Poème liminaire. Allègres Métamorphoses.

La Passion La Boussole

Le Surréalisme et la Folie en héritages

Le langage des esprit par-delà les âges

J’ai convoqué d’anciens mouvements 

Je parle de ce que je vois poindre à l’horizon
L’intuition rectrice

Ma métaphysique prophétique
Un écrivain ne peut jamais être ni safe ni valide

Débarrassons-nous des paroles vides des tribus

J’écris contre le langage de la perversion

Car cela appelle les jugements de l’air du temps

Hors mon écriture est surréaliste car las de la Raison 

J’essaie ainsi le temps d’une phrase

De congédier ces catégories de mon entendement 

Suspendre tous les jugements

Pour penser l’Ailleurs, l’Ailleurs et l’Autre de l’espace et du temps 

C’est en ce sens que mon Surréalisme est forcément et en même temps 

Réactionnaire revisitant de vieux recoins de l’écriture 

Et Libertaire ne reconnaissant aucune autorité en cette matière

Si ce n’est celle de l’Esthétique de la Beauté 

Allez comprendre n’est-ce pas ? 

Suis-je de gauche ou de droite dans ce manuscrit ? 

Et demandez-vous qui est exactement celui qui écrit ?

Ce ne sont pas là les catégories de l’Esthétique et du Beau 

En dehors de ma plume, je suis ce Rationaliste aux idées libérales 

Mais lorsque j’écris c’est autre chose que je convoque 

Je suis cette éternité que l’on évoque 

Une altérité qui s’ouvre à laquelle j’assiste 

Autant qu’un Autre un observateur 

Mon écriture est politique et pour qu’elle soit vraie 

Il faut qu’elle se déploie par son énergie propre 

Ici et là parfois surgissent 

Encore et derechef

Ces intuitions rectrices

Puisant dans le fond de mon être


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