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*** Si tant est l’humaine condition
Il nous arrivait parfois de marcher sur les bords de la Seine
Après quelques lectures lucifériennes
Je dirais si la dimension humaine de mes paroles,
Devait un jour résister à l’analyse,
Il en faudra de la science pour briser l’échine de nos violences,
Et peut-être qu’il y aura encore homme sur terre,
Ce jour-là… Lorsque les gouffres auront déjà emmagasiné,
Tout ce qui a pu faire de moi un homme.
Je n’en doute point !
Je garderai tes stigmates,
Comme si sous l’arbre de la science,
Il y avait encore lueur
Dans les sous-sols où les ouvriers ont voulu briser des machines
J’entendais encore le bruit de nos pas
A commencer par les tiens
[Comme si nous étions des hommes normaux
– j’avais oublié de prendre ma Cilice]
Il est des époques où les ombres quittent les tours qu’elles habitent,
Pour s’abattre sur la Seine tels de furieux démons,
Sans que le Christ ne vienne prononcer de Saintes-Paroles
Toute la laborieuse profusion des sons que j’entends murmurer,
Quelques reflets sur l’eau me font revoir l’image des gouffres,
Que je n’ai jamais oublié et qui ne me quitteront jamais jusqu’à ce que je les rejoigne comme un homme,
J’avais donc surpris à me contempler, un visage aux orbites vides,
Il pensait sans doute me terroriser, 2
Il sortait de l’Oasis, sous quelques haies à demi-coupées,
Tu te souviendras, Père, lorsque tu me tenais la main,
Que je te parlais des visages diaboliques que je voyais la nuit à ma fenêtre,
[…]
Je n’ai pas compris qu’il m’invitait à toucher son visage,
Afin d’enfoncer mes doigts dans ses orbites vides.
J’entendis de nouveau ton râle. 2
Sans aucun doute… Était-ce bien le tien ?
Il nous arrivait parfois, innocemment, de marcher sur les bords de la Seine ;
Il est des époques où l’ombre rejoint la silhouette…
Il est des époques où les hommes redeviennent ce qu’ils sont.
J’entendis parfois l’Histoire s’accélérer…
Et comme si je redevenais le centre de l’Univers.
Je voyais des sons se promener,
J’entendais encore des voix affirmer la primauté de l’être sur le néant,
Mais si, devant quelque Janus Bifrons, je devais m’incliner une dernière fois,
Je choisirai quelque monument avec dessus u2ne cape,
[On dirait presque un manteau]
J’entendrai encore les bruits de la Chair du Monde,
Mais j’écrirai encore, quelques fragments abandonnés,
Seras-tu pour moi Ghar 7ira2…
Il nous arrivait parfois, innocemment, disais-je, de marcher sur les bords de la Seine ;
Il est des époques, Amis, où l’ombre rejoint la silhouette…
Il est des époques où les hommes redeviennent ce qu’ils sont…
Comme si notre – et pas leur – sale guerre devait un jour disparaîtra…
Tu te souviendras, H****, ô Salaud devant l’Eternel,
Ce jour-là devant la Cité Universitaire,
Où j’entendis pour la première fois le mot de notre Guerre…
Il pleuvait des Hallebardes,
J’entendis parfois l’Histoire s’accé2lérer…2
Et de ma fenêtre, comme si je redevenais le centre de l’Univers.
Je voyais des sons se promener,
J’entendais encore des voix affirmer la primauté de l’être sur le néant,
Et comme si tout le pouvoir du monde devait abolir le Souci,
Tu me demanderas encore ce qui a fait de moi l’homme que je ne suis pas » ///////// (…).
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