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  • Poème 8. L’Allusion et la Collusion.

    A double ellipse, l’allusion et la collusion
    Le regard oblique flotte et mort à la rime
    Où viennent s’abstraire ces illusions
    Quelques épaves de corps échoués
    Où phrase qui diverge sur ces asphaltes
    J’ai pourtant jeté quelques crachats
    Sur une maison de l’ontologie et de l’être
    Et pourtant reviennent dans ces méandres
    Le langage tant maudit
    Qui hardi le jour où je l’affronte
    Et la nuit où il revient me hanter
    Car le démon négateur aime la dialectique
    Autant que le Seigneur la Sagesse
    Qui fonde l’esprit salvateur
    Mais je disais un jour je reviens
    Parmi ceux que j’ai dit miens
    Ces vieux esprits temples des anciens
    Et double et triples languages où je me tiens
    Je me réfugie derechef
    dans une incertaine sonorité maudite
    mais telle est peut-être
    Cette destinée des interstices de mon être
    Je me souviens encore de tel bloc hanté
    De tel délire ma folie déchaînée
    La viande d’un dîner que nous avons partagé
    Et une autre parole jetée dans l’obscurité de l’ailleurs

    Rémanences Under Influence

    MZ, in « Allègres Métamorphoses »,

    2015-2025

  • Litanies, Galanteries et Blasons : le Culte d’Eros

    Mélange de beauté altière et pénétrante, ô douce flamme
    Elégance qui égaie tendrement mes yeux et mon âme
    Refaisons derechef le tour de ton Corps et de ses Paysages
    Immense océan dont je ne cerne guère tous les rivages
    Epris d’élan et d’azur où je me perds, permets à mes mots de s’extraire
    Mer où je voudrais plonger pour me sauver de l’existence amère.

    Chimère aphrodisiaque qui hante mon esprit, curieuse étreinte,
    Halo que ton visage créée comme le visage d’une sainte,
    Aimant qui subjugue mon regard et mon être par une tendre astreinte,
    Irrigue donc mon coeur d’amour, ô divine absinthe,
    Montre donc à mon âme la chaleur de ton enceinte…!
    Aamoureusement je psalmodie tant de litanies obscures,
    Engageant mon être entier dans une curieuse torture.

    Lumière étincelante qui envoûte mon être,
    Enlaçant mon coeur par ta voix et ta douceur,
    Y créant les germes du désir dans toute sa candeur,
    Lame enivrante qui par le bercement de la voix perce toute forteresse,
    A aimons-nous de nouveau et fusionnons dans nos érotique ivresses !

    L‘appel de l’amour se fait sentir,
    Evoûte-moi pour faire mon âme fleurir,
    Y plantant les graines de l’éros et du plaisir,
    L ignes d’horizon, rayons et faisceaux des ébats à venir,
    Alanguissant je te regarde comme une belle Muse en devenir.

    Lions nos coeurs et nos corps comme nos langoureux soupirs,
    Enchantons nos existences et faisons la Passion advenir,
    Y trouverons-nous peut-être la paix de l’âme et le Souverain Bien,
    Leyla déesse Aphrodite passagère de mon Destin,
    Ambroisie qui transforme le Corps en savoureux festin !

    MZ, in « Allègres Métamorphoses »

  • Poème 7. Les Murs La Fusion La Chair.

