Étiquette : romantism

  • Mounir&Joelle Zakriti (in my loneliness and darkness). Early Poetry, Paris-Prague, 2017, in « Bosom of Change or the Mirthful Becoming », 200p. Washington DC Property.

    To Prague and Vienna. Langage et Culte d’Eros
    pourquoi les mots quand Jana il y a tes Yeux.
    Vivides souvenirs et rémanences.
    Pour Jana Třísková et pour Prague.

    On dit que le monde n’est pas rose
    Quelques salauds de technocrates ont rendu la vie morose
    Paris et Casablanca à la fois
    Partout exilé où trouver refuge
    Jana je fuyais tes yeux ô force centrifuge
    Un monde par le Capital et la froideur dominé
    Tes yeux, ô déesse slave, le monde illuminaient
    Tes yeux Jana céleste symphonie
    Couleur, odeur, disharmonie
    Tu transformes le Monde par d’allègres métamorphoses
    Transformations permanentes et anamorphoses
    Dans tes yeux Jana je voudrais me noyer
    Tu es de la Civilisation Slave la Quintessence
    Tes yeux Jana un jaillissement qui de la vie l’essence
    Dans tes yeux Jana me noyer
    Par tes yeux Jana une âme foudroyée
    La rage d’Isidor, élégante insolence
    Tu es Jana de Prague la Substance
    Ton visage habite l’avenue de Clichy tel un esprit
    Dans tes yeux Jana l’incarnation de la Vie
    Jana tes beaux yeux dans lesquels je me noie
    Je te regarde, éperdu d’amour, d’angoisse et d’effroi
    Tu m’offres un prénom et un nouveau visage
    Prague, Casablanca, Paris et Moscou à la fois
    Je suis partout et me revoilà
    Porc, porc, porcelaine, je dégouline d’angoisse et pourtant
    Je suis fragile et l’enjambement ne m’abuse
    Accablante tu, tue la forme, un Je risible
    Chronique d’une vies de déchéances et de dérélictions
    Jana tes yeux ma Salvation
    Ton sourire et le contact de ta peau la Rédemption
    Jana dans tes yeux je me noie
    Je te parle avec babil et effroi
    Le monologue intérieur et la diffluence
    Transi de passion et d’élans dans un monde d’indifférence
    Tout cela s’enfonce et s’engonce
    La tentation, nuisible risible désir à fuir
    Nubile désir infini les meubles et les objets
    Je voudrais parcourir avec toi montagnes et forêts
    Je vis le Monde comme un gouffre où le Moi disparaît
    Tout est hostile à mon corps infini
    Je ne suis pas le Styx pour te demander mille fois
    Écoute-moi encore et ensuite on verra
    Je fuis ton regard qui m’ensorcelle et me torture
    Tu es une Voie vers la Vie et la plein aventure
    Jana dans tes yeux je me noie
    Je serai brillant comme Aristide et concis
    Pourquoi les mots quand Jana il y a tes yeux
    Feux follets, des rayons si lumineux
    Parfois je me mets position fœtale
    Un Visage tu es à la fois cruelle et fatale
    A toute vitesse à toute allure et tout se suspend
    Jana dans tes yeux mon regard se morfond et s’étend
    Les nénuphars flottant sur l’étang
    Muse je suis pour tes beaux yeux supplicant
    Tu es la déesse et moi le païen
    Le Réel autour de toi disparaît, que dire mais enfin
    C’est la surface du texte, de l’Être et des étants
    Ton Visage injecte dans mon langage un vital élan
    Le monde chante par lui-même Jana m’entends-tu
    La phrase et le verbe par ton pouvoir jaillissent
    Multiples correspondances que Jana tu crées
    Je ne suis rien d’autre qu’un dactylographe
    Tape tape et les mots ne feront pas consensus
    Les mots sont inutiles sinon pour chanter la Beauté
    Tu rends pourtant tout langage futile
    A quoi bon le langage quand Jana il y a tes yeux
    Le Temps et l’Espace hier sont morts
    Tu me jetas Jana un cruel sort
    Dans tout Paris je m’en vais fredonner
    Litanies au Doyen Lucifer et à la Vierge Marie
    J’abandonne les Déesses-Françaises pour tes yeux Jana
    Dans ce monde hideux et hostile je demeure
    Avec quelques amis imaginaires dans tes yeux Jana je meurs
    Toutes les formules et les multiples assonances
    Il est vain de parler de tes yeux mon Styx
    Lorelaï aux yeux bleus couleur de ptyx
    D’où te vient sobre Jana toute cette sorcellerie

    Je suis le païen seras-tu la déesse
    Envoûté ou possédé dirait-on presque habilité
    seras-tu ma maîtresse dis Jana emmène-moi vers Prague et Vienna
    Allons vagabonder à Berlin et Iéna
    A défaut de baisers à défaut de déesses
    Je m’en vais, Place de Clichy, cerné par ma détresse.

    Mounir Alone Zakriti, Paris Ivy League
    Place de Clichy, Paris, 2017- Lettre d’amour à Jana T.
    in « Bosom of Change or the Mirthful Becoming ».
    2015-2026
    La République Mondiale des Lettres
    E Pluribus Unum_De Oppresso Liber