vient la Nuit vient le Matin
    Je n’ai de Religion que les Yeux de la Femme avec qui je me réveillerai demain
    Je n’ai de Religion que mes Litanies et mes Psalmodies
    A la Mosquée à la Synagogue à la Cathédrale je m’agenouille hérétique je prie
    Et je rédige moi-même Palimpsestes et Manuscrits
    L’Homme qui viendra me dicter ma Foi n’est pas prêt de naître
    Paris m’a fait Poète et bien d’autre choses
    Dites-moi ce que la France et Paris ont d’autre que Nous ?
    Qui sauvera la Littérature européenne et tiendra le Rang
    Noblesse oblige – histoires d’Aristocrates
    Qui s’adressera à Goethe, Eliot et Hugo ?
    Plus vieux qu’un De Profundis
    Encore une Crucifixion pour les murs du Panthéon
    Encore une Crucifixion pour la Mémoire
    Et encore une pour la route
    Paris vaut bien quelques balafres
    Translater en Haute Couture
    Seul le Barbare Romanisé comprend vraiment Rome
    Ménageons Londres et Berlin ô tempétueuse Moscou qui t’abats sur la Haute-Savoie
    Laisse-nous donc porter quelques couleurs Slaves sans pulvériser le gravat
    Dans chaque Capitale qui sait rendre hommage
    Aux vrais esprits libres de ce Monde
    Je dépose mes Offrandes et mes Manuscrits au milieu des paysages
    La Griffe tissée avec quelque saint esprit
    Benjoin Encens et Lavandes
    Nous rasons les Murs de saint étienne du Mont à la Recherche de quelques Parfumns
    Le Carnet pour maintenir Molloy en vie lui qui hume
    La pierre à la Recherche de quelque vitale fragrance
    Anna me regarda de Saint-Pétersbourg avec ce regard si perçant
    Dans quel chapitre veux-tu donc me mettre
    Ou la Poésie me permettre
    Je me dis ma Foi voici donc le génie russe et slave incarné
    La jeune linguiste en quelques heures comprit
    Que mon seul véritable souci
    Que tout ce qui m’importe dans cette vie
    Est de finir un jour un Livre
    De faire converger tous les Fragments
    Le Monde disait Mallarmé est fait
    Pour finir en Livre
    L’oeuvre l’oeuvre l’oeuvre, construire
    Tu es pressé d’écrire disais-tu René
    Pressé de produire contre la littérature surannée
    Revisiter Goethe et Blake
    Pour tutoyer mes Aînés
    Architecte d’une invisible géométrie
    La jeune linguiste me fit comprendre et admettre en quelques heures
    Ce que j’aurais mis toute une vie à comprendre
    Voilà ce que je cherche moi votre Voyageur
    Comprendre de quoi est faite ma Substance
    Faire de vos Archives une Poésie
    Je n’ai jamais vraiment eu ni camp ni idéologies
    Seule mon Humanité me préoccupe
    Trouver quelque authenticité humaine,
    Dans tes baisers Alitza,
    La Vistule enlace telle une sirène
    La Vistule et le Danube les Soupirs de la Fée ou de quelque Reine
    Je ne cherche que Matière et Substance pour mon Alchimie absconse
    Je veux entendre résonner à mes oreilles
    Les voix de Berlin Londres et Dublin
    Protéiformes je ne suis que ce j’écris
    Et je cracherai encore demain sur les soleils noirs de l’oubli
    Ecrire ou Mourir : telle est la Sentence du Ciel
    J’arrache ainsi au Monde le Matériau
    Pour produire dans mon Antre
    Entouré de 200 ans de Messes Noires
    Forger ainsi pour la poésie pure les purs Déboires
    Je renvoie ainsi dans chaque phrase
    A pas aveugles de par l’Europe
    la verbale et la nominale s’allongent
    Le fragment commence et se prolonge
    Jamais je ne finis de Proposition ni d’Assertion
    Prédiquer est déjà une atteinte à la Liberté du Monde
    Si tu comprenais ce que j’écrivais lecteur niais
    Tu irais te réfugier pour éviter tous ces Fleuves d’humaine sauvagerie
    J’ai le verbe tantôt dionysiaque tantôt mélancolique
    Quelques litanies sataniques
    Quelques palimpsestes romantiques
    Quelques effacements obliques
    Quelques psalmodies mélancoliques
    Quelques planches théologiques
    Je tire je tire sur un matériau jusqu’au délire et jusqu’à l’ivresse
    La transe que le prêtre tanse
    Ne vois-tu donc pas pâlir les Surréalistes
    Desnos himself revenir
    C’est ainsi que la poésie de l’absence
    Le Verbe de la Présence
    Accepte le Monde mais avec Abnégation

    Rémanences Under Influence.
    MZ, in « Allègres Métamorphoses »,
    2015-2025