    Veux-tu Ami.e
    Cet hiver haletant
    Par ces bras si tendres à Varsovie
    Ces tendres bras comme un infini diadème
    Où la Nuit coule comme un manteau amène
    Où le Danube la Vistule congruent la Seine
    A flots Varsovie et Moscou nous ont marqué à vie
    Les Murs La Fusion La Chair
    Ainsi est née des Tatouages la Diplomatie
    -From Vauxhall once and for all
    Never Complain Never Explain
    Ménageons et Londres et Moscou –
    Chaque vers une balafre que j’assène
    Dans ma Chair les Pulsions de la Seine
    Chaque vers est une crucifixion de plus
    Nous ne connaissons ni Ascension ni Rédemption
    La Pulsion La Litanie
    La Passion La Boussole
    Lorsque l’abîme vient et te fixe
    Lorsque dans l’abîme tu frissonnes
    Lorsque de siècles lointains te parviennent
    Les voix et les prophéties hugoliennes
    Lorsque le Verbe s’abat sur ton Corps
    Lorsque la Nuit sans remords
    Vient te commander
    A mort la Littérature à mort les écrivain.e.s
    Demeure l’Humanité infinie souveraine
    Comme le Châtiment de Dieu
    Homme qui arpente le Domaine de ton Seigneur
    Le Verbe vient récompenser
    Le Verbe pour compenser
    La Déréliction
    et payer ton irrémédiable Malédiction
    Nous errons le Coeur nu et en bandoulière
    Les mains qui ont inscrits sur notre peau
    Les Signes et les Sigles indélébiles
    Dans une encre qu’Elles seules peuvent voir
    Nous offrons ainsi
    Passagers qui traversent à toute allure
    Les grimoires leurs usages et à fleur de peau les enluminures
    Nous déposons nos Manuscrits et nos Libations
    Eternal Dreamer as they call Us in Oxford
    Nous confions tantôt to Nathalie or to Youlia
    Le soin de conserver aux quatre coins de l’Europe
    Les Traces de notre Esprit
    Nous qui voulons vivre Inconnu aux Orbites vides
    Le dos et la poitrine décorés
    Vers le Ciel tourné Homme d’Ovide
    Nous sommes la Spiritualité de la Modernité et ses Défenseurs
    Gardiens de Paris, Londres, Dublin et Prague
    D’un côté notre Amoure pour la Troisième Rome et les Slaves
    Et de quelques autres le Paradigme irlandais
    Et l’Ombre de Berlin
    Nous sommes Vieux et c’est ainsi que nous sommes Arabes et Européens
    La République Mondiale des Lettres n’admet ni Frontières ni Idéologies
    La Passion La Boussole
    Vient la Nuit vient le Matin
    Je n’ai de Religion que les Yeux de la Femme avec qui je me réveillerai demain
    Je n’ai de Religion que mes Litanies et mes Psalmodies
    A la Mosquée à la Synagogue à la Cathédrale je m’agenouille hérétique je prie
    Et je rédige moi-même Palimpsestes et Manuscrits
    L’Homme qui viendra me dicter ma Foi n’est pas prêt de naître
    Paris m’a fait Poète et bien d’autre choses
    Dites-moi ce que la France et Paris ont d’autre que Nous ?
    Qui sauvera la Littérature européenne et tiendra le Rang
    Noblesse oblige – histoires d’Aristocrates
    Qui s’adressera à Goethe, Eliot et Hugo ?
    Plus vieux qu’un De Profundis
    Encore une Crucifixion pour les murs du Panthéon
    Encore une Crucifixion pour la Mémoire
    Et encore une pour la route
    Paris vaut bien quelques balafres
    Translater en Haute Couture
    Seul le Barbare Romanisé comprend vraiment Rome
    Ménageons Londres et Berlin ô tempétueuse Moscou qui t’abats sur la Haute-Savoie
    Laisse-nous donc porter quelques couleurs Slaves sans pulvériser le gravat
    Dans chaque Capitale qui sait rendre hommage
    Aux vrais esprits libres de ce Monde
    Je dépose mes Offrandes et mes Manuscrits au milieu des paysages
    La Griffe tissée avec quelque saint esprit
    Benjoin Encens et Lavandes
    Nous rasons les Murs de saint étienne du Mont à la Recherche de quelques Parfumns
    Le Carnet pour maintenir Molloy en vie lui qui hume
    La pierre à la Recherche de quelque vitale fragrance
    Anna me regarda de Saint-Pétersbourg avec ce regard si perçant
    Dans quel chapitre veux-tu donc me mettre
    Ou la Poésie me permettre
    Je me dis ma Foi voici donc le génie russe et slave incarné
    La jeune linguiste en quelques heures comprit
    Que mon seul véritable souci
    Que tout ce qui m’importe dans cette vie
    Est de finir un jour un Livre
    De faire converger tous les Fragments
    Le Monde disait Mallarmé est fait
    Pour finir en Livre
    L’oeuvre l’oeuvre l’oeuvre, construire
    Tu es pressé d’écrire disais-tu René
    Pressé de produire contre la littérature surannée
    Revisiter Goethe et Blake
    Pour tutoyer mes Aînés
    Architecte d’une invisible géométrie
    La jeune linguiste me fit comprendre et admettre en quelques heures
    Ce que j’aurais mis toute une vie à comprendre
    Voilà ce que je cherche moi votre Voyageur
    Comprendre de quoi est faite ma Substance
    Faire de vos Archives une Poésie
    Je n’ai jamais vraiment eu ni camp ni idéologies
    Seule mon Humanité me préoccupe
    Trouver quelque authenticité humaine,
    Dans tes baisers Alitza,
    La Vistule enlace telle une sirène
    La Vistule et le Danube les Soupirs de la Fée ou de quelque Reine
    Je ne cherche que Matière et Substance pour mon Alchimie absconse
    Je veux entendre résonner à mes oreilles
    Les voix de Berlin Londres et Dublin
    Protéiformes je ne suis que ce j’écris
    Et je cracherai encore demain sur les soleils noirs de l’oubli
    Ecrire ou Mourir : telle est la Sentence du Ciel
    J’arrache ainsi au Monde le Matériau
    Pour produire dans mon Antre
    Entouré de 200 ans de Messes Noires
    Forger ainsi pour la poésie pure les purs Déboires
    Je renvoie ainsi dans chaque phrase
    A pas aveugles de par l’Europe
    la verbale et la nominale s’allongent
    Le fragment commence et se prolonge
    Jamais je ne finis de Proposition ni d’Assertion
    Prédiquer est déjà une atteinte à la Liberté du Monde
    Si tu comprenais ce que j’écrivais lecteur niais
    Tu irais te réfugier pour éviter tous ces Fleuves d’humaine sauvagerie
    J’ai le verbe tantôt dionysiaque tantôt mélancolique
    Quelques litanies sataniques
    Quelques palimpsestes romantiques
    Quelques effacements obliques
    Quelques psalmodies mélancoliques
    Quelques planches théologiques
    Je tire je tire sur un matériau jusqu’au délire et jusqu’à l’ivresse
    La transe que le prêtre tanse
    Ne vois-tu donc pas pâlir les Surréalistes
    Desnos himself revenir
    C’est ainsi que la poésie de l’absence
    Le Verbe de la Présence
    Accepte le Monde mais avec Abnégation

