Poème 16 ou environ. Page 42.

Paris, 2015. Une Nuit, l’amour, l’amitié, la passion, la folie.

J’ai connu l’Amitié : Amine Boucheghel. J’ai connu l’amour : Imane, Mary, Neige, Alicja. L’Humanité est capable du meilleur comme du pire; malheureusement l’écrivain dissident ou hérétique ou subversif est amené à voir « le côté obscur » des pulsions humaines….

Te souviendras-tu de nos  premiers regards

mon âme errante 

mon esprit vagabond et hagard

tendres ébats 

la douceur de l’Oklahoma

Au détour d’un couloir à la porte d’une cafétéria

Où mon être chancelant apparaissait

Rasant parfois la violence des murs

Mon âme diluée dans l’espace moribond disparaissait

je parcourais des fois les couloirs du Cloître

Mon âme assoiffée d’amour te paraissait-elle 

dans son ancienne naïve pureté 

avide de tes tendresses de ta sensualité

 tu étais finesse et jovialité 

Je me souviens

juvénile visage

ce sourire innocent et sage

bienveillance christique

Jesus of Oklahoma
Christ des interstices 

la déréliction et l’errance comme modes d’existence

quelques instants suspendre les violences

Un être tremblotant trouvant refuge entre tes bras

C’était ma foi 

les grandes âmes de l’Oklahoma 

shelter for me soul sweet Mary

rêver ensemble quelques nuits

      ces tourments que connaissent les âmes égarées

Arms wide open, I was standing alone
Wandering soul in a sempiternal alley

While Me-Mind lives in a faraway Valley

On the wrong side of heaven

Je trouvai la paix entre tes bras

Douce ceinture

véritable refuge

Divine messagère de l’humanité

 un havre pour croire en la paix

souvenirs et lucidités mortifères

Ce fut notre spiritualité et nos véritables prières

Garde donc de moi quelque solide réminiscence !

Que mon âme vive dans la tienne, 

une éternelle coalescence !

Je m’écriais ainsi, aux dernières lueurs matinales, regardant aux persiennes,

Les Antiquités de mon âme, risibles ambitions napoléoniennes

le soleil se levait sur le Panthéon

quelques présciences

je t’offris ainsi une part de mon essence

***

MZ, in « Allègres Métamorphoses ».

La République Mondiale des Lettres.


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