    Rémanences Under Influence.
    MZ, in « Allègres Métamorphoses »,
    2015-2025


  • Poème 6. Un Hiver à Varsovie.

    Seigneur comme l’être se dissipe
    Je vois encore, tendres matins le soleil se lever sur Varsovie
    Quelques rayons dessiner le contours de nos Corps
    Et dans l’infini de nos baisers devant moi un somptueux décor
    Vivre l’ineffable à l’orée du sens
    curieux cadeau du Sort
    Où toutes les considérations deviennent incolores
    Conatus Elan Vital et Transports
    Car les Mots déchus perdaient leur sens
    Lorsque dans l’étreinte amoureuse fusionnaient nos sens
    Ta nudité m’habitait comme une plume sanguinaire
    Dormir entre tes bras, Alitza,
    l’infini dans l’éphémère
    Il y avait dans ton Corps – allègres diadèmes
    Mille et une sensations qui dans mon âme essaiment
    Ton amour m’ornant tel Chapelet christique
    Je découvris dans l’érotisme le vrai chemin mystique
    L’infini qui m’entourait, tel le murmure des forêts de Varsovie
    S’emparait de mon être, ô divine symphonie
    Coule donc en moi
    Coule et redonne à ce corps Foi
    Coule Vistule des Sens confondus
    Tu fus une céleste grâce éperdue
    Nos ébats et nos étreintes étaient de véritables prières
    Hors de l’érotisme point de salut;
    Eros divinité de tous les mystères
    Car si demain mon souffle
    A jamais nourri du tien
    Informait les phrases d’une quelconque signification
    Je me retirerai encore du langage des Hommes
    Pour ne parler que le langage de ton Corps.

    Bribes et Fragments Amoureux –  » Un hiver à Varsovie « .
    Varsovie, janvier-février 2018
    M.Z in « Allègres Métamorphoses »
    2015-2025

  • Poème 5. The Past and a Symphony in the Night.

    For Mary E. A.

    To what I was
    to all the dreams that made me survive
    and tell me there how can I know I’m still alive
    To some eyes where I found
    when I was feeling the taste of the ground
    moments fugaces, quelque souffle et quelque répit

    The World seen through the eyes of Insanity
    Human, too Human, prisoner of Me Humanity
    Would I be allowed, Lord, to pray in Dis-harmony
    Put daggers in Me heart – wandering soul
    Who am I talking to, who am I trying to fool
    The Silence at Me door
    Some Pierced Books on the floor
    no exception made for the Holy
    Will the Past be an Eternal Night of Agony
    I wanted to be, God, part of some Symphony
    Would I be able to Pray – and for who, and for whom
    And what do I want to build,
    a Temple to save my Humanity,
    shall I say ?
    If the Gods and my Spirit allow me, If I may

    M.Z
    in « Allègres Métamorphoses »,

    2015-2025

  • Poème 4. On dit que. Le Séraphin agnostique.

    Le Séraphin agnostique
    Jure par tous ses parchemins obliques
    Palimpsestes maléfiques
    N’avoir jamais vu de sauveur suprême
    Que pourrais-je donc offrir à ma Mère comme diadème
    Moi qui ne croit pas au sauveur suprême
    Quand viennent les lourdes nuits
    ô mon âme quelles seront nos auberges
    Veux-tu donc, Ami.e, avec moi nager
    Eaux troubles les abysses explorer
    Et si l’on allait demander à quelque Séraphin,
    fonctionnaire du Ciel, si Dieu existe ?
    Il répondrait sans doute, triant quelques dossiers,
    ennuyé par notre question,
    En bon bureaucrate : passez au bureau suivant,
    je suis trop occupé.
    To stupid questions, stupid answers

    MZ

  • Préface générale au Recueil.

    Julien Sazadaly, Ecole Normale Supérieure de Paris
    — Et la Passion la Boussole

    Imaginez un instant : une civilisation, un homme, une foule.
    Une foule indifférenciée, mortelle, perpétuellement propagée dans les boyaux des villes remplies de béguins assassins, de fureurs contrariées, de jalousies meurtrissantes.
    Un homme à la passion galopante, aux excès innocents comme le feu, au désir qui est comme un lyrisme déçu, à la nostalgie qui porte les cicatrices de l’Histoire.

    Enfin, une civilisation, un chaos, un destin, un passé, un futur, ses morts, ses cimetières, ses déceptions, ses génocides, ses temples, ses dévots, ses apostats et enfin, ses dieux. C’est ainsi que naît ce Recueil, exquis syncrétisme de tous les sentiments d’un seul Homme, dont la puissance est la Passion – et la Passion, la Boussole.

    Un Homme dont le moteur est l’âme qui souffre d’aimer, une machine destinée à prendre la vie et à comprendre la mort. En somme, un homme dont l’énergie stellaire est la tonalité du monde, à laquelle il s’accroche, de laquelle il se nourrit, et qui constitue sa meilleure amie, sa confidente précieuse, sa nourricière généreuse, et son bourreau lorsqu’il sombre dans l’amertume. Un homme complet, dont la pensée mène à tous les avatars de tous les seigneurs, de tous les génies qui surgissent des cieux pour donner la terre.

    Ces génies qui, parfois, répondant aux questions de l’existence humaine, en nous tendant de leur Nirvana les mains les plus secourables de l’univers, nous apportent secours et détermination par l’intermédiaire de sa voix et son vers.

    Comment survivre aux déceptions ? Comment aimer à travers la violence de sa propre vie ? Comment bâtir le monde, partant de la poussière des sables du désert ? Comment pardonner aux traîtres perpétuels et aux traîtres amis ? Comment songer aux ombres de la nostalgie sans mourir sous le glaive des temps passés ? Des réponses que Mounir fournit, peu à peu, à travers les pérégrinations sensuelles, profondes, exaltées, que porte sa vigueur, à travers une plume délicate comme le ciel nu du désert.

    Julien

  • Poème 3. Mouvante pensée

    A mon ami Kamal Tijane et à mon ami Raphaël Hirst

    Une mouvante pensée qui par elle-même se rebiffe
    Vers quel chemin la Négation nous mènera
    Avachi comme ces Mots que rien ne sauvera
    Plus vieux que l’Humanité par quoi elle tiendra
    Gouffres et Abysses
    sous-sols que tu abhorres et que pourtant
    tu visiteras si je t’en donne le temps
    Ma croix et mes nocturnes supplices
    Dasein jeté-là comme une Idée tombée d’un Trône
    Paroles du Silence
    Écriture de l’Absence
    Ondes, retraits, reflets
    Symphonies en Arborescence
    Curieuses litanies, fervents blasphèmes
    Moi qui ai connu presque tous les anathèmes
    Chaque Nuit je prie sans mot croire de ce que je dis
    Mon Corps fait de babil et d’effroi
    Invoque chaque jour quelque Présence
    Face à l’Univers qui se tient coi
    Je me souviens encore de ton Corps autour de Moi
    Et dont j’ai longuement fait le deuil
    Habitué de l’Abîme le Seuil
    Pourquoi Seigneur
    N’entends-tu pas nos larmes nos pleurs
    tes Cheveux sont le seul Diadème
    Qui me permettait d’inspirer quelque souffle vital
    au milieu des anathèmes et des gravats
    Et de faire de mes sculptures cet élan germinal
    Moi qui suis cette âme errante
    C’est bien la naissance du verbe qui me tourmente
    Le Négateur me connaît autant que le Seigneur
    Il y avait les lèvres d’Ala et celles de Micol
    Cendres de ma Mémoire
    Je navigue dans une onde prophétique
    Matin midi et soir
    L’onde des romantiques est mauvaise à boire
    Peut-être mes atomes sont-ils ceux des mystiques
    Je retournerai peut-être un jour à Varsovie
    Revivre ma Mélancolie
    Voir si dans ces Rues dont j’ai oublié le nom
    Pour oublier ton Visage
    Je retrouverai un cheveu l’odeur de ta chair
    Dans les Murs de l’École Normale
    Je ne retrouve que quelques fragments de ma Peau jetés là
    Par des putes aux langues de vipère
    Vous avez mérité les crachats et les imprécations
    L’Imprécation et l’incantation comme Style
    Un dictionnaire entier pour rendre compte
    De l’Humaine putasserie
    La perversion et les vilenies
    Céline et Aragon avaient raison d’insulter,
    mais ils se trompaient toujours de cibles
    L’imprécation L’incantation La litanie
    comme résistance aux langues de vipère
    Ces sangsues négations de la vie
    Nos petites littéraires
    Croient qu’elles aiment le génie d’Apollinaire
    Voudrais-tu peut-être que le Verbe soit safe valide et conforme
    Aux puritanismes des sionistes des féministes des islamistes
    Voilà pourquoi la Pensée se veut flux et reflux
    Lorsque nous voulons entamer d’authentiques litanies
    Invoquer les Forces de l’esprit
    Pour nos esprits malades d’anomie
    Nous invoquons les transes
    Pour mettre parfois la Raison à distance
    Et laisser à l’Esprit un Magistère


  • Poème 2. La métaphysique prophétique

    La métaphysique prophétique

    Je m’en allais Seigneur par-delà les hordes et les clameurs
    Jetant un regard sceptique, sombre et pourfendeur
    Sur la perversion du monde
    Et je me demande encore
    Qui sont les Esprits qui jugeront notre époque
    Et je demandais encore
    Où puiser ces intuitions profondes
    Qui me protégeront de la boue la fange
    Lors que j’entends résonner les bruits et les rumeurs
    On ne raisonne guère les hommes dans leurs fureurs
    La Nuit et le Brouillard
    Percés quelques fois
    Par une métaphysique antique
    Celle d’autrefois
    Lorsque les hommes s’interrogent parfois
    En passant devant nos palimpsestes
    Sur leur humanité et ce qu’il en reste
    C’est ainsi que j’entends chanter parfois les foules
    Nous voulons la pulsion certaine
    Je voudrais faire de mon intuition souveraine
    La charpente axiomatique de mes antiennes
    Cette métaphysique des intuitions
    Sans avoir ni pureté ni abnégation
    Devant tant de mystères
    Je reste sceptique devant l’altérité de mes mots
    Le vice et la perversion est ce qui vous oblitère
    L’humanité est toujours à renouveler
    Et rien de ce qui est humain ne m’est étranger
    Pour goûter à défaut d’entendre mes viscères
    Peut-être est-ce un tatouage romantique
    Qui a infusé en métaphysique prophétique

    MZ
    In « Allègres Métamorphoses »
    Recueil de Poésie – Et la Passion la Boussole
    Bordeaux-Casablanca-Paris
    2015-2025

  • Poème 1 : Adresse aux Lecteurs. To the Happy Few

    تسألوني عن جوابْ   
    إن الجوابَ هو الطريقُ ولا طريقَ سوى التلاشي في الضبابْ 
    هل مَسَّكَ ( العَطَّارُ ) بالأشعار ؟ قلنا . قال : خاطبني وغابْ
    في بطن وادي العشق . هل وقف ( المعرِّيْ) عند وادي المعرفةْ ؟
    قلنا . فقال : طريقُهُ عَبَثٌ . سألنا : وابن سينا .. هل أجابَ
    عن السؤال وهل رآكَ ؟ أنا أرَى بالقلب لا بالفلسفةْ
    هل أنت صوفيُّ إذاً ؟
    أنا هدهدٌ . أنا لا أريد 
    وغاب في أشواق       

    Mahmoud Darwich

    ///
    To the Happy Few. Adresse et harangue.

    Lecteur, Lectrice

    Sache être attentif
    à l’être des interstices
    Moi qui ai vu des abîmes et des précipices
    Je ne t’offre guère
    la littérature du commerce et de l’étagère
    Voici une sombre et lumineuse Alchimie
    faite de pensées tentaculaires

    De Fragments, de Constellations, de Correspondances
    de curieux linéaments qu’empruntent les Mots en leurs Arborescences

    Poésie fière et altière
    Car dans mon domaine
    Je suis commandeur et nomothète
    Peut-être plus arpenteur que poète

    Tu trouveras dans cet Antre
    Les Fragments d’une subjectivité fractale
    Et les palimpsestes de vieux Prophètes
    Où tu apercevras l’Humanité pleine et entière
    Du Symbolisme et du Surréalisme l’héritière
    Engeance du Romantisme, de Mallarmé et Apollinaire

    Je t’offre ainsi une Philosophie de l’être et de l’existence 
    Par ces curieux linéaments, Fragments en coalescence

    Aime-moi – ou sinon je te maudis
    Toi qui t’en vas par ce chemin où la Noirceur abonde 
    Toi qui devras apprendre
    à écouter les murmures des Roses de mon Coeur dans ton Monde
    Moi qui t’offre de ma subjectivité fractale la quintessence
    Lyrisme et Contre-Lyrisme
    Quelques Symbolisme 
    dans la Nuit noire du Néolibéralisme.

    Mounir Zakriti
    in « Allègres Métamorphoses »
    Recueil de Poésie — Et la Passion la Boussole
    Paris-Casablanca-Bordeaux
    2015-